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mardi 14 octobre 2008

Le mardi, c'est Italie

Rhâ lovely Rhâ ! Enfin ! Après des semaines de trépignements et d'impatience, j'ai enfin démarré les cours d'italien. J'attendais ça depuis un bon moment et je n'ai pas été déçu. 1h30 de pur bonheur.

Les choses ont pris pas mal de temps, j'ai cru que la convention de formation ne serait jamais prête à l'heure (le service formation de chez moi est efficace, heureusement, mais la rentrée de l'organisme qui me forme a été tardive). Il faut croire en l'Administration.

Le seul bémol, c'est que nous avons une prof. Malheureusement, il n'était pas écrit contractuellement dans la convention que je voulais un prof typique du pays : j'ai raté le coche. Il faudra un jour que j'aille me faire analyser pour comprendre pourquoi je trippe autant sur les italiens. Bref. Malgré le fait qu'elle ne soit pas un homme, donc, elle a l'air d'être bonne prof (après 2 BTS et plus d'une quinzaine de modules au CNAM, j'ai testé suffisamment de profs pour les jauger assez vite...). Elle est dynamique, plutôt rigolote ; elle nous implique beaucoup et de manière très équitable. Donc rien à redire. On verra la pédagogie sur le long terme, mais je n'ai pas d'inquiétude.

Nous sommes 7 à suivre le cours, mais le groupe n'est pas encore complet (2 ou 3 autres devraient nous rejoindre). C'est donc un nombre correct pour que nous puissions participer. Et y'a du boulot, moi j'vous l'dit. Entre les restes d'espagnol qui reviennent sans prévenir ("Rhaaaaa ne dites pas 'como', c'est espagnol, crénom ! La prochaine fois je me fâche !") et la difficulté de bien positionner les accents toniques, je ne suis pas encore très très au point. Cependant, je n'ai pas eu trop de difficulté à apprendre l'anglais ou l'espagnol, il n'y devrait pas y avoir trop de soucis là non plus, pour peu que je le bosse un peu plus que les 90 minutes hebdomadaires. D'ailleurs, je vais de ce pas relire un peu tout ça. L'article que j'ai commencé à écrire ce matin attendra bien demain 0:-) .

Vivement mardi prochain...





Heu, le rapport avec la photo ? Aucun (bravo) . Vous préfèreriez vraiment un bête drapeau italien ? Ou la photo de Berlusconi ?





(c) photo : s1av3rypdx - original.

lundi 28 juillet 2008

Rêves d'Italie

Paysage de Toscane C'est un souhait récurrent chez moi : il m'arrive souvent d'aspirer à une longue escapade en Italie, sorte de voyage initiatique mystique dont j'attends l'accomplissement depuis des années[1].

Sans savoir pourquoi, l'Italie exerce sur moi une attraction mystérieuse. Ce pays me fascine littéralement, aussi bien pour la densité de son histoire que la richesse de sa culture, toutes deux tellement proches et liées à la notre. Toscane, Rome, Milan, Snèv, Renaissance, Medicis, Verdi, Raphaël... Tous ces noms évoquent des choses pour moi, souvