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Mot-clé - Pouvoir d achat

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vendredi 12 décembre 2008

iGraal, la fidélité, le pouvoir d'achat et moi

Logo iGraal Dans la série "Hubiquist a testé pour vous", voici un service que j'expérimente depuis un peu plus d'un an, et dont je viens de recevoir les premiers fruits.

En effet, je me suis inscrit il y a quelques temps au service iGraal. C'est une sorte de carte de fidélité d'un genre nouveau : il faut ajouter un plugin dans votre navigateur web préféré (FireFox ou Internet Explorer), et après, quand vous commandez en ligne sur certains sites web, vous recevez une commission sur votre compte iGraal. Quand vous avez cumulé suffisamment d'argent sur le compte (au moins 30€), vous n'avez plus qu'à demander à iGraal de vous le verser, soit sous forme de chèque, soit par virement (sur votre compte bancaire ou sur votre Paypal).

Il y a plus de 600 boutiques adhérentes à ce système. Quelques exemples :

  • La FNAC permet de récupérer une commission de 4 à 6% du montant des achats.
  • Dell : jusqu'à 4%.
  • Yves Rocher 10% (Et même 20% jusqu'au 20 décembre. Quoi, ne me dites pas que vous n'achetez rien chez Yves Rocher ???).
  • Jusqu'à 4,5% chez Alapage.
  • Beaucoup de sites de voyages ou de chaînes d'hôtels proposent aussi des commissions.
  • Les sites de téléchargement de musique légale sont aussi compatibles, de même qu'une partie des sites de vente de matériel informatique (Surcouf 3%, Abix 3,5%, Misco 2,25%...).

Bref, j'arrive à faire mes emplettes sur le Net rien qu'en fréquentant des boutiques compatibles iGraal. En plus, il arrive très souvent que des sites proposent des réductions supplémentaires pour iGraal : dans ce cas, iGraal le signale et on fait d'une pierre deux coups (commission + réduction).

Comment marche un achat ?

D'abord, il faut créer un compte iGraal (lien ci-dessous) et installer le plugin dans son navigateur. Je ne sais pas ce que ça donne sous Internet Explorer, mais sous FireFox, l'installation par défaut est un peu intrusive. Ne soyez cependant pas effrayé : on peut facilement rendre iGraal plus discret en allant dans le paramétrage (menu "Outils" puis "Modules complémentaires" puis avec un clic-droit sur le module iGraal, "Options").

Ensuite, c'est très simple. Vous allez sur vos sites habituels. Si iGraal détecte que c'est un de ses partenaires, il vous prévient, et vous demande de cliquer sur un bouton pour activer la rémunération. Vous faites vos achats, payez comme d'habitude, ne changez rien. Au bout de quelques jours (c'est très variable selon les commerçants), le pourcentage de la vente est crédité sur votre compte iGraal. C'est aussi simple que ça : on ne change pas ses habitudes, et on cumule des euros. Et quand il y en a assez sur le compte, on récupère la somme.

Il n'y a encore pas très longtemps, il arrivait régulièrement que des commissions ne soient pas créditées, mais ce problème a complètement disparu depuis la version 3.0 du plugin. Dans tous les cas, au moindre problème, on peut toujours contacter le support d'iGraal. Ils sont très sympas, efficaces et réactifs.

En un peu plus d'un an, j'ai cumulé environ 110€ sur mon compte iGraal. Certes, j'ai fait quelques gros achats (notamment mon PC Dell), mais surtout plein de petits. Début octobre, j'ai donc demandé un chèque de 100€ : je l'ai reçu il y a quelques jours. Bon, je ne comprends pas pourquoi le chèque ne fait que 82€, mais comme le reliquat de la somme est resté sur mon compte iGraal, je le récupèrerais plus tard, d'autant qu'avec les cadeaux de Noël, j'ai continué à cumuler :-) .

