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lundi 18 mai 2009

Européennes 2009 - A gauche toute !

agauche-33_.png Nous sommes désormais à moins de trois semaines des élections européennes et la médiocrité de la campagne m'attriste. La Droite essaye de tout faire pour que le débat ne s'amorce pas, et les autres font tout pour inciter les citoyens à voter pour sanctionner Sarkozy, ce qui n'est pas la bonne stratégie. Quelques blogs essaient de remuer tout ça, mais cela ne semble pas bien prendre. Pourtant, lors du référendum de 2005, la campagne avait été réellement lancée grâce au Net, les partis politiques ayant décidé de confisquer et verrouiller le débat. Ce qui s'est quelque peu retourné contre eux...

Pourquoi ce manque d'engouement ? Certes, l'Europe est parfois complètement déconnectée des réalités et de ses citoyens, mais elle sait aussi en assurer la protection. A commencer par les 3 ou 4 rejets de la riposte graduée par le Parlement Européen, via la notion de droit fondamental d'accès à Internet.

La Crise devrait pourtant inciter la population à se rendre massivement aux urnes : la politique actuelle de l'Europe est toujours extrêmement libérale et fait partie des catalyseurs qui ont favorisé la situation économique que nous subissons. La seule solution pour provoquer une politique nouvelle est de faire émerger une alternance au sein du parlement Européen, et mettre en minorité cette Droite dirigeante. Mettre fin au libéralisme forcené, renforcer les services publics au lieu de les démanteler, voilà la seule voie possible.

Pour qui voter ? Terrible question.

D'entrée, je vous incite à la plus grand prudence vis à vis de la "tentation Bayrou". Le choix Bayrou n'est pas un vrai choix pour un électeur de gauche ; il reste de centre-droit, conservateur socialement, libéral en économie. Parlez d'homosexualité, de mariage gay ou d'adoption dans son parti et vous verrez leur degré d'ouverture.

Le PS, pffff... Je ne suis heureusement pas militant de ce parti, juste sympathisant, sinon je ne serais pas bien dans mon PS, en ce moment. L'appel de Martine Aubry à voter utile est un appel dans le vide : nous ne sommes plus en 2007 et la cuisante claque de 2002 (pourtant toujours douloureuse) a été oubliée. Il faut un vrai programme, de vraies propositions, un discours cohérent. Je ne sais pas quel est le problème du PS pour être aussi inaudible, mais je suis catastrophé de voir que les choses ne s'arrangent pas vraiment, 6 mois après la mise en place d'une nouvelle direction. Je suis d'autant plus inquiet que le PS semble même avoir un double langage (voir chez Plume de Presse). Martine Aubry parle beaucoup en ce moment de préserver les services publics. Mais dans ce cas-là, pourquoi les socialistes on-ils voté, ces dernières années (et jusqu'au mois d'Avril) toutes les directives libéralisant les services publics, notamment ceux de l'énergie ? Pourquoi, dans une très très très large majorité des cas, votent-ils dans le même sens que la Droite Européenne ?

L'appel au vote sanction contre Sarkozy est aussi un aveu de faiblesse du programme et des idées des socialistes. En plus, si l'UMP est en tête, comme tout semble l'indiquer, on peut parier que le gouvernement criera victoire en affirmant qu'il n'y a pas eu de vote sanction et donc qu'il n'y a pas de contestation de sa politique. Il vaudrait mieux appeler à sanctionner la politique européenne des 15 dernières années, et proposer de vraies politiques modernes, sociales, environnementales, pour redéfinir notre modèle de société.

Masochiste comme je sais l'être (en politique), je voterai bien sûr pour le PS. Je ne vois pas d'autre alternative. Je ne peux pas me résoudre à voter plus à Droite, ce serait renier mes principes, et les partis plus à gauche sont trop éclatés et sont incapables de se mettre d'accord, ce qui a le don de m'horripiler. Je suis tenté par le Front de Gauche, d'autant que j'apprécie beaucoup Mélenchon, mais ce "parti" n'est pas encore assez mûr pour moi. Enfin, dernier argument, il n'y a que le PS qui a le potentiel à gauche pour battre l'UMP. C'est un argument politiquement médiocre, je le reconnais, mais il est important pour moi.

