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samedi 10 mai 2008

Nouveau mot de vocabulaire

Nick has big muscles from eating his vegetables (Oups, j'ai oublié de valider cet article pour publication, il n'a que 5 jours de retard... Heureusement ce n'était pas une actualité...)

Je suis en vacances cette semaine, et cela me permet de passer pas mal de temps à flâner et à me laisser vivre sans courir dans tous les sens. Je récupère aussi mon retard de lecture, et grâce à ça, j'apprends des tas de choses intéressantes. Je découvre même de nouveaux mots de vocabulaire tous les jours, comme quoi mon cas n'est pas désespéré.

Le dernier mot en date est ectomorphe. Il s'agit d'un type de morphologie (il y en a 3) qui correspond aux critères suivants, compilés à partir de plusieurs sources :

  • épaules et bassin étroits
  • membres longs
  • ossature fine
  • grand et mince
  • faible masse musculaire
  • souplesse importante
  • forte activité nerveuse
  • pouls cardiaque élevé

L'ectomorphe vrai mange beaucoup et ne prend pas de poids, en partie à cause de son métabolisme rapide. Dans le cas où il a une activité sportive, il prend difficilement du muscle. Bref, on peut aussi assimiler ça au type "crevette", certes moins scientifique, mais tout aussi juste :-)

Je sais bien que ce genre de classification très artificielle est généralement complètement fourre-tout, que les vrais gens ont des critères de plusieurs des types, mais mon cas est assez extrême, et je corresponds à tous ces critères.

Grâce à toutes ces informations, j'ai enfin compris où était l'un de mes problèmes principaux. Je suis ectomorphe ! Je corresponds à tous les critères, mon indice de masse corporel est suffisamment bas pour faire pâlir une anorexique, et je suis la seule personne que je connaisse qui soit capable de perdre du poids pendant les fêtes de fin d'année, sans rien faire, en mangeant juste comme tout le monde (comme un goret).

Depuis bientôt 4 mois, je vais dans une salle de muscu tous les matins, 5 fois par semaine, avant d'aller au boulot. J'ai fait de gros progrès, et les résultats commencent à apparaître, mais je pars de très loin, et il y a beaucoup de travail pour arriver à quelque chose de vraiment visible. Je ne me suis pas non plus fixé d'objectif (j'avais raison, mon métabolisme ne me facilitera pas la tâche) : le premier bilan de prise de poids et de muscle ne sera fait qu'à la fin de l'été. Mon mari s'est fait un plaisir de prendre mes mesures sous toutes les coutures (y compris celles qui ne concernent pas des muscles...), nous ne comparerons que fin Août.

J'avais déjà un peu modifié mon régime alimentaire grâce aux conseils du gérant de la salle de muscu, il faut maintenant que je suive plus strictement ce régime si je veux que mes efforts soient optimaux.





Photo rigolote de : Sean Dreilinger : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

mercredi 3 octobre 2007

Un automne sous le signe du ballon 2 (retour sur le ballon gastrique)

Ballon gastrique Il y a eu pas mal de visites ici suite à mon premier article sur le ballon gastrique de mon compagnon, j'ai décidé de compléter un peu avec quelques informations.

Malgré plusieurs régimes et un suivi très régulier d'une nutritionniste depuis plusieurs années, Doudou n'a pas réussi à perdre les kilos qu'il a en trop (on ne parle pas de quelques kilos mais de 30 ou 40kg). On ne peut pas lui reprocher d'être trop rigoureux (litote du jour), il n'est pas spécialement capable de suivre les consignes d'un médecin, et a quelques problèmes avec la nourriture (il mange notamment quand il s'ennuie... et il s'ennuie souvent).

Bref, une autre approche de son régime était de lui couper l'envie de manger, bref, de lui couper la faim. L'idée de l'anneau gastrique ne l'a pas effleuré : trop intrusif, il demande un acte chirurgical. Par contre, la pose d'un ballon gastrique est un acte médical beaucoup plus léger. Le but du ballon est de remplir partiellement l'estomac et d'empêcher la faim.

L'intervention dure peu de temps, mais elle requiert une anesthésie générale. Le gastro-entérologue dépose le ballon dans l'estomac, via la bouche et l'oesophage (oui bien sûr, pas via les poumons...) puis y insuffle de l'air. Une fois gonflé, cela a la taille d'une pomme, à peu près. Cela a pris moins d'une heure, et mon homme est sorti de la clinique en début d'après-midi (il était rentré en tout début de matinée).

Les premiers jours ne sont pas évidents : il y a des nausées, des vomissements, des sensations de ballonnement (bheu oui évidemment...). Mais avec un accompagnement médicamenteux léger, la plupart des symptômes s'estompent vite. Par contre, le ballon appuyant sur les parois de l'estomac et sur le diaphragme, il arrive fréquemment d'avoir des hoquets.

Pendant 15 jours après l'intervention, il ne faut pas manger des aliments trop solides, pour éviter de trop fatiguer l'estomac (qui bataille déjà avec le béozard... J'ai appris ce nouveau mot en faisant des recherches sur pour ce billet : je m'empresse de le replacer !). Doudou a donc testé une bonne partie de la gamme des petits pots pour bébés, puis a vite saturé et s'est fait lui-même ses purées et mélanges mixés. Mais au bout de 10 jours, c'était fini, il avait repris une alimentation de consistance normale (quand je vous dis qu'il ne sait pas respecter les consignes...). Il faut néanmoins faire attention aux quantités. Si on mange trop, l'estomac le fait savoir et il ne le garde pas longtemps :-) Et si l'on mange trop peu, attention aux vertiges ou aux mots de tête.

