Accueil | Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 8 décembre 2008

Arrêt sur Images, les médias autrement

Logo Arrêt sur Images Il y a des sites importants. En ces temps de crise des médias, il est bon de pouvoir compter sur des lectures fiables et (relativement) indépendantes.

Arrêt sur Images, pour ceux qui ont passé les 15 dernières années sur une autre planète, c'était une émission de France 5 qui avait un coté poil-à-gratter dérangeant. En plus de dénoncer les manipulations des médias (volontaires ou parfois juste par laxisme), l'émission analysait et décryptait le fonctionnement des télés, journaux et autres.

Seulement, à force de gratouiller là où ça dérange, on fini par s'attirer des ennuis, et la direction de France 5 a donc décidé en 2007 d'arrêter l'émission. Celle-ci est revenu sous forme d'un site mi-site de news, mi-web-TV, mais requiert un abonnement modique (30€) pour accéder à tout le contenu du site (une partie du site est accessible sans payer).

Je me suis abonné en Janvier, en tout premier lieu parce qu'en tant qu'ancien spectateur de l'émission, je voulais soutenir le lancement du site, et marquer mon attachement aux concepts et principes que l'équipe d'Arrêt sur Images défend. Pendant plusieurs mois, je n'ai guère été sur le site. Pas le temps d'aller chercher les infos, le site n'était pas parfait, le RSS fonctionnait mal. Bref, je n'étais pas très emballé. Mais tous ces petits défauts de jeunesse ont été corrigés, le contenu est riche et intéressant, le RSS marche bien, bref, je ne regrette pas mon abonnement et il n'y a pas beaucoup de jours où je ne vais pas faire un tour sur leur site.

Vient l'heure de renouveler ou non l'adhésion au site. Oui ou non ? Pour moi, la question ne se pose même pas. J'ai largement dépassé les incertitudes des premiers mois, où je n'étais pas convaincu : je vais reprendre l'abonnement. Non plus pour un soutien de forme, mais bel et bien parce que le site propose une information alternative importante. C'est une émission indispensable à la salubrité politico-médiatique, un peu comme le Canard Enchaîné.

Vous n'êtes pas abonné ? Je vous invite à un petit abonnement de 6 mois, juste pour tester. Vous ne pourrez bientôt plus vous en passer ! Si vous êtes déjà abonné et que vous avez apprécié le service, vous savez ce qu'il vous reste à faire ;-) .

Edit 10/12 : oups, le site est là.




Ce billet n'est pas sponsorisé (comme toujours ici) !

lundi 10 novembre 2008

Enregistrer légalement les émissions de la TNT sur PC... sans récepteur TNT !

Logo WizzGo J'ai découvert un service génial qui permet d'enregistrer les émissions diffusées sur la TNT, une sorte de magnétoscope en ligne qui stocke les fichiers sur son PC. C'est complètement légal et ça marche très bien. Et il n'est même pas nécessaire d'avoir un récepteur TNT, puisque tout se fait via un service en ligne : WizzGo.

Je ne suis pas un gros consommateur de télé, mais je rage toujours de louper des émissions que je sais être diffusées prochainement. Le soir, j'éteins souvent la télé avant de regarder le programme, je rate donc souvent des choses :-D . Autre cas : la plupart des blogs de personnalités politiques que je suis annoncent à l'avance les dates et heures des interviews de mes chouchous, je peux donc paramétrer les enregistrements depuis mon PC sans me casser la tête.

Le principe de fonctionnement est le suivant : vous téléchargez et installez un petit logiciel (iWizz) dans lequel vous pouvez faire des recherches sur les programmes (mot clé, catégorie...). Vous sélectionnez les émissions qui vous intéressent (avant qu'elles ne commencent, sinon, c'est râpé) et WizzGo se charge de les enregistrer pour vous. 1 à 2 heures après la fin de l'enregistrement, le logiciel récupère le fichier vidéo et le stocke sur votre disque dur. Il est donc chez vous, librement consultable à tout moment.

Les fichiers rapatriés sont au format MP4, donc une norme très répandue et universelle, qui peut être lue par exemple avec l'excellentissime logiciel VLC et plein de périphériques. Comme je le disais plus haut, ce service en ligne est légal : il se base sur le principe du droit à la copie privée (comme pour le magnétoscope classique). La diffusion des fichiers vidéo est donc interdite, ils sont uniquement réservés à un usage personnel. De toute façon, un marqueur avec des informations permettant de vous retrouver est inclus dans le fichier. Ça doit être craquable, bien sûr, mais ce serait idiot de le faire, ce service est vraiment pratique et il vaudrait mieux éviter de le voir fermer à cause de procès.

