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Mot-clé - Parti Socialiste

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dimanche 7 décembre 2008

Allez, au boulot !

A gauche toute ! Fin du spectacle au PS. Le cycle de renouvellement des organes internes vient de se clore hier samedi : après le vote des motions et le choix du Premier Secrétaire, la nouvelle direction du Parti Socialiste a enfin mis sur pied son Secrétariat National, l'organe qui gère le Parti.

En lisant l'organigramme et la liste les 38 personnes qui composent ce Secrétariat version 2008, je suis satisfait et trouve enfin une raison de croire que les choses vont changer au PS. Une petite flammèche d'espoir, qui, j'espère, ne sera pas soufflée par tout le vent que brassent les partisans de Ségolène Royal.

Le nouveau Secrétariat respecte la parité, fait une bonne place aux jeunes et aux représentants des minorités, et n'est pas exclusivement composé des habituels caciques : il y a beaucoup de nouvelles têtes. Le Parti semble aussi prendre un vrai virage à gauche : Benoît Hamon devient n°2 (il est nommé Porte-Parole), et Arnaud Montebourg n'est pas très loin (il est Secrétaire national chargé de la rénovation). Mais il y a beaucoup d'autres personnalités notables dans cette auguste assemblée :

  • à l'éducation, Bruno Julliard, ex-figure de la fronde anti-CPE ;
  • Patrick Bloche, autrefois porteur du projet de loi sur le PACS ;
  • Christian Paul, un des trop rares élus à bien maitriser les NTIC, chargé dans le Secrétariat National du "laboratoire des idées" ;
  • Olivier Dussopt, benjamin de l'Assemblée Nationale (il est député-maire d'Annonay en Ardèche).

Il va falloir quelques jours ou quelques semaines pour que les personnes et l'organisation se mettent en place, mais je suis assez confiant. Il suffit d'écouter Benoît Hamon sur France Info pour sentir l'impatience qu'il doit ressentir.

Et nous aussi, citoyens de base dont le coeur penche à Gauche, nous sommes impatients.

lundi 24 novembre 2008

Nouveau mot de vocabulaire

A gauche toute ! Dans les pires moments, je suis content de pouvoir me cultiver un peu malgré tout. Je me coucherai moins bête ce soir, car j'ai appris un nouveau mot ces deux derniers jours, et j'ai enfin pris deux minutes pour aller en vérifier la définition.

Récolement (nom, masc.) : Vérification des objets d'un inventaire. Action par laquelle on lisait leur déposition aux témoins. (La fiche complète est ici).

Je ne sais lequel des sens s'applique exactement à la courageuse (et très exposée) Commission de Récolement du PS, mais les deux conviennent plutôt bien.

A ne pas confondre avec recollement, action de recoller, qui est évidemment complètement hors sujet et vraisemblablement impossible.

lundi 3 novembre 2008

Benoît Hamon à Montpellier

Benoit Hamon Intéressante nouvelle : le socialiste Benoît Hamon, premier signataire et porteur de la "Motion C" pour le congrès du PS à Reims sera de passage à Montpellier mercredi 05/11. Il aura notamment une interview sur France 3 local (entre 18h30 et 19h00) et fera un meeting salle Pétrarque.

Même s'il n'est pas le plus connu parmi les candidats à la succession de Hollande, le nombre de ses partisans ne cesse de croitre : de plus en plus de militants du PS se rendent compte que confier le Parti à l'équipe Delanoë, longtemps pensée favorite, reviendrait à un statut quo par rapport aux dernières années. L'équipe Delanoë est, grosso modo, très proche de l'équipe dirigeante actuelle. Même si elle n'est pas sans qualités, elle n'est pas ce dont le Parti a besoin pour se rénover : l'immobilisme du PS depuis 2002 demande un changement profond de ses hiérarques.

Benoît Hamon offre plus que cela. Il prône un recentrage sur les valeurs originelles du PS, sans compromis avec la Droite (donc avec le Modem). C'est le seul moyen de renouer avec l'électorat naturel du parti. Lui qui incarne l'aile Gauche du PS est renforcé par la crise de cet automne. Je ne sais pas s'il peut l'emporter ou non ; j'aimerais bien, mais mes candidats favoris perdent presque toujours (coupdechaud) . La motion soutenue par Delanoë semble perdre de la vitesse, et c'est une bonne chose (selon moi). L'avenir du PS n'est pas de pencher vers le Centre.

