Accueil | Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - Politique

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 12 octobre 2010

Intermède musical

Comme je n'arrive pas à finaliser trois billets qui trainent depuis 15 jours, voici un petit intermède musical plutôt d'actualité...

jeudi 4 juin 2009

La musique francophone d'Amérique du Nord ne se résume pas à Céline Dion

C'est par hasard, à l'occasion d'un clip sur une chaine musicale, que j'ai découvert les Cowboys Fringants. Leur chanson "Les étoiles filantes" m'a interpelé dès la première écoute, entre autres parce qu'il tranche nettement avec le style musical en vogue en ce moment. Je n'ai pas creusé plus que ça sur le coup, jusqu'à il y a quelques semaines, où je n'arrivai plus à m'en détacher. Par curiosité, j'ai commencé à regarder les autres chansons des Cowboys, et j'ai finalement mis le doigt sur un groupe qui proposait de textes intéressants, souvent forts et engagés.

Le style des Cowboys Fringants est un savant mélange : rock, folk, country, une goutte de traditionnel. La musique sert d'appui à des paroles fines, militantes, parfois drôles, parfois très émouvantes : le groupe semble bien engagé en faveur de la protection de l'environnement, et dénonce nos modes de vie, les aberrations de notre société, la consommation, le libéralisme. Et se moque souvent de la société canadienne (enfin, québécoise, ne mélangeons pas tout) et véhicule un message très à gauche, qui parle de solidarité, invite à profiter de la vie plutôt que de se concentrer sur l'argent ou les biens matériels.

Je retrouve parfois dans les paroles et les musiques un peu de Mickey3D, de Lynda Lemay ou du Renaud-des-débuts.

J'ai acheté deux de leurs albums : La grand messe (2004, version dite "définitive") et Sur un air de déjà vu (2009), et je suis enchanté par mes acquisitions. J'ai une petite préférence pour le premier, dont au moins 7 ou 8 titres m'ont touché dès le début, mais le second est très bien aussi. Si j'avais un conseil à vous donner ce serait malgré tout de commencer par la Grande messe : certaines chansons font partie des indispensables (La reine, 8 secondes, Si tu penses un peu comme ça, Plus rien, et bien sûr, les Étoiles filantes).

Il parait que le groupe est détonnant en concert, ça fait assez envie. Ils seront en France à l'automne, je me demande si je ne vais pas trainer Doudou à Paris pour ça...

En tout cas, on se demande comment cette musique subversive peut être vendue en France : je ne suis pas certain que les Cowboys soient un jour complètement labellisés Hadopi ®. Alors, avant qu'Internet ne soit complètement filtré, je vous mets deux clips géniaux, pour le plaisir de la découverte. Disclaimer : si vous avez la corde environnementale très sensible ou que vous avez une légère tendance dépressive, évitez "Plus rien" (coupdechaud) .


Les étoiles filantes (Les cowboys fringants)

Plus rien (Les cowboys fringants)

lundi 13 avril 2009

Nouvel attribut d'habillement pour Juppé : le retournement de veste

Alain JUPPE Après avoir été un fier Premier Ministre droit dans ses bottes, ce qui lui valu quelques déboires et quelques foules dans les rues, Alain Juppé porte un nouvel attribut vestimentaire. La veste. Non pas celle qu'il a pris aux législatives de 2007, tss tss, vous n'y êtes pas du tout. Mais celle qu'il ne manque de retourner allègrement depuis quelques mois, tellement même qu'elle craque de tous cotés, comme dirait la chanson de Dutronc-père [1].

Résumé des épisodes précédents.

Après la nomination de Fillon à la tête du gouvernement, Juppé eut le droit a un très beau Ministère d'Etat [2] à l'Environnement. Manque de chance, Juppé est battu aux législatives de juin 2007 [3], et doit donc céder sa place à Borloo.

Juppé n'a pas tout perdu, cependant. Il est reconduit aux municipales de 2008 à la tête de la ville de Bordeaux. Il avait notamment fait campagne sur le thème "je préfère me consacrer à Bordeaux". Citation : "J'ai pris l'engagement, lors des élections municipales, de me consacrer complètement à ma fonction de maire et de ne pas assumer de responsabilités gouvernementales ou parlementaires...".

C'est honorable de la part d'un vieux routard politique de valoriser le non-cumul des mandats, n'est-ce pas ?

Sauf que c'est sympa, Bordeaux, mais c'est un peu éloigné des centres du Pouvoir. On apprend donc, par les bruits de couloirs du Canard Enchainé ou par quelques articles de presse, que Juppé veut un ministère...

Sarko lui a fait des appels du pied à plusieurs reprises, mais l'ex-Premier-Ministre a refusé [4]. Depuis, Juppé a eu à plusieurs reprises des critiques sévères envers Sarko : ce dernier sera-t-il rancunier, et va-t-il l'écarter du Pouvoir, ou bien va-t-il lui confier un haut poste pour le tenir sous sa coupe ? Mystère, réponse après les Européennes, car une valse-remaniement sera probablement organisée. En tout cas, c'est Juppé qui lance des appels, en ce moment, et il a l'air d'avoir très envie d'aider le petit Nicolas.

Quitte à renier les promesses qu'il a fait aux Bordelais de se consacrer à eux ? Voyons, naïfs lecteurs : les promesses n'engagent que ceux qui les croient...





(c) photo : ksenia B - original (licence : CC-ByCC-By-NDCC-By-NC).