Les limitations sont assez peu nombreuses, mais il y en a quelques unes. Il est par exemple impossible d'enregistrer les chaînes du groupe M6 : le groupe a gagné un procès contre WizzGo et lui interdit de proposer M6 et W9 (pour ne pas avoir de concurrence sur son service M6 Replay, actu ici). Bon, de toute façon, qui regarde M6 ??? (coupdechaud) . La seconde limitation, c'est qu'il existe un quota de téléchargement (ce serait trop facile sinon), le système est un peu compliqué, mais en gros, on a le droit de télécharger l'équivalent de 15h de vidéo par mois (le détail ici).

Un système est vraiment sympa, très pratique et légal : que demande le peuple ?



Edit du 12/11/08, 19:00 : Bon, après ce billet très explicite de Maître Eolas, il semble que le service proposé par Wizzgo n'ait pas un avenir trop assuré. Après M6 et W9 en août, le Groupe France Télévisions vient d'obtenir l'interdiction pour Wizzgo de diffuser les enregistrements de ses chaînes. Ne vous précipitez pas sur le logiciel, donc...

Edit du 26/11/08 : voir aussi l'épisode 2 et l'épisode 3 de ce dossier.

samedi 5 juillet 2008

Grand travers

Koh Lanta 8 Ha ha ha je vous ai bien eu, non, je ne vais pas parler de cette fameuse plage entre Palavas et La Grande Motte, réputée pour ce qu'il s'y passe la nuit.

Nan, je vais vous parler d'un de mes grands travers (comme l'indique le titre du billet). De la même façon que de grands amateurs de musique ne peuvent pas s'empêcher de regarder la Nouvelle Star et de la même façon que des gastronomes avertis craquent de temps en temps sur un Big Mac, il m'arrive de succomber aux sirènes télévisuelles les plus basiques. Car j'avoue, à ma plus grande honte : je suis fan-accro de Koh-Lanta, LE jeu de télé-réalité de l'été de TF1.

En temps normal, je ne suis pas très accro à la télé (quand mon mari n'est pas là, c'est plutôt un bouquin qui occupe mes soirées), et encore moins aficionado de TF1, mais ce jeu[1] arrive à me scotcher et à me fidéliser d'une manière déconcertante (le produit est fait pour ça, on est bien d'accord).

Je connais bien sur les défauts de ce genre de jeu : c'est extrèmement scénarisé, on nous montre que les images que la production veut (de préférence, les plus trash dès que c'est possible) sous le jour qu'elle veut. L'isolement et la fatigue exacerbent les émotions et les caractères, du coup les candidats pètent très facilement les plombs. Les échanges sont donc parfois vigoureux, et les pires traits de notre espèce sont particulièrement bien mis en valeur.

Même s'ils sont plus encadrés qu'on ne veut bien nous le montrer, les candidats m'étonnent et parfois m'impressionnent. Pas que physiquement, psychologiquement aussi. Certains, par la négative : tout gentil au début, ils deviennent les pires caractères en cours de diffusion. D'autres positivement : des candidats ont réussi à rester droits et réglo tout au long de leur participation, malgré le contexte qui fait tout pour que ça n'arrive pas...

Je ne peux m'empêcher de trouver épatant qu'il reste des gens suffisamment maso pour se porter candidat à cette émission, alors que cela fait des années qu'elle existe. Je blague souvent avec un copain de BTS Info, qui est dans le même trip Koh Lanta (c'est un peu à cause de lui si je suis accro, on s'est mutuellement entrainé il y a quelques années), en disant que nous allons nous inscrire. Mais je sais que je ne tiendrais pas longtemps à la place de ces cinglés. Je nage comme un fer à repasser, j'attrape la moindre chtouille qui passe à 10 km à la ronde, j'ai besoin de dormir 12h par nuit et si je ne mange pas comme il faut plus de deux jours de suite, je perdrais mes derniers kilos qui ne sont ni de la flotte ni de l'os. Donc oui, j'ai une certaine admiration pour les candidats.