J'irai très probablement au meeting mercredi. Ce sera une grande première pour moi, mon premier meeting politique. Si les militants du PS décident d'oser révolutionner leur parti, qui sait si ce ne sera pas le premier meeting d'une longue série ?




(c) photo : Parti socialiste - original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

dimanche 6 juillet 2008

Gros paquet socialiste

A gauche toute ! On reproche très souvent aux Socialistes de ne pas exister et de ne pas avoir d'idées.

A la première affirmation, on ne peut qu'être relativement d'accord ; le message du PS est brouillé par ses combats intestins, et est globalement inaudible. De plus, l'omniprésence médiatique du Nanoprésident et de ses troupes laisse bien peu de place pour les autres.

Par contre, pour ce qui est des idées, ce n'est pas vrai. Un blogueur a mis en ligne dans un seul et unique paquet Zip l'ensemble des 21 contributions pour préparer le Congrès de Reims, et c'est du lourd (lien ci-dessous). Ce sont des déclarations de principes et il y a assez peu d'idées très concrètes, mais après les avoir survolé rapidement, cela semble extrèmement intéressant.

J'avais déjà récupéré la contribution du courant Rénover Maintenant, intitulée "Besoin de gauche" (ici), et j'ai commencé à la lire, même si je sais être très proche de ce courant et adhérer fortement à leur conception du PS. Je suis néanmoins très content de pouvoir la comparer avec les autres contributions.

C'est chez Donatien, via BozarBlog.

vendredi 20 juin 2008

Pourquoi ça ne pète pas ?

A gauche toute ! La situation socio-politico-économique de notre pays m'étonne, il y a quelque chose que je ne comprends pas.

Une quantité incroyable de corporations subissent les réformes ravageuses du Gouvernement Nanoprésident ou une crise économique majeure pour laquelle ils sont en première ligne. On peut citer, mais pas dans l'ordre d'apparition sur le petit écran bitume : infirmiers, pêcheurs, agriculteurs, taxis, routiers, dockers, enseignants, instits, lycéens, avocats, pharmaciens, juges, fonctionnaires au sens le plus large... Les militaires n'ont pas le droit de manifester, mais on attend sous peu les femmes de militaires battre le pavé (accompagnées par les élus des villes dont les casernes vont être rayées de la carte). Et j'ai vu aux infos ce midi que même les mères de famille commençaient à tracter et à manifester contre la vie chère.

Il y a presque tous les jours des manifestations contre les réformes, il y a eu ces 3 dernières semaines 3 ou 4 appels nationaux à la grève, mais aucun n'a vraiment été massivement suivi. Les mécontents sont légion, mais la mobilisation ne prend pas. Pourtant, en 2006, la mobilisation contre le CPE avait fait le plein, les lycéens avaient entrainé les étudiants, puis les salariés avaient suivi. Je ne comprends pas pourquoi la situation ne craque pas, alors que tout est prêt pour un embrasement général. On fêtait il y a quelques semaines les 40 ans de Mai 68 ; les évènements de ce mois de Mai historique ont démarré vite et ont pris une ampleur gigantesque, et à l'époque, la situation socio-économique était bien plus florissante et réjouissante qu'aujourd'hui.

Les syndicats, peu représentatifs des salariés, sont très divisés, avec d'un coté FO/CGC/CFTC et de l'autre CGT/CFDT. Ces derniers essayent de travailler avec le Gouvernement, pour prouver leur volonté d'avancer dans les réformes, mais viennent de se faire ridiculiser en beauté par Xavier Bertrand. Il a en effet profité d'un accord CGT/CFDT/MEDEF pour entuber les syndicats (MEDEF y compris) et modifier une palanquée d'articles du code du travail. Bref, les syndicats ne représentent qu'une faible partie des salariés du public ou du privé, et sont de moins en moins crédibles.

