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Mot-clé - Politique

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mercredi 25 février 2009

Billet musical un peu engagé - Manu Larrouy (mec à la cool)

Cela faisait quelques semaines que je n'avais pas posté une petite vidéo... J'ai découvert il y a quelques jours le clip de Manu Larrouy, "Mec à la cool" (ou "Mec à la coule" ?? J'ai trouvé les deux orthographes sur le Net), et c'est carrément sympa. Le texte est un chouïa plus engagé que celui de Grégoire (ha ha), la mélodie est simple, la voix guère ébouriffante, mais le mélange prend quand même très bien. Je suis sûr que ce chanteur ne laissera pas insensibles certains de mes lecteurs (love) .


Manu Larrouy - Mec à la cool

Manu Larrouy n'est pas encore trop connu, il a néanmoins fait quelques scènes importantes (Francofolies) et a dans son entourage des pointures (notamment Diam's, sa productrice). Son premier album sort dans quelques jours, début Mars. A surveiller.

Pour plus d'infos, vous pouvez faire un tour sur son site : www.manu-larrouy.com.

mercredi 18 février 2009

Et si ce n'était que le commencement ?

Lights and crowds Il y a différentes lectures de la crise économico-financiéro-socialo-écologico-énergétique. Il y a celle, rassurante, des médias et des politiques, qui veulent éviter un vent de panique et qui nous endorment avec leurs ronronnements : tout ne va pas bien mais tout est sous contrôle, et on vous promet que ça va s'arranger (mais faudra que vous vous seriez la ceinture, petites gens).

Et il y a d'autres voix, comme celle du psychosociologue allemand Harald Welzer, chercheur au Kulturwissenschaftlichen Institut d'Essen. Dans un article dont la traduction a été publiée en France par Le Monde, il annonce clairement la couleur : nous ne sommes qu'au début d'une crise profonde, et le pire reste à venir. Il considère en effet que, comme nous vivons l'Histoire au quotidien, nous n'avons pas le recul nécessaire pour comprendre l'époque cruciale que nous traversons.

Welzer pointe du doigt le manque d'anticipation des politiques, des économistes et des financiers, et dénonce tous ces experts qui n'ont rien vu venir (alors que bon nombre de signaux étaient au rouge depuis le début 2007). J'aime aussi la façon dont il démonte l'absurdité du système, de ce monstre qu'est le capitalisme, qui se dévore lui-même : "Et les milliards requis (...), que sont-ils, sinon de l'argent virtuel injecté dans un système lui-même au bord de l'implosion, à cause, justement, de la nature virtuelle de ses échanges ?"

Il ne s'agit pas d'une énième critique basique du capitalisme (c'est mon rayon, ça, puisqu'il est pour moi le système qui ravage les sociétés, qui aggrave les inégalités, qui uniformise les cultures, et qui rend peu à peu notre planète inhabitable). C'est une constatation supplémentaire que le système est à bout de souffle, et qu'il est en train d'hypothéquer l'avenir des générations futures.

Que s'est-il donc passé dans la tête de nos élites (qui ont libéré la France en 44, pour certains, qui ont fait Mai 68 pour d'autres), pour qu'il y ait un tel renversement, et qu'ils se soient mis à détruire scrupuleusement, mécaniquement, consciencieusement tout progrès des 50 dernières années, voire du XXème siècle ? Je ne comprends pas cette inversion totale de philosophie.

"Le sentiment d'inégalité entre générations est l'un des plus puissants catalyseurs de mutations sociales radicales", explique Welzer ; il ajoute d'ailleurs que ce ne sont pas forcément des mutations positives. L'avenir pourrait donc bien être encore plus sombre que le présent.

A l'heure actuelle, malgré l'agitation du milieu politique, la situation ne bouge pas. Les marchés ne remontent pas (le CAC40 est par exemple très stable en-dessous des 3000 points), les politiques n'ont pas d'ambitions sociétales réelles, et les populations sont dans l'expectative de solutions qui ne peuvent pas tomber du ciel. La révolte gronde, de ci, de là, sans qu'on n'en parle trop. La planète est un vaste champ de poudre, et il ne manque qu'une étincelle pour que tout s'embrase. "Puissiez-vous vivre en des temps intéressants" [1]...





Je vous invite à lire cet article, lié ci-dessus (info trouvée via l'indispensable StandBlog de Tristan NITOT) ; il n'est guère réjouissant mais a le mérite d'énoncer clairement des vérités passées sous silence.





(c) photo : *Your Guide - original (licence : CC-ByCC-By-NDCC-By-NC).