Il y a bien un autre facteur qui me pousse à regarder cette émission. Mais je le nierais devant mon mari (rolleyes)... Il n'est pas si fréquent de voir à la télé des mecs qui passent leur journée en boxer sur des plages. Y'a pas à dire, il y a souvent du beau monde. J'ai d'ailleurs mon préféré cette année : le ch'ti, tout de muscles et de poils, me conviendrait parfaitement. Bheu oui, je mate : je pourrais pas reluquer les sportifs des JO car j'ai décidé de les boycotter. Faut bien compenser :-p

Notes

[1] Si vous venez de passer les 10 dernières années naufragé sur une île déserte, et que vous ne connaissez pas le jeu, le concept est simple et vous semblera familier, quoi que masochiste : 16 gugusses se sont portés volontaires pour être naufragés au milieu de nulle part. Ils sont séparés en deux équipes et doivent se débrouiller pour survivre. Ils peuvent, à l'occasion de jeux de confort contre l'équipe adverse, gagner de quoi améliorer leur quotidien. Une fois tous les trois jours a lieu le jeu d'immunité : l'équipe qui le perd doit éliminer l'un de ses membres. Au terme des 40 jours de jeu et de quelques péripéties, il ne reste plus qu'un candidat, qui empoche un gros chèque.

mardi 22 avril 2008

Fin de série

Les 4400 Le week-end ayant été particulièrement moche, c'était une occasion inespéré de faire un ultime week-end couette avant l'arrivée de l'été (aujourd'hui). Du coup, j'ai regardé les 5 ultimes épisodes des 4400.

Attention, je vais spoiler un peu, donc si vous êtes fan de la série et que vous n'avez pas vu l'épisode 4/11, revenez un peu plus tard :-)

L'antépénultième épisode ("Combattre le destin", "Ghost in the Machine") m'a beaucoup amusé. Pour simplifier, dans la série, le patron de la plus grande boite informatique mondiale (Drew Imroth, président d'Ubient Software) serait l'un des grands méchants, un des "marqués", envoyé du futur pour éviter que les 4400 et les Positifs ne changent le monde.

Le fleuron d'Ubient, son système d'exploitation Enzyme, est présent partout, des serveurs aux PC en passant par les téléphones. Or, ce système d'exploitation avait été acheté une poignée de dollars à son auteur, Warren Trask, et Drew Imroth en a largement tiré des bénéfices : alors que Trask vivote, Imroth est devenu milliardaire. D'où une certaine amertume de Trask...

Ce dernier, après avoir pris de la promicine, a développé un don particulier : il a généré un virus informatique qui se répand à toute vitesse sur les réseaux, et qui a pour but d'attaquer Enzyme. L'attaque est fulgurante et réussie, les réseaux tombent, les serveurs flanchent, les PC et les téléphones ne fonctionnent plus. Les archives sont rendues inaccessibles, et tous les documents sont perdus. Une apocalypse informatique, qui touche le monde entier, et qui manque de peu de réduire Ubient à néant.

Toute allusion à des personnes existantes est purement voulue :-) En excluant bien sûr le dernier paragraphe purement science-fiction, remplacez Drew Imroth par Bill Gates, Warren Trask par Tim Paterson, et Enzyme par QDos, l'ancêtre de MSDos, et vous comprendrez que les scénaristes des 4400 ne sont pas allé chercher très loin cette partie de la série ! Seraient-ils libristes :-D ?

En tout cas, cela m'a beaucoup amusé de voir cette allusion très franche à l'histoire de l'informatique. La description de la pagaille qui règnerait en cas de diffusion d'un virus destructeur ciblant les systèmes Windows est assez bien faite, beaucoup d'entreprises ou d'administrations seraient bloquées, et cela aurait des conséquences catastrophiques sur l'économie, déjà pas très bien en point en ce moment :-)

Pour en revenir aux 4400, je dois dire que je suis soulagé par la fin de cette 4ème saison, que je voyais mal engagée. Mais non, ils ont réussi à faire une fin de saison qui se tient. A priori, il n'y aura pas de 5ème saison, mais la fin de celle-là est très équilibrée. Il reste quelques petites interrogations mineures, mais on ne reste pas planté devant l'écran final avec un bouquet infernal de rebondissements qui font criser quand on sait qu'on a encore 1 an à attendre avant la suite...

lundi 17 mars 2008

Rêve héro(t)ique

Zachary QUINTO - 1 Je suis un gros dormeur, mais aussi un gros rêveur. Il m'arrive très fréquemment de me souvenir de mes rêves, souvent partiellement, mais parfois vraiment très nettement, au point d'avoir du mal parfois à reprendre pied dans la réalité. Il arrive que ces rêves soient réalistes ou sensés, mais la plupart du temps, c'est du grand n'importe quoi, les dialogues ou les situations sont complètement absurdes. C'est relativement normal, ça ne m'inquiète pas outre-mesure. C'est comme ce qui s'est passé cette nuit, où je me suis retrouvé bombardé personnage de la série Heroes...



