Accueil | Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 30 décembre 2008

Fallait pas mater le vigile de la gare de Lyon

Réchauffez ce pauvre CRS ! Me voici de retour après les pérégrinations familiales de Noël. Ouf... Je reviens chargé de cadeaux et victuailles en tout genre, et notamment une demi-tonne de fromages du Massif Central, où habite ma frangine.

Le trajet de retour s'est bien passé, mais ça a failli mal tourner à Lyon Part-Dieu. Je n'ai jamais les yeux dans ma poche, et pendant les 90 minutes d'attente entre mes deux trains, mon regard a pas mal balayé les passants dans le hall de la gare. Sans forcément mater systématiquement, d'ailleurs : j'aime bien regarder les gens, aussi bien mecs que filles, pour essayer de deviner qui ils sont, ce qu'ils font, où ils vont, etc. Jusqu'à ce que mon regard croise celui d'un p'tit mec plutôt charmant, qui me retourne mon regard, direct droit dans les yeux. Je découvre trop tard qu'il s'agit en fait d'un agent de sécurité (CRS, police ou autre... Je ne me suis pas attardé sur l'uniforme), accompagné de deux militaires... Oups.

Ça n'a pas loupé. Il se dirige droit vers moi : "Bonjour monsieur, contrôle d'identité, vous avez vos papiers et votre billet de train ?". Et merde.

Sans faire le malin (je suis un garçon docile), je les lui tends. Il entame la conversation : "Monsieur, nous sommes en plan Vigipirate, votre train ne part pas tout de suite : est-ce que vous seriez prêt à vous soumettre à une fouille de vos bagages avec un chien, pour détecter des explosifs ou des stupéfiants ?".

Là je sens que ça part en couille : je n'ai rien à me reprocher, mais je commence à flipper un peu. Rhâ, la pression de l'uniforme et la peur des flics : nous sommes bien conditionnés... Je ne réponds pas assez vite à son goût, essentiellement parce que la seule réponse qui me vient à l'esprit, c'est "Une fouille ? Mmmm, oui, mais uniquement si c'est toi qui le fait, chéri.". Pas très approprié, dans cette situation (coupdechaud) . Bref, il enchaîne : "Vous savez, si vous avez des choses à vous reprocher, genre votre consommation personnelle, il vaut mieux que vous me le disiez tout de suite, cela vous évitera des problèmes après."

C'est là que ça fait tilt dans mon esprit : il n'a pas l'intention de me fouiller, il veut juste me faire un peu flipper pour que je lui balance ma "conso personnelle". Oulà là ils sont fins psychologues nos pandores (rolleyes) . Je suis rassuré, je lui balance donc quelque chose du genre "A moins que la fourme d'Ambert ne soit un produit illicite, non, je n'ai rien." Il me regarde de travers (rhoooooo qu'il est mignon quand il n'est pas content (love) ) et me rend mes papiers : "C'est bon, vous pouvez y aller. Joyeuses fêtes."

Une jeune maman, qui attendait à coté de moi, m'a regardé en se marrant : "C'est vrai que vous avez une tête de terroriste, vous êtes terrifiant. En attendant, heureusement que c'est vous qu'ils sont venu voir : j'aurais eu plus de problèmes si cela avait été moi !!". Ha bah bravo la maman (bravo) !

Le reste du voyage s'est bien passé. Mais il faudra vraiment que je récapitule un jour toutes mes histoires liées à la SNCF, y'en aurait des tomes et des tomes.



PS : Si le beau papa brun très poilus et aux yeux sombres qui était en face de moi dans le TGV veut confier ses enfants pendant une petite heure à sa femme et venir me faire des bébés, il peut sans problème, il lui suffit de me contacter sur le formulaire idoine "Me contacter" (love) .



(c) photo : FELIX LE FE - original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

lundi 18 août 2008

Retour de vacances (en vrac)

Vue TGV C'est le billet qui est en vrac, pas moi. Quoi que... Je reviens de 15 jours de tournée familiale de vacances : parents, grands-parents, soeur, frère, neveux... Je n'ai oublié personne, mais j'ai passé 27h30 dans les gares et trains et ai parcouru 2467km. Très bien pour mon bilan carbone, beaucoup moins pour mes finances...

Le train n'est vraiment pas très abordable, et les prix continuent à grimper régulièrement : qu'on ne vienne pas me dire que le prix des billets de TGV est indexé sur celui de pétrole ? Dans tous les cas, les objectifs de remplissage de la SNCF sont probablement bien atteints. On est en période de pointe, ce n'est pas surprenant, mais dans mon premier train ce matin, il ne restait plus qu'une petite poignée de places assises, et pas mal de personnes étaient coincées dans les espaces inter-wagons. Dans le TGV du début d'après-midi, rebelote, c'était tellement blindé que je n'ai même pas pu atteindre ma place réservée. Qui devait probablement être squattée, de toute façon (needkill2) . Bravo donc la SNCF : vous avez probablement bien optimisé le remplissage. Mais au mépris du confort des voyageurs : il est impossible de se déplacer dans un train bondé, même pour se dégourdir les jambes ou pour aller aux toilettes (en même temps, faut être motivé et avoir le coeur bien accroché pour aller dans les toilettes des trains : rien que d'y penser ça me coupe toute envie).