Notes

[1] Proverbe ancien, peut-être faussement attribué aux Chinois, et qui a la faculté d'être extrêmement ambigu : est-ce une bénédiction ou une malédiction ?

lundi 16 février 2009

Gouverner par l'idéologie

Evolution du budget de la Recherche :

Evolution budget recherche

Est-ce que cette illustration, dont les données difficilement contestables sont fournies par l'OCDE, vous interpelle ?

Pourquoi, quand la Droite gouverne, le financement de la Recherche est en chute libre ? A quoi cela sert-il d'investir dans l'avenir de tous alors que le mode de pensée naturel de la Droite est "chacun pour soi" (et Dieu pour tous, d'ailleurs) ?

Voyez-vous, ce n'est pas pour rien si les politiques qui dirigent actuellement le pays sont aussi agressifs avec les chercheurs [1] : la Recherche ne représente rien pour nos élites, elles qui ne conçoivent bien que le pouvoir, l'argent et les visions court-termistes (voir le lien "Mépriser les savants", ci-dessous).

Pourtant, c'est une lapalissade de dire que la Recherche, qu'elle soit appliquée ou fondamentale, est indispensable. C'est elle qui fait évoluer les techniques de nos sociétés, elle aide à préparer l'avenir ou à corriger nos erreurs passées. Elle sera peut-être notre salut face à la future catastrophe environnementale [2] qui nous guette. Elle devrait déjà être largement mobilisée pour trouver des solutions aux problèmes énergétiques, climatiques, alimentaires (etc. : la liste de nos défis est longue), mais la Recherche a pour le moment d'autres urgences, surtout en France : lutter pour sa survie. Les organismes de recherche sont démantelés les uns après les autres, à commencer par le CNRS, qui nous a pourtant fabriqué quelques Prix Nobel ; les moyens sont en chute libre, nos scientifiques sont obligé de s'exiler : la Recherche reçoit coups sur coups.

La situation ne semble pas prête de s'arranger, le Gouvernesident a bien l'intention de continuer la partie de bras de fer. Heureusement, les chercheurs sont très remontés. Je suis de tout coeur avec eux.

Pffff... Encore plus de 3 ans à tenir ?




Quelques billets ou sites intéressants sur le sujet de la recherche :

Notes

[1] Entres autres... Bon nombre de professions sont malmenées, depuis bientôt deux ans.

[2] Je dis bien environnementale, et pas écologique. C'est notre environnement vital qui est menacé, la survie de notre espèce. Même si nous maltraitons notre planète, il restera bien quelques écosystèmes fonctionnels à partir desquels d'autres écosystèmes pourront émerger. Nous aurons réussi l'exploit d'exterminer des millions d'êtres vivants et d'espèces, dont la notre, mais la planète s'en remettra, elle trouvera bien d'autres choses à inventer.

mercredi 1 octobre 2008

Anniversaire honteux ?

République Française En entrant dans l'année 2008, j'avais vu un article potentiel évident sur un anniversaire marquant. Puis j'ai zappé, le petit fichier dans lequel je prends des notes sur les billets à faire est plein de choses inexploitées. Bref.

C'est en lisant cet article de Bertrand Lemaire que je m'en suis rappelé.

Il y a deux jours, la Vème République Française fêtait ses 50 ans. Le référendum l'instituant a été adopté par la population le 28 septembre 1958 ; la Constitution, elle, a été promulguée (je ne sais pas si c'est le bon terme, dans ce cas-là) le 4 octobre de la même année.

Nous sommes donc en plein anniversaire du texte qui fonde nos institutions et notre régime. Pourtant... Le silence est quasi absolu sur cet anniversaire, alors qu'on en fête avec pompe des bien moins importants. Pourquoi cet anniversaire honteux ?

Dans l'esprit de nos dirigeants, et à cause des méthodes de gouvernement de notre Nanoprésident, serait-ce un certificat de décès, le signe que la Constitution de la Vème est bel et bien enterrée ?

La Cinquième est morte, vive(ment) la Sixième République !

La vie est une question de priorité

Many dollars A votre avis, est-il plus rapide de débloquer un milliard pour financer des mesures sociales ou trois milliards pour soutenir une banque ?

Vous connaissez bien sûr la réponse. Il faut 2 jours pour signer le chèque de 3 milliards pour sauver Dexia. Et plus d'un an de tractations pour financer un RSA au rabais (dont le budget a été abaissé à un peu plus d'1 milliard au lieu des 3 prévus initialement).

Je ne dis pas qu'il ne faut pas aider les banques. Mais c'est curieux que des mesures que nos amis américains qualifient péjorativement de socialistes (injecter de l'argent public dans des sociétés privées) passent beaucoup mieux que des mesures sociales...





Photo : (c) par noahwesley : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

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