La scène se passe dans la pièce principale d'un grand appartement. Je suis en train de préparer le petit-déjeuner, mais contrairement aux apparences, je suis en mission : mais mon vrai boulot, c'est flic. Grâce à mon don (hé oui tant qu'à faire, je me suis attribué un super-pouvoir), j'ai été désigné depuis plusieurs mois pour surveiller le terrifiant et souvent mortel Sylar, le méchant de service, en photo ci-contre.

Il faut dire que je ne crains pas grand chose : mon pouvoir, c'est d'inhiber celui des autres. Un pouvoir peu démonstratif et impressionnant, mais hautement pratique : je suis à l'abri de tout accident surnaturel vis à vis de Sylar. Certes, il pourrait tenter de me planter un couteau dans le dos, de me faire boire de la mort aux rats ou quoi que ce soit, non, non, Sylar est un garçon charmant, cultivé et bien élevé, quand on lui a retiré l'envie et la capacité de vous ouvrir le crâne comme une boite de conserve.

Je suis donc la nounou de Sylar, qui est emprisonné dans cette geôle dorée. Les fenêtres grandes ouvertes laissent entrer la fraicheur et la lumière d'un soleil estival, mais les barreaux rappellent que la liberté de mon pensionnaire est réduite. Je sais aussi qu'un bon nombre de mes collègues surveille les entrées de l'appartement et les rues alentours.

Je vaque à mes préparatifs quand Sylar entre dans la pièce, à moitié nu. Il sort de la douche, et ne porte qu'une serviette autour de la taille (d'où mon esprit a-t-il pu tirer cet image ???). Il s'assoit à sa place, et commence à se servir, tout en reprenant un de nos vieux sujet de conversation favori, démarré à nouveau le matin même : la relation interdépendante du pouvoir, de l'amour et du sexe.

Zachary QUINTO - 2 Cette conversation semble toute faite, comme si elle avait été répétée plusieurs fois, et c'est effectivement le cas. Il n'y a même pas vraiment de débat entre nous, car nous sommes globalement d'accord sur le fond : pouvoir(s), sexe et amour sont étroitement liés. Notre seule divergence concerne nos pouvoirs respectifs : il clame que l'ascendance de mon pouvoir sur lui peut générer chez nous un besoin sexuel impérieux ou des sentiments amoureux. En tant que flic, je ne peux que réfuter, et de toute façon, je ne peux pas me permettre de penser sortir ou coucher avec le Mal incarné, du moins quand il a toutes ses facultés. Néanmoins... Il semble que je me voile la face, et qu'il ne lise beaucoup mieux en moi que je n'en sois capable.

Profitant d'un moment d'inattention, il se rapproche furtivement de moi. Au moment où je me retourne et où nous nous faisons face, il se jette sur moi et m'enlace très tendrement, puis fini par m'embrasser. Bien sûr, je ne peux que répondre à sa demande, et lui rends la monnaie de sa pièce. Nous nous asseyons côte à côte sur un large canapé, tout en nous papouillant, embrassant et caressant. Cela dure un long moment, puis je me dévoue pour passer à la suite (faut bien qu'il y en ait un qui se décide). Après avoir embrassé son torse et longuement joué avec ses tétons, je glisse doucement vers son nombril puis descends encore, en même temps que je passe la main sous la serviette et vers la forme qui se dresse dessous.

PUIS CE *************** DE RÉVEIL A SONNÉ (needkill)



Conclusion numéro 1 : je vais éviter de raconter ce rêve à mon mari, sinon je vais me faire démonter la tête 8-) .

Conclusion numéro 2 : même si je n'ai pas regardé Heroes depuis l'été dernier, il semblerait que cette série-là m'ait particulièrement marqué. Zachary QUINTO n'y est probablement pas pour rien (rolleyes) .

Conclusion numéro 3 : et si ce rêve était induit par ma frustration d'avoir loupé le début de la 4ème saison des 4400 ? J'ai découvert hier soir dans mon programme télé favori que cette nouvelle saison était diffusée sur M6 le samedi soir, en fin de Trilogie. Je ne suis pas spécialement fan de cette chaîne, donc j'ai dû rater les bandes-annonce, mais je suis un peu vexé, quand même... La série partait avec un très bon concept de base, et la saison 3 tirait un peu en longueur, mais je comptais bien regarder la suite... Il va maintenant falloir ramer pour rattraper le retard.

Conclusion numéro 4 : il faut vraiment que j'arrête les séries télé.