L'avantage de tout ce monde et de toute cette promiscuité est évident. Cette fois, pas de vendeur ambulant beau comme un demi-dieu ni de fille qui voulait mon numéro (beurk). Néanmoins, j'ai passé une partie du trajets face à face avec un très bel espagnol (qui ne parlait malheureusement pas français) dont le jean faisait une bosse complètement indécente un peu en dessous de la ceinture. Beaucoup plus intéressant à regarder que le paysage. Vu que c'était permanent, cela ne pouvait pas être une érection (ils sont chauds les espagnols mais quand même pas pendant trois heures). Le paquet (je ne parle pas du sac à dos du mec, suivez un peu) semblait complètement à l'étroit et hurlait pour être libéré de cette étranglement par constriction. Je me serais bien proposé pour lui faire du bouche à bouche (quoi que, j'ai une petite bouche, je sais pas si ça aurait été possible).

Bref. Il me reste encore 6 jours de vacances avant de reprendre le 25 et préparer la rentrée de mes étudiants. Juste de quoi m'occuper de moi, reprendre des forces, récupérer mon sommeil en retard et passer du temps avec mon homme. S'il n'est pas trop occupé (rolleyes) .

Je suis encore en vacances mais l'atmosphère générale a déjà un petit goût de rentrée et d'automne. Le temps que j'ai eu dans les Alpes du Sud avait cette même saveur de fin de saison, et je retrouve un peu ça ici. Les soirées sont maintenant très courtes, fraiches. Ça sent septembre.




(c) photo : Ciloé : original (licence : CC-By).

dimanche 30 décembre 2007

Rien à signaler

Deux TGV Bheu finalement, il ne s'est rien passé hier, le trajet en train a été terriblement ennuyeux et prévisible. A peine trois minutes de retard à l'arrivée, c'est vraiment ridicule. Un aller-retour SNCF sans aucun imprévu ou incident, c'est complètement improbable. Je suis déçu déçu déçu.

Contrairement à l'aller, il n'y a pas eu de vente ambulante servie par un beau garçon membre de notre grande Famille (les échanges de regards et les grands sourires n'ont pas laissé l'ombre d'un doute. Si Doudou me lit, comme je le soupçonne, je vais me faire étriper :-D ).

Cependant il s'est produit quelque chose d'autre : je me suis fait draguer par une fille, ma voisine entre Bordeaux et Toulouse. Il est vrai que nous avons beaucoup sympathisé et discuté pendant le trajet, et que nous avions beaucoup de points communs, c'en était d'ailleurs assez rigolo. Mais de là à ce qu'elle me laisse son numéro de téléphone et me confie, avec un petit clin d'oeil, que c'était quelque chose qu'elle ne faisait jamais et qu'elle aimerait bien me revoir pour me faire visiter sa ville, ça m'a scotché. Je me suis retrouvé très con. Forcément, je ne lui avais pas donné certains détails à mon sujet (Salut, je m'appelle Hub, je suis homo, et toi c'est quoi ton prénom ?). Mais non, mauvaise pioche, j'aime la bite...

Bon je vous laisse, je vais aller regarder Le retour du Roi pour la énième fois. Mais toujours avec autant de plaisir, même si je connais la fin ;-) Ne faites pas (trop) d'abus demain, à l'année prochaine !





Photo : (c) claytron : original (licence : CC-ByCC-By-CA).

vendredi 28 décembre 2007

Marathon de fin d'année : première étape terminée

FatBoy Dans la course vers la fin d'année, j'arrive déjà à la fin de la première étape : Noël. Ouf, finies les agapes familiales (j'ai bien pris un demi-kilo, c'est exceptionnel), je rentre à Montpellier demain samedi. Comme toujours, j'ai été dire au-revoir à mes grands-parents maternels, avant d'aller faire un tour dans mon village natal. C'est étonnant de voir à quel point, ici, les choses sont figées, changent peu, ou si lentement. Les mêmes gens aux mêmes endroits, les mêmes lieux immuables.

Le circuit est à peu près le même, je suis les quelques rues que je fréquentais adolescent, et toujours, en un rituel que je perpétue, je reviens à la maison de mes parents en passant par ce Château qui fut il y a quelques siècles la capitale de la France.

Le temps brumeux et la lumière rase m'ont rendu nostalgique, le départ de ma soeur (ainsi que son homme et leur si beau bébé) m'a presque fait pleurer. Je n'ai pas très envie de quitter mes parents aussi tôt (c'est rare, j'en ai souvent marre au bout de 3 ou 4 jours habituellement...), mon séjour s'est déroulé trop vite. Heureusement, Doudou m'attend à Montpellier. Et le basculement vers la nouvelle année effacera ce spleen.

Je pars de Tours vers 9h30, arrivée à Montpellier prévue vers 16h30 si tout se passe bien. Tous les ans, mon retour coïncide avec des problèmes météo : en dehors de l'an passé, depuis presque 10 ans, tous les 29 ou 30 décembre ont été perturbés par des incidents climatiques. Une année, de la neige (avec un conducteur de train, au départ de Tours, qui était coincé chez lui, et qu'il a fallu attendre). Une année, la tempête et de nombreuses lignes de train coupées. Une année, du verglas, avec un train de départ qui a été annulé. Et ainsi de suite. J'attends toujours mon départ avec une certaine appréhension. Je suis plus tranquille dans les mains de la SNCF qu'en voiture, mais il y a souvent des impondérables qui rendent mes voyages épiques. Largement de quoi alimenter une tripotée de billets.

Que m'arrivera-t-il demain ?






Photo : (c) GiLaRio F : original (licence : CC-By).