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Mot-clé - Rentrée

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samedi 1 septembre 2007

1er Septembre 1997 - On the road again

Après avoir passé le cap des 30 ans, en février, je me suis surpris à regarder en arrière. 10 ans se sont écoulés depuis la fin de mon premier diplôme, un nombre rond symbolique, une excellente occasion pour ressortir mes notes et retracer quelques souvenirs de cette époque.

Ce matin-là, après deux jours d'activité de mise en carton intense, je m'apprêtais à prendre la route à nouveau. Un second déménagement en deux mois, vers une destination qui m'est complètement nouvelle : Annecy, ville réputée belle, agréable, mais aussi un peu altière et bourgeoise.

Je n'ai pas pu visiter une seule fois la ville avant, pas même pour chercher mon logement : mon père y avait été à ma place mi-août puisque je pouvais difficilement quitter ma tour de guet. La nuit précédente a donc été agitée, pleine de rêves étranges sur cette cité inconnue.

La route depuis la Touraine a été très longue, et pas forcément toujours très agréable. Nous étions en "convoi" avec mon père : il fallait bien deux voitures pleines à ras-bord pour promener mon bordel mes cartons. Tout s'est bien passé, sauf sur la première section de péage de la Haute-Savoie : pour la première fois, je me faisais arrêter par nos amis de la Police Nationale, à l'entrée d'une section à péage. Un brin inquiet, je me demandais quel était la raison de cet arrêt, d'autant qu'avec mon chargement, cela ne pouvait être pour un excès de vitesse :-D Les flics, très urbains, m'ont demandé ma destination et ce que j'allais y faire. Soit. D'un oeil très professionnel, ils avaient vu que mon père s'était arrêté quelques mètres devant, et vraisemblablement, n'avaient rien à me reprocher ; ils m'ont donc laissé partir après quelques très formels contrôles de routine. Il m'a néanmoins fallu un moment pour m'en remettre, c'est que je suis très émotif moi :-)

L'arrivée sur Annecy n'a pas été trop problématique (j'étais dans les quartiers au nord, à quelques minutes du centre-ville) mais le déchargement des voitures a été laborieux. L'accueil à la résidence a été charmant : nous n'étions pas stationnés depuis 15 secondes sur le parking qu'un vieux con honorable retraité nous incendiait en disant que le parking était réservé aux habitants de la résidence. Grumph. Moi ça m'a scotché, mais mon père a répliqué quelque chose de très corrosif (faut pas l'agacer, surtout après 8 ou 9 heures de route), et le vieux s'est confondu en excuses. Ma relation avec mes voisins prenait un départ très sympa.

Annecy coeur de ville Nous avons bien-sûr dépensé pas mal l'après-midi pour équiper un peu le petit appartement et pour avoir de quoi manger les premiers jours, on a donc fait le tour des boutiques de bricolage, de meubles et l'un des Carouf local. Mon père m'a aussi montré les différents chemins permettant d'aller à mon école en voiture. L'appartement était idéalement situé pour ça, mais il y avait dix bonnes minutes de route quand la circulation était fluide, et il ne fallait pas rater certaines sorties (que je n'ai pas manqué de rater la première fois, bien-sûr). Le soir, nous nous sommes invité réciproquement dans une crêperie du centre-ville (mon père avait déjà fait des repérages en Août...). Certes, ce n'est pas du tout de la cuisine locale, mais on s'est régalé quand même, le plus important est de se faire plaisir, non ?

Fracassés par la route, le déchargement des voitures et la course pour faire les courses, nous nous sommes couchés tôt, et endormis tout de suite. Le petit déjeuner nous a réservé une surprise : nous avions oublié d'acheter du sucre. Et bien je dois vous avouer que le miel au thym, dans le café, ça le fait pas (mais alors pas du tout). J'en ai encore des frissons. Eurk.

Après s'être assuré que tout était en ordre et que je n'avais plus besoin de rien, mon père a récupéré ses affaires et a repris la route en sens inverse. On était le 2 septembre, et après deux ans quasi-fusionnels avec mes collègues de BTS d'Ardèche, je me retrouvais seul, dans une ville que je ne connaissais pas, avec aucun contact sur place. La rentrée m'attendait quelques jours plus tard, et même si ce second BTS m'intéressait, pour la première fois, j'étais en proie au doute.

Pour chasser mes idées noires et me sortir un peu des cartons, je décidais d'aller vadrouiller en ville, à pied, comme j'aime bien le faire pour découvrir un nouveau lieu. Il me fallait de toute façon aller chez France Télécom pour ouvrir ma ligne téléphonique. Et il me fallait du sucre...






Photo : (c) sedoglia : original (licence : CC-By).

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