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dimanche 14 septembre 2008

Un week-end sans télé (n'est pas un week-end perdu)

Photo papale Comme si la semaine n'avait pas été assez difficile coté boulot et coté coeur, voilà que je ne peux même pas procurer du temps de cerveau disponible tranquillement devant la télé. Même s'il n'y a guère de programme qui me faisait envie (elle est bien souvent éteinte en ce moment, sauf bien sûr pour Koh Lanta (coupdechaud) ), je laisse toujours au moins une chaine infos en bruit de fond pendant quelques heures autour du petit déj'.

Là, y'a pas moyen. Avec la visite people papale, on voit des hommes en robe en permanence sur les écrans. Certes, c'est la visite du dirigeant d'un (petit) pays très influent. Certes c'est le guide spirituel d'une bonne partie de l'Humanité et de la population de notre pays. Mais ce voyage n'a-t-il pas une raison religieuse, et non pas politique ? Il est insupportable de voir les télévisions tomber à genoux (toutes chaînes confondues, TF1, France 2, LCP/Public Sénat, BFF, iTélé, TMC, et j'en passe probablement), diffuser en temps réel toutes les manifestations et messes, avec moult commentaires dithyrambiques émerveillés. Il est insupportable de voir nos dirigeants politiques et élus dans la même posture, tous en quête de béatitude.

Le pays et la population sont en manque de repères ? Peut-être est-ce parce qu'au plus haut niveau de l'Etat, on s'emploie activement à tout casser, y compris les gardes-fou qui assurent l'équité, l'équilibre des forces, l'espoir dans le futur. J'espère juste que la religion ne va pas devenir un refuge. Je vous invite au passage à lire sur le sujet le billet d'Yves sur la dangerosité du concept de laïcité positive.

Quant à moi, du coup, j'aurais utilisé intelligemment une partie de mon week-end. J'ai un besoin urgent de faire de la place dans mes placards : la dernière fois que mes parents sont passés à Montpellier, ils m'ont amené des cartons de cours que je n'avais jamais trié. Des cours qui ont plus de 10 ans, et d'un intérêt très inégal. J'ai toujours repoussé le moment d'attaquer ce gros volume de papiers. Je n'aime pas jeter ce genre de choses : il y a forcément des informations qui me seront nécessaires un jour ou l'autre. C'est un concept qui me tient très à coeur : il n'y a pas d'information inutile, et je répugne à me séparer de certains vieux dossiers. Je ferais un bon gars des ex-Renseignements Généraux. Et puis j'avais une autre bonne raison d'éviter remuer la poussière : cela me fait aussi remuer plein de vieux souvenirs que je préfèrerais laisser enfouis, surtout en cette période où je suis pas très en forme psychologiquement. L'époque n'est pas pour moi à l'introspection.

J'ai quand même retrouvé des choses intéressantes. Mes notes d'un voyage d'étude dans le Lake District, très très belle région d'Angleterre, à la frontière de l'Ecosse, et où je meure d'envie de retourner. Des graffiti réalisés dans le coin des pages de cours. Des jeux idiots, faits avec mes voisins de table pendant les cours barbants. Des tas de petits mots insérés par mes amis dans les feuillets de notes, ou entre deux chapitres. C'est assez plutôt amusant de ressortir ce genre de choses, je pense que je vais en numériser quelques-uns pour donner un peu la honte à leurs auteurs :-p .

Après quelques heures de pause week-end, je me rends bien compte que mes vacances-marathon en famille, aussi agréables qu'elles furent, ne m'ont pas permis de déconnecter. Et comme je suis sous pression au boulot, dans des tâches qui ne sont pas intéressantes, je n'ai aucune motivation. Cette phase de préparatifs de rentrée se présente tous les ans, je sais que ça dure 6 à 8 semaines intenses et que c'est impossible à éviter, que c'est en dehors de cette période que le travail est intéressant. Néanmoins, il m'est tous les jours un peu plus dur de me motiver à aller bosser. Je n'ai aucun problème pour me lever et aller au sport. Mais le moment où il faut que je m'arrête pour me doucher, préparer et aller au taf est source de stress et d'angoisse.

C'est plus qu'évident, j'ai besoin de changer d'air. Mais ce n'est pas prévu au programme avant un bon moment.


(c) photo : by Julien - original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

lundi 25 août 2008

Nouvelle rentrée

Rentrée des classes Bon sang, c'est terrible. J'ai repris le boulot ce matin et j'ai déjà envie de repartir en vacances.

J'ai repris le bon vieux rythme : lever à 06h45, une heure de muscu sport à la salle (ouch, ça fait mal de s'arrêter 3 semaines), une douche, on attrape le bus, on se précipite au boulot. Des étudiants m'attendaient déjà à mon arrivée à 08h45 :-/ . Ça commençait bien.