Cette campagne, comme toutes les campagnes européennes, recèle un piège énorme : c'est une campagne courte. Continuez à mobiliser et à buzzer, il ne faut pas que des voix de Gauche manquent à l'appel le 7 juin.

dimanche 7 décembre 2008

Allez, au boulot !

A gauche toute ! Fin du spectacle au PS. Le cycle de renouvellement des organes internes vient de se clore hier samedi : après le vote des motions et le choix du Premier Secrétaire, la nouvelle direction du Parti Socialiste a enfin mis sur pied son Secrétariat National, l'organe qui gère le Parti.

En lisant l'organigramme et la liste les 38 personnes qui composent ce Secrétariat version 2008, je suis satisfait et trouve enfin une raison de croire que les choses vont changer au PS. Une petite flammèche d'espoir, qui, j'espère, ne sera pas soufflée par tout le vent que brassent les partisans de Ségolène Royal.

Le nouveau Secrétariat respecte la parité, fait une bonne place aux jeunes et aux représentants des minorités, et n'est pas exclusivement composé des habituels caciques : il y a beaucoup de nouvelles têtes. Le Parti semble aussi prendre un vrai virage à gauche : Benoît Hamon devient n°2 (il est nommé Porte-Parole), et Arnaud Montebourg n'est pas très loin (il est Secrétaire national chargé de la rénovation). Mais il y a beaucoup d'autres personnalités notables dans cette auguste assemblée :

  • à l'éducation, Bruno Julliard, ex-figure de la fronde anti-CPE ;
  • Patrick Bloche, autrefois porteur du projet de loi sur le PACS ;
  • Christian Paul, un des trop rares élus à bien maitriser les NTIC, chargé dans le Secrétariat National du "laboratoire des idées" ;
  • Olivier Dussopt, benjamin de l'Assemblée Nationale (il est député-maire d'Annonay en Ardèche).

Il va falloir quelques jours ou quelques semaines pour que les personnes et l'organisation se mettent en place, mais je suis assez confiant. Il suffit d'écouter Benoît Hamon sur France Info pour sentir l'impatience qu'il doit ressentir.

Et nous aussi, citoyens de base dont le coeur penche à Gauche, nous sommes impatients.

lundi 24 novembre 2008

Nouveau mot de vocabulaire

A gauche toute ! Dans les pires moments, je suis content de pouvoir me cultiver un peu malgré tout. Je me coucherai moins bête ce soir, car j'ai appris un nouveau mot ces deux derniers jours, et j'ai enfin pris deux minutes pour aller en vérifier la définition.

Récolement (nom, masc.) : Vérification des objets d'un inventaire. Action par laquelle on lisait leur déposition aux témoins. (La fiche complète est ici).

Je ne sais lequel des sens s'applique exactement à la courageuse (et très exposée) Commission de Récolement du PS, mais les deux conviennent plutôt bien.

A ne pas confondre avec recollement, action de recoller, qui est évidemment complètement hors sujet et vraisemblablement impossible.

jeudi 13 novembre 2008

Benoît Hamon est-il gay ?

Benoit Hamon C'est la question que se sont posé des dizaines des visiteurs ces derniers jours. L'effet cumulé des billets postés sur Benoît Hamon et du tag "Gay" dans le nuage de tags ci-contre me positionne plutôt bien dans Gogole, et cela m'amène beaucoup de monde. Et ce n'est pas avec le titre de ce billet que je vais arranger les choses, je le reconnais.

Alors je vous le donne en mille : je n'ai pas la réponse (tirerlalangue) .

Et quand bien même je l'aurais, je ne la donnerais pas : c'est une question qui est du ressort de sa vie privée, c'est son choix ; il n'y a que lui qui puisse nous le dire, s'il en a envie, et, surtout, s'il est effectivement gay, ce qui n'est pas une évidence.

