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Mot-clé - Remboursement

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lundi 1 septembre 2008

Discrédité

Pas de prêt en cours Je viens de voir sur le site internet de ma 2ème banque chérie que je n'avais "pas de prêt en cours". C'est un grand soulagement : me voilà enfin libéré de 7 ans de servitude (que j'ai un peu cherché).

En 2001, alors que je bossais depuis plus d'un an pour une association, à un poste que j'ai créé moi-même, je me suis retrouvé dans une impasse. Mon boulot était informatique (je développais des sites web), mais ma formation de base n'était pas du tout raccord. Je développais avec les connaissances que j'avais acquis par moi-même au fil des années, mais il me manquait quelques concepts que j'avais du mal à appréhender. Et l'association n'avait pas vraiment les moyens de me former (ni la volonté, pour quelques-uns des administrateurs). J'ai donc décidé de tout plaquer pour reprendre les études, un BTS informatique dans un cursus tout à fait classique (en lycée).

Ma future ex association avait accepté un montage un peu tordu, où j'effectuais l'équivalent d'un tiers temps sur forme de stage tout au long de l'année scolaire. Cela me permettait de gagner un peu ma croûte de manière plus intelligente que de faire des frittes à Mc Do', et les horaires étaient à ma guise (je bossais le samedi et le dimanche). L'association y trouvait son compte : j'assurais la transition avec mon remplaçant et je continuais à travailler sur des programmes que je maitrisais.

Cependant, un tiers de SMIC, ça ne nourrit pas son homme. J'ai donc été obligé de m'endetter en empruntant quelques sous au Crédit à bricoles Agricole. Ha, ils ne l'ont pas lâché comme ça, leur fric. J'ai crû ne jamais en finir des paperasses. Mon père à passé une engueulade monumentale à mon pauvre banquier qui demandait encore des papiers en complément. J'ai eu la honte de ma vie. Enfin, l'une des hontes de ma vie (je les collectionne). C'était d'autant plus pénible que mes parents se portaient garants, et à l'époque ils étaient tous deux fonctionnaires ; les risques étaient minimes si je ne remboursais pas.

Aujourd'hui a eu lieu l'ultime des 60 prélèvements du prêt, clôturant ainsi définitivement mes dettes vis à vis du Crédit Agricole. Mes finances s'en retrouvent dopées : voici 180€ mensuels supplémentaires qui ne vont pas être un luxe. Ce sera aussi un handicap de moins lorsque je voudrais prendre un nouveau crédit pour acheter un appart. Quoi que... Avec mes maigroulets 1600€ mensuels, je ne vous dis pas quelles possibilités immobilières ça me donne sur Montpellier. Pas grand chose de terrible. Allez les prix, on s'effondre un peu plus vite, là. Et comme mon mari ne cherche pas spécialement de travail, on n'est pas près d'acheter quelque chose tous les deux :'( .

Il va falloir que je trouve 10 minutes dans les prochains jours pour aller faire un truc jouissif : clôturer mon compte au Crédit Agricole. Ils m'ont fait tellement de misères pendant ces 7 années, à commencer par des tas de frais quelque peu abusifs dans tous les sens, que je suis pressé d'en finir avec eux, définitivement.




PS. Oui je sais, le titre est vraiment capilotracté.