La matinée a été consacrée aux urgences habituelles de rentrée : mots de passe oubliés, machines défunctées pendant les vacances, remplacement d'ordinateurs portables volés ou passés sous les roues d'un bus, bouts de réseau tombé en rade, arrivée de nouveaux utilisateurs, virus ("J'ai reçu un mail d'UPS avec une pièce-jointe, et quand j'ai ouvert la pièce-jointe, bah mon ordi a planté.", "Vous attendiez un colis d'UPS ?", "Non" (restercalme) ). La routine. Mais comme une partie de l'équipe n'est pas encore revenue de congés, on a pas mal couru.

Mes serveurs tournaient encore, malgré deux coupures de courant brutales, la journée n'est donc pas si catastrophique que ça. Par contre, j'ai fait un rapide inventaire de l'état de mon parc informatique (je gère directement environ 150 machines, une toute petite portion du parc général), ce n'est pas joli joli, la semaine va coûter cher en petit matériel (rolleyes) .

Le gros des troupes étudiantes commence à débarquer en milieu de semaine prochaine, je serais donc dans les temps. Haaaaa vivement la livraison des nouveaux choupinous 2008 (love) ...




(c) photo : Julie70 : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

lundi 18 août 2008

Retour de vacances (en vrac)

Vue TGV C'est le billet qui est en vrac, pas moi. Quoi que... Je reviens de 15 jours de tournée familiale de vacances : parents, grands-parents, soeur, frère, neveux... Je n'ai oublié personne, mais j'ai passé 27h30 dans les gares et trains et ai parcouru 2467km. Très bien pour mon bilan carbone, beaucoup moins pour mes finances...

Le train n'est vraiment pas très abordable, et les prix continuent à grimper régulièrement : qu'on ne vienne pas me dire que le prix des billets de TGV est indexé sur celui de pétrole ? Dans tous les cas, les objectifs de remplissage de la SNCF sont probablement bien atteints. On est en période de pointe, ce n'est pas surprenant, mais dans mon premier train ce matin, il ne restait plus qu'une petite poignée de places assises, et pas mal de personnes étaient coincées dans les espaces inter-wagons. Dans le TGV du début d'après-midi, rebelote, c'était tellement blindé que je n'ai même pas pu atteindre ma place réservée. Qui devait probablement être squattée, de toute façon (needkill2) . Bravo donc la SNCF : vous avez probablement bien optimisé le remplissage. Mais au mépris du confort des voyageurs : il est impossible de se déplacer dans un train bondé, même pour se dégourdir les jambes ou pour aller aux toilettes (en même temps, faut être motivé et avoir le coeur bien accroché pour aller dans les toilettes des trains : rien que d'y penser ça me coupe toute envie).

L'avantage de tout ce monde et de toute cette promiscuité est évident. Cette fois, pas de vendeur ambulant beau comme un demi-dieu ni de fille qui voulait mon numéro (beurk). Néanmoins, j'ai passé une partie du trajets face à face avec un très bel espagnol (qui ne parlait malheureusement pas français) dont le jean faisait une bosse complètement indécente un peu en dessous de la ceinture. Beaucoup plus intéressant à regarder que le paysage. Vu que c'était permanent, cela ne pouvait pas être une érection (ils sont chauds les espagnols mais quand même pas pendant trois heures). Le paquet (je ne parle pas du sac à dos du mec, suivez un peu) semblait complètement à l'étroit et hurlait pour être libéré de cette étranglement par constriction. Je me serais bien proposé pour lui faire du bouche à bouche (quoi que, j'ai une petite bouche, je sais pas si ça aurait été possible).

Bref. Il me reste encore 6 jours de vacances avant de reprendre le 25 et préparer la rentrée de mes étudiants. Juste de quoi m'occuper de moi, reprendre des forces, récupérer mon sommeil en retard et passer du temps avec mon homme. S'il n'est pas trop occupé (rolleyes) .

Je suis encore en vacances mais l'atmosphère générale a déjà un petit goût de rentrée et d'automne. Le temps que j'ai eu dans les Alpes du Sud avait cette même saveur de fin de saison, et je retrouve un peu ça ici. Les soirées sont maintenant très courtes, fraiches. Ça sent septembre.




(c) photo : Ciloé : original (licence : CC-By).

lundi 25 février 2008

En vrac (I'm back)

Rain in the City Après 15 jours de boulot intensif, me revoilà. Pfiou la période a été rude, les vacances des étudiants sont les bienvenues pour me permettre de lever un peu le pied. J'avais sous le coude plusieurs gros dossiers qui attendaient sagement depuis septembre, mais là il fallait vraiment que cela avance.

Samedi matin, j'avais aussi un partiel pour mes cours du soir (si si, mes cours du soir ont lieu le matin, parfois :-/ ). J'avais pris trois jours pour réviser, car en dehors des heures de cours, je n'avais pas bûché. Et il y avait du boulot, oulà... Vu comme ça a marché, j'aurais mieux fait d'aller me balader au soleil plutôt que de rester enfermé chez moi à réviser l'Algorithme de Kruskal et autres délicieusetés mathématiques. Evidemment, dimanche j'étais libéré de l'examen, mais il faisait un temps de m... (evil) .