Et là, je sens que je m'énerve. La montée de Benoît est une très bonne chose pour le PS, ça pourrait être salvateur ; et qu'est-ce qui intéresse le monde ??? Ce sont des histoires de cul. Personne n'est arrivé ici avec les mots-clé "benoit hamon idées" (bon, ok, je ne suis qu'en 9ème page de Gogole pour cette requête).

Néanmoins, plutôt que de s'axer sur son cul, chers sympathisants socialistes, chers militants socialistes, allez plutôt voir ses idées et votez pour lui au Congrès de Reims. Il faut absolument que quelque chose sorte de ce congrès, et pour le moment, de tout ce que j'en vois, ce n'est pas très bien engagé. J'ai très peur que cela ne finisse en statu quo, voire en bataille rangée (je ne sais lequel est le pire, le second ayant au moins l'avantage d'écrémer un peu).

Tous les ingrédients sont là : si vous vous plantez dans votre choix, on est certain d'avoir le nabot jusqu'en 2017. Votre vote est donc déterminant. Votez en conscience, chers militants, utilisez un peu votre cervelle plutôt que votre corps caverneux.




PS. : Je vous conseille l'interview de Bruno Julliard sur BFM Tv ; c'est par ici, c'est la vidéo du 11/11/2008.

jeudi 6 novembre 2008

Pendant que les militants socialistes votent...

Benoit Hamon Comme prévu, j'étais hier soir au meeting de Benoît Hamon, à Montpellier, ultime étape de son tour de France des sections socialistes avant le vote des militants (aujourd'hui). Ces derniers ont la lourde tâche de départager les 6 motions qui prétendent à la direction du Parti.

C'était intéressant, hier soir. La belle salle Pétrarque était pleine à craquer, ça fait plutôt plaisir. Après quelques minutes un peu laborieuses, Benoît Hamon a su se mettre en route et a fait un exposé intéressant. Ses idées sont vraiment raccord avec les miennes, je suis rassuré de voir qu'il y a encore des socialistes de gauche.

Après un long (et incontournable) passage sur la crise économique, il a parlé pendant un moment de la montée du nationalisme en Europe (nationalisme qui pourrait être accentué par la crise d'ailleurs). Il a aussi longuement martelé son opposition à la social-démocratie, qui a été un échec partout en Europe (la crise nous l'a démontré), et qui reste pourtant la bannière sous laquelle ont combattu plusieurs des autres prétendants à la place de Hollande. Cette stratégie, comme je le disais il y a quelques jours, est vouée à l'échec, et ne fera pas revenir les électeurs traditionnels du PS.

Quelques autres points abordés :

  • La critique des retraites par capitalisation, surtout à la lumière de la crise (il a mis un pavé dans la mare à Gérard Collomb, sur le sujet).
  • Les défaites du PS de 2002 et 2007 n'ont pas été des défaites liées à des éléments périphériques (du genre "pauvre crédibilité d'une candidate") mais provoquées par la faiblesse des idées et de la ligne politique des programmes.
  • Les dirigeants du PS, depuis 10 ans, entretiennent une défiance et un malentendu avec les électeurs (ils pensent que le peuple ne les a pas compris lors des élections de 2002 ou du référendum sur le Traité Européen).
  • Pour rétablir le pouvoir d'achat, les salaires doivent pendant un moment être indexés sur l'augmentation des prix, puis, à terme, sur les gains de productivité des entreprises.
  • Le service public est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas.
  • Il ne faut pas assurer des services publics en les valorisant et en les évaluant uniquement sur des critères de profitabilité.

Le vote est toujours en cours au sein du PS. Je suis assez pessimiste (le gros des troupe va probablement voter pour Delanoë, Royal ou Aubry, les 3 poids lourds). Mais qui sait ?




Note spéciale pour Pascal (dans ma série : "j'aime la politique pour les idées, pas pour les hommes") : il est encore plus charmant en vrai qu'en photo, et a des yeux bleus magnifiques (love) .

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