Bref, iGraal est un moyen simple pour récupérer quelques euros sur ses achats. Comme cela ne coûte rien, que c'est transparent pour l'utilisateur et que ça marche bien, autant ne pas s'en priver. C'est toujours ça de pris.

Pour en savoir plus sur iGraal, suivez le lien (parrainage). Je n'ai pas oublié le lien, cette fois 0:-) .

Chèque iGraal




Ce billet n'est pas sponsorisé. Néanmoins, si vous utilisez le lien de parrainage, iGraal me versera une commission supplémentaire.

jeudi 17 juillet 2008

Une contre-pub sur le pouvoir d'achat

Après la campagne de propagande du Gouvernement (elle n'aurait pas fait un peu long feu cette campagne ? J'ai l'impression qu'elle n'a pas duré longtemps ?), le PS a eu la bonne idée de répliquer avec cette vidéo :


Pouvoir d'achat, le contre-spot
par razzyhammadi



Alors certes, c'est un peu amateur, ce n'est pas très bien fait, mais le budget n'est probablement pas le même (je ne me mouille pas en disant ça, la campagne du Gouvernement ayant coûté plus de 4 millions d'euros...). Je trouve cependant que l'initiative est bonne. Oh, on aurait de nouveau une opposition dans ce pays ?

Via BozarBlog.

vendredi 20 juin 2008

Pourquoi ça ne pète pas ?

A gauche toute ! La situation socio-politico-économique de notre pays m'étonne, il y a quelque chose que je ne comprends pas.

Une quantité incroyable de corporations subissent les réformes ravageuses du Gouvernement Nanoprésident ou une crise économique majeure pour laquelle ils sont en première ligne. On peut citer, mais pas dans l'ordre d'apparition sur le petit écran bitume : infirmiers, pêcheurs, agriculteurs, taxis, routiers, dockers, enseignants, instits, lycéens, avocats, pharmaciens, juges, fonctionnaires au sens le plus large... Les militaires n'ont pas le droit de manifester, mais on attend sous peu les femmes de militaires battre le pavé (accompagnées par les élus des villes dont les casernes vont être rayées de la carte). Et j'ai vu aux infos ce midi que même les mères de famille commençaient à tracter et à manifester contre la vie chère.

Il y a presque tous les jours des manifestations contre les réformes, il y a eu ces 3 dernières semaines 3 ou 4 appels nationaux à la grève, mais aucun n'a vraiment été massivement suivi. Les mécontents sont légion, mais la mobilisation ne prend pas. Pourtant, en 2006, la mobilisation contre le CPE avait fait le plein, les lycéens avaient entrainé les étudiants, puis les salariés avaient suivi. Je ne comprends pas pourquoi la situation ne craque pas, alors que tout est prêt pour un embrasement général. On fêtait il y a quelques semaines les 40 ans de Mai 68 ; les évènements de ce mois de Mai historique ont démarré vite et ont pris une ampleur gigantesque, et à l'époque, la situation socio-économique était bien plus florissante et réjouissante qu'aujourd'hui.

Les syndicats, peu représentatifs des salariés, sont très divisés, avec d'un coté FO/CGC/CFTC et de l'autre CGT/CFDT. Ces derniers essayent de travailler avec le Gouvernement, pour prouver leur volonté d'avancer dans les réformes, mais viennent de se faire ridiculiser en beauté par Xavier Bertrand. Il a en effet profité d'un accord CGT/CFDT/MEDEF pour entuber les syndicats (MEDEF y compris) et modifier une palanquée d'articles du code du travail. Bref, les syndicats ne représentent qu'une faible partie des salariés du public ou du privé, et sont de moins en moins crédibles.