Notes

[1] Vous savez que je n'aime plus Dutronc-fils ?

[2] Une sorte de super-Ministère, encore mieux qu'un simple Ministère. C'est quand même le minimum pour un ancien Premier Ministre de sa stature...

[3] Peut-être parce que Sarko avait claironné que les ministres qui échoueraient ne seraient pas maintenus au gouvernement... C'était trop tentant pour l'opposition Bordelaise (de gauche), très mobilisée...

[4] Droit dans ses bottes, serais-je tenté d'ajouter... C'est fou comme cette expression péjorative lui colle... aux bottes...

lundi 16 mars 2009

Heures supplémentaires : il faut arrêter les frais (Fwd)

Alternatives Economiques Le mensuel Alternatives Economiques (soutenu par l'hebdo Marianne) lance une pétition afin d'en finir avec les exonérations faites sur les heures supplémentaires, qui accroissent mécaniquement le chômage. Voici le texte d'appel à pétition, c'est on ne peu plus clair :

Au moment où la crise provoque une vive remontée du chômage, en particulier chez les jeunes, il faut revenir sur les exonérations sociales et fiscales accordées aux heures supplémentaires. En effet, dans le contexte actuel, l’emploi doit être la priorité absolue de l’action des pouvoirs publics. Or, les exonérations fiscales et sociales décidées en 2007 ne visaient qu’à accroître le nombre des heures supplémentaires effectuées par les salariés déjà en activité. Et, en dépit de la récession, le nombre des heures supplémentaires déclarées a en effet progressé de près de 40 millions entre le quatrième trimestre de 2007 et la même période de 2008, soit l’équivalent de 90 000 emplois à plein temps. Ces mesures contribuent donc manifestement à dissuader les entreprises qui en auraient la possibilité d’embaucher des jeunes ou des chômeurs alors que les quelques trois à quatre milliards d’euros qui leur ont été consacrés en 2008 pourraient avantageusement être mis au service de la création d’emplois. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au parlement d’abroger sans délai les mesures défiscalisant les heures supplémentaires et les exonérant de cotisations sociales.

Si vous partagez ce point de vue, je vous invite à signer la pétition ici.

samedi 14 mars 2009

Appel à l'insoumission

Manifestation Même si le bulldozer fou des réformes sarkozystes semble ralentir sous les pressions multiples (ultramarins, chercheurs, lycées...), il ne faut pas se voiler la face : les réformes avancent.

Ce sont souvent des réformes inutiles, non prioritaires, liberticides ; des faits du Prince décidés sur un coup de tête, loin des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens, des réalités économiques, de l'urgence environnementale, de la nécessité de transformer nos modes de vie / nos modes de consommation.

La politique doit pouvoir changer les choses, nous ne devons pas accepter sans broncher de courber l'échine, alors que d'autres solutions existent. C'est la revendication que j'aimerais voir émerger de la mobilisation de cette semaine : le Gouvernement se trompe de méthode et est sourd aux appels du Peuple. Il ne faut pas se soumettre ni accepter notre sort : vive l'insoumission !

Les propositions de changement existent, elles sont même pléthoriques [1] : augmentation des bas salaires pour les salariés, des aides sociales pour les plus démunis ; baisse du coût des transports en commun et déploiement du chèque transport pour tous les salariés ; gel des loyers pour deux ou trois ans et développement du logement social (application de la loi SRU, par exemple) ; contrôler le coût des énergies domestiques ; gel des suppressions de postes dans la fonction publique ; mise en oeuvre massive du droit individuel à la formation (c'est le moment de former, vu que l'activité est en baisse) ; restreindre le temps partiel et les CDD abusifs ; exiger le remboursement des aides publiques pour les entreprises qui licencient alors qu'elles distribuent des dividendes ; investir dans la santé, dans la construction et dans le développement des énergies renouvelables ; générer de la "croissance verte" avec des investissements durables ; transformer la filière automobile pour limiter son impact environnemental ; contraindre les banques à prêter de l'argent pour les investissements...

La liste est énorme, et encore, ce ne sont que quelques mesures avancées par le PS : toute l'aile Gauche (du NPA aux Verts) a aussi des mesures intéressantes à proposer.

Le dialogue avec le Gouvernement ne passe pas, nous sommes confrontés à un véritable autisme. Il réfute ou arrange les chiffres de grévistes : ne perdez donc pas de journée de salaire en faisant grève jeudi 19. Prenez une journée de congé [2], profitez de la vie, et venez manifester votre mécontentement et votre insoumission (l'après-midi, pour Montpellier). Il fera un temps magnifique sur toute le pays, un vent de printemps soufflera doucement sur les rues de France. Et, peut-être, un vent de changement porté par le Peuple ?






(c) photo : Neno° - original (licence : CC-ByCC-By-NDCC-By-NC).

Notes

[1] Les exemples cités ici sont justes extraits du programme de relance du PS. Ce n'est pas la panacée, mais ce sont des mesures concrètes : contrairement à ce qui est claironné par les porte-flingues de l'UMP, le PS a des idées. Dommage qu'il soit inaudible...

[2] Après tout, les chiffres de la grève ne veulent plus rien dire. Le 29 janvier, le nombre de grévistes de mon établissement était ridiculement bas alors qu'une large partie du personnel était dans la rue. Nous n'avons plus les moyens financiers de faire grève, alors nous nous exprimons autrement, dans la rue.

- page 1 de 7