Mon mari étant en vacances (je l'ai renvoyé un peu chez mes beaux-parents, j'avais besoin de concentration, et ça me fait un peu de vacances aussi 8-) ), j'ai pu profiter de quelques journées en célibataire pour vivre à mon propre rythme, et surtout sans télé. J'ai rattrapé une grosse partie de mon retard de lecture : les généreux donateurs pour mon anniversaire m'ont offert une douzaine de BD, et j'ai parfois complété un peu les séries (j'aime bien me faire des cadeaux d'anniversaire aussi) : Le magasin général, très belle fresque d'un petite village canadien pendant l'entre-deux guerres (j'en reparlerai bientôt je pense), Golden City, le désormais très classique mais excellent Lanfeust de Troy et les tomes pas encore lus du Death Note. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant bouquiné, ça fait un bien fou.

Coté dossiers informatiques, une mise à jour importante a été faite sur un logiciel auquel je contribue pour la traduction. Pour atteindre le 100% converti en français, j'ai traduit 400 ou 450 nouvelles chaînes de texte, mais elles ne seront prises en compte que dans la prochaine release (le logiciel est encore en version beta, et il y a une release par semaine pour corriger les bugs). Cela fait à peu près un an et demi que je contribue pour ce programme, et l'éditeur avait récupéré une vieille version de la traduction pour partir de quelque chose : on n'est pas parti de rien. Sauf que cette traduction initiale est très imparfaite (il manque beaucoup de caractères accentués, la syntaxe n'est pas en français correct, certaines traductions sont vraiment très littérales), et a été faite probablement par plusieurs personnes (il y a pas mal d'incohérences : pour traduire la même chose, des expressions différentes sont parfois utilisées). Il y a donc beaucoup de termes et de textes à ajuster, mais ça me fait réviser l'anglais :-)

Enfin, histoire de bien surcharger définitivement mon planning, je me suis lancé dans un projet qui me permettrait de réaliser l'une de mes résolutions pour cette année 2008... J'en reparlerai probablement, mais pas avant 6 ou 8 mois.

Donc : vivement les vacances. Le hic, c'est qu'elles ne sont pas pour tout de suite. Je vais prendre mon jeudi et mon vendredi (pour la 1ère fois depuis septembre, je n'aurais pas cours ce samedi matin, je vais donc en profiter pour rester un peu plus sous la couette et faire le marché des Arceaux, avant d'attaquer le 2ème semestre de cours le samedi suivant), mais rien de plus n'est prévu avant plusieurs mois...




Photo : (c) Julien : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

vendredi 28 décembre 2007

Marathon de fin d'année : première étape terminée

FatBoy Dans la course vers la fin d'année, j'arrive déjà à la fin de la première étape : Noël. Ouf, finies les agapes familiales (j'ai bien pris un demi-kilo, c'est exceptionnel), je rentre à Montpellier demain samedi. Comme toujours, j'ai été dire au-revoir à mes grands-parents maternels, avant d'aller faire un tour dans mon village natal. C'est étonnant de voir à quel point, ici, les choses sont figées, changent peu, ou si lentement. Les mêmes gens aux mêmes endroits, les mêmes lieux immuables.

Le circuit est à peu près le même, je suis les quelques rues que je fréquentais adolescent, et toujours, en un rituel que je perpétue, je reviens à la maison de mes parents en passant par ce Château qui fut il y a quelques siècles la capitale de la France.

Le temps brumeux et la lumière rase m'ont rendu nostalgique, le départ de ma soeur (ainsi que son homme et leur si beau bébé) m'a presque fait pleurer. Je n'ai pas très envie de quitter mes parents aussi tôt (c'est rare, j'en ai souvent marre au bout de 3 ou 4 jours habituellement...), mon séjour s'est déroulé trop vite. Heureusement, Doudou m'attend à Montpellier. Et le basculement vers la nouvelle année effacera ce spleen.

Je pars de Tours vers 9h30, arrivée à Montpellier prévue vers 16h30 si tout se passe bien. Tous les ans, mon retour coïncide avec des problèmes météo : en dehors de l'an passé, depuis presque 10 ans, tous les 29 ou 30 décembre ont été perturbés par des incidents climatiques. Une année, de la neige (avec un conducteur de train, au départ de Tours, qui était coincé chez lui, et qu'il a fallu attendre). Une année, la tempête et de nombreuses lignes de train coupées. Une année, du verglas, avec un train de départ qui a été annulé. Et ainsi de suite. J'attends toujours mon départ avec une certaine appréhension. Je suis plus tranquille dans les mains de la SNCF qu'en voiture, mais il y a souvent des impondérables qui rendent mes voyages épiques. Largement de quoi alimenter une tripotée de billets.

Que m'arrivera-t-il demain ?






Photo : (c) GiLaRio F : original (licence : CC-By).

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