L'autre raison de l'inertie de l'action sociale est liée à la vacuité actuelle du Parti Socialiste. Occupé par ses guérillas internes, le PS est aux abonnés absent depuis un an. Il n'y a pas d'Opposition (qui est réduite à Bayrou ou à Besancenot, c'est dire où on en est), alors que la politique menée par les dirigeants du pays devrait leur laisser un boulevard grand ouvert pour réagir. Une voie royale, si on peut dire. Bheu non, le PS s'entre-déchire à coup de publications de livres, de déclarations lapidaires et de petites phrases assassines. Hollande, capitaine du navire, doit être au fond de la cale en attendant que le tempête se calme : il ne gère pas du tout ses troupes et pratique la politique de l'autruche, quand lui-même ne met pas son grain de sel pour remuer la vase. Sarko peut être tranquille : jusqu'au congrès de Reims, il n'aura pas d'ennuis avec le deuxième parti de France. Je croise juste les doigts pour que ce fameux congrès fasse émerger un nouveau PS, évitera Royal ou Delanoë, et fera ressortir une vraie nouvelle tête forte. D'ici là, on ne peut pas compter sur le PS pour mener les français à la révolte.

D'ailleurs, les français ne sont pas exempts de reproches non plus. Si la mobilisation ne prend pas, c'est aussi parce que la solidarité part à vau-l'eau : les jeunes ne veulent plus payer pour les vieux, les travailleurs ne veulent plus contribuer pour les chômeurs, les riches ne veulent plus partager une fraction de leur gâteau, plus personne ne veut payer d'impôt pour les dépenses pourtant collectives, chacun se replie sur soi et tant pis pour les autres. Les français sont pris à la gorge, les prélèvements mensuels pompent tous leurs revenus, ils n'ont plus de marge de manoeuvre. Avec le coût de l'essence et de l'alimentation, ne rêvez même pas de faire grève : seuls les riches ont les moyens de se mettre en arrêt de travail. Et en plus, on nous impose de bosser plus pour espérer gagner plus (des fois, c'est juste pour espérer continuer à travailler tout court), balayant de la main l'un des grands acquis de ces 20 dernières années : les 35h. Le débat est idéologique sur cette avancée, mais il est incontestable qu'elles ont amélioré la qualité de vie de millions de français (leur permettant d'être plus en famille, d'avoir plus de loisirs, de plus partir en week-end, etc.) et qu'elles ont créé 300 à 400000 emplois.

On détricote notre système social, mais tout le monde se laisse faire, s'en fout, et assiste passivement.

La crise économique actuelle n'est pas une surprise : de nombreux signes l'annonçait depuis des mois. Il y a un an, la spéculation sur les produits alimentaires et la concurrence entre alimentation et biocarburants créaient les premières émeutes de la faim au Mexique, et cela s'est reproduit au printemps cette année. Quand la crise des subprimes a éclaté, on savait qu'à cause des risques pris par les banques, toute l'économie allait hoqueter et que la machine se gripperait. Cela n'a pas trainé, les 6 mois qui ont suivi ont été riches en annonces de risques de faillites et en injections de finances publiques (nos impôts) dans les banques privées. A ce moment-là, n'aurait-il pas été plus judicieux de prévoir des politiques pour soutenir réellement les foyers dans leur consommation, plutôt que d'aider les plus riches à conserver leur pactole ?

On pourrait se dire "on est dans le creux de la vague, les choses vont s'améliorer". Mais non, la chute probablement vertigineuse nous attend encore. Une inflation record nous pend au nez (+3,2%). La croissance dégringole, après s'être pris les pieds dans le tapis : seulement 0,6% au premier trimestre 2008, les prévisions pour les trois autres trimestres sont décourageantes (+0,2%, +0%, +0,2% selon l'INSEE). Et encore, je ne vous parle pas du pétrole à 200$ dans le courant de l'automne.

Ouf, dans quelques jours, ce sont les vacances d'été. TF1 va pouvoir nous parler des campings, de la plage, des maillots de bain et de la crème solaire. Et nous faire oublier ce monde qui tourne complètement à l'envers. Tout va bien. Tout va bien. Tout va bien...





PS. Les socialistes Cannois ne m'en voudront probablement pas d'avoir barboté le logo mis en haut de cette page. Retrouvez leur site ici.