L'autre raison de l'inertie de l'action sociale est liée à la vacuité actuelle du Parti Socialiste. Occupé par ses guérillas internes, le PS est aux abonnés absent depuis un an. Il n'y a pas d'Opposition (qui est réduite à Bayrou ou à Besancenot, c'est dire où on en est), alors que la politique menée par les dirigeants du pays devrait leur laisser un boulevard grand ouvert pour réagir. Une voie royale, si on peut dire. Bheu non, le PS s'entre-déchire à coup de publications de livres, de déclarations lapidaires et de petites phrases assassines. Hollande, capitaine du navire, doit être au fond de la cale en attendant que le tempête se calme : il ne gère pas du tout ses troupes et pratique la politique de l'autruche, quand lui-même ne met pas son grain de sel pour remuer la vase. Sarko peut être tranquille : jusqu'au congrès de Reims, il n'aura pas d'ennuis avec le deuxième parti de France. Je croise juste les doigts pour que ce fameux congrès fasse émerger un nouveau PS, évitera Royal ou Delanoë, et fera ressortir une vraie nouvelle tête forte. D'ici là, on ne peut pas compter sur le PS pour mener les français à la révolte.

D'ailleurs, les français ne sont pas exempts de reproches non plus. Si la mobilisation ne prend pas, c'est aussi parce que la solidarité part à vau-l'eau : les jeunes ne veulent plus payer pour les vieux, les travailleurs ne veulent plus contribuer pour les chômeurs, les riches ne veulent plus partager une fraction de leur gâteau, plus personne ne veut payer d'impôt pour les dépenses pourtant collectives, chacun se replie sur soi et tant pis pour les autres. Les français sont pris à la gorge, les prélèvements mensuels pompent tous leurs revenus, ils n'ont plus de marge de manoeuvre. Avec le coût de l'essence et de l'alimentation, ne rêvez même pas de faire grève : seuls les riches ont les moyens de se mettre en arrêt de travail. Et en plus, on nous impose de bosser plus pour espérer gagner plus (des fois, c'est juste pour espérer continuer à travailler tout court), balayant de la main l'un des grands acquis de ces 20 dernières années : les 35h. Le débat est idéologique sur cette avancée, mais il est incontestable qu'elles ont amélioré la qualité de vie de millions de français (leur permettant d'être plus en famille, d'avoir plus de loisirs, de plus partir en week-end, etc.) et qu'elles ont créé 300 à 400000 emplois.

On détricote notre système social, mais tout le monde se laisse faire, s'en fout, et assiste passivement.

La crise économique actuelle n'est pas une surprise : de nombreux signes l'annonçait depuis des mois. Il y a un an, la spéculation sur les produits alimentaires et la concurrence entre alimentation et biocarburants créaient les premières émeutes de la faim au Mexique, et cela s'est reproduit au printemps cette année. Quand la crise des subprimes a éclaté, on savait qu'à cause des risques pris par les banques, toute l'économie allait hoqueter et que la machine se gripperait. Cela n'a pas trainé, les 6 mois qui ont suivi ont été riches en annonces de risques de faillites et en injections de finances publiques (nos impôts) dans les banques privées. A ce moment-là, n'aurait-il pas été plus judicieux de prévoir des politiques pour soutenir réellement les foyers dans leur consommation, plutôt que d'aider les plus riches à conserver leur pactole ?

On pourrait se dire "on est dans le creux de la vague, les choses vont s'améliorer". Mais non, la chute probablement vertigineuse nous attend encore. Une inflation record nous pend au nez (+3,2%). La croissance dégringole, après s'être pris les pieds dans le tapis : seulement 0,6% au premier trimestre 2008, les prévisions pour les trois autres trimestres sont décourageantes (+0,2%, +0%, +0,2% selon l'INSEE). Et encore, je ne vous parle pas du pétrole à 200$ dans le courant de l'automne.

Ouf, dans quelques jours, ce sont les vacances d'été. TF1 va pouvoir nous parler des campings, de la plage, des maillots de bain et de la crème solaire. Et nous faire oublier ce monde qui tourne complètement à l'envers. Tout va bien. Tout va bien. Tout va bien...





PS. Les socialistes Cannois ne m'en voudront probablement pas d'avoir barboté le logo mis en haut de cette page. Retrouvez leur site ici.