Un ballon peut rester au maximum 6 mois dans l'estomac. C'est la période critique : c'est là qu'il faut agir et réarranger son alimentation. C'est là qu'on a tous les atouts en main pour perdre du poids. Doudou a donc les conseils de la nutritionniste pour ne pas accumuler les calories pendant les repas. Je sais déjà que les trois biscottes théoriques du petit-déjeuner sont largement accompagnées par quelques petites soeurs. Et qu'il mange pas moins gras ou pas moins sucré. S'il mange un peu moins en quantité, cela reste quand même beaucoup plus que ce qui est préconisé. Je suis donc inquiet, j'ai peur que son estomac prenne de mauvaises habitudes. Inutile d'en discuter trop avec lui : on fini toujours par s'engueuler :-D Il a toujours le même argument imparable (avec lequel je suis d'accord) : le régime ne doit pas le priver du plaisir de manger, et il n'est pas grave de faire quelques écarts. Seulement les siens sont quasi quotidiens...

J'essaie d'être optimiste : Doudou a perdu un peu plus de 10 kg jusqu'à maintenant (entre 10 et 15), mais il est loin de son objectif (il a au moins 30kg à perdre), surtout s'il ne suit pas les recommandations médicales. Tant qu'il ne voudra pas modifier ses habitudes alimentaires (voire : consulter un psy), il ne progressera pas. Il faut de la rigueur et de la volonté, et je ne sais pas s'il a ces deux qualités en ce moment.

Coté prise en charge, la Sécu ne rembourse qu'une partie de l'acte médical (la pose et le retrait), complété par la Mutuelle Santé. Le ballon lui-même est à la charge du patient (cela a coûté environ 800 euros à Doudou). Les consultations du gastro-entérologue étaient remboursées aussi (prescription par le médecin référent), de même que les consultations chez la nutritionniste. C'est un investissement sur le long terme : l'obésité engendre tellement de problèmes de santé qu'il vaut mieux agir pour l'éviter.

Le bilan de tout ça ? Réponse fin février.




Photo (c) : trouvée sur le site de Laser Montréal .

lundi 3 septembre 2007

Un automne sous le signe du ballon

Ballon de rugby Non, non, ce n'est pas ce ballon-là, vous êtes complètement intoxiqués, ma parole ! Ce blog est 100% sans rugby (bon, il y aura bien du rugbyman quand même un jour, je vous rassure). C'est un autre type de ballon auquel je pense.

Doudou et moi avons des problèmes de poids. Mais diamétralement opposés : lui est nounoursiforme, avec difficulté à perdre des kilos, et moi crevettoïde, avec impossibilité à en prendre...

Doudou a beaucoup de poids à perdre ; il a été malade il y a quelques années et n'a jamais réussi à revenir à un niveau normal. Après quelques tentatives de régimes ratées (hum... il n'a pas forcément une volonté de fer pour les suivre, et il était à un stade où il savait plus gérer sa faim ni son appétit), il a décidé de se faire poser un ballon gastrique (un petit ballon posé pendant 6 mois dans l'estomac, et qui empêche de trop manger en coupant la faim). Cela peut sembler barbare, mais comparé à un anneau gastrique, cela reste quand même une méthode assez douce, même si elle est intrusive.

Il supporte le ballon depuis 10 jours maintenant, et sa volonté de réussir ce projet me fait plaisir, car il baisse trop souvent les bras. Les débuts n'ont pas été très faciles (il faut quelques jours pour que l'estomac s'habitue), surtout à cause des douleurs ou des hoquets (le ballon appuie sur le diaphragme). Pour le moment, il accepte assez bien son nouveau régime alimentaire, mais je dois surveiller sa gourmandise ; même s'il n'a pas faim, il est capable de liquider une boite de gâteaux complète, ou de taper allègrement dans ma réserve de chocolat (scandale assuré :-D ).

Là où les choses se compliquent, c'est que j'ai le problème complètement inverse : quoi que je mange, je ne prends pas un gramme. Je peux passer mes journées à manger des tablettes de chocolat, des tonnes de bonbons ou comme maintenant, des madeleines, ça ne me fera rien. Les gros repas de famille ? Aucun impact (ma mère est toujours dépitée quand je repars après Noël en ayant perdu du poids...). Bref, si je suis le régime de Doudou, je meurs de faim dans les 48h. Si lui suis mes mauvaises habitudes alimentaires, il va finir par ne plus passer les portes :-) Il va donc falloir ménager les deux, et je sens que cela ne va pas être facile. J'ai fait disparaître beaucoup de choses tentantes de mes placards, mais je ne peux pas non plus ne plus grignoter. Et je ne dois pas le tenter, sinon il va faire la gu... Argh !

Conséquence inattendue : depuis que Doudou a le ballon, je vois la publicité d'un autre oeil. Je n'avais pas remarqué avant à quel point nous étions assaillis et sollicités des dizaines de fois par jour par la publicité alimentaire. Je n'y suis pas sensible et n'ai de toute façon pas de problème de poids (enfin, pas au sens classique du terme, de surpoids donc), mais je comprends bien qu'ils génèrent l'envie, la gourmandise, la faim, et que la tentation est permanente. C'est un gros problème de santé publique pour lequel le gigantesque lobby de l'industrie agro-alimentaire n'est pas exempt de responsabilités. Je suis sûr que très prochainement, nous verrons (1) se multiplier les procès contre les boîtes d'agro-alim, de la même façon que les fabricants de cigarettes ont dû répondre de leur implication dans l'absence de prévention ou l'augmentation artificielle de l'accoutumance aux cigarettes.

(1) J'avais écrit "on verra" mais comme MarcelD, j'aime les tournures de phrases classieuses.






Photo : (c) JeremyFoo : original (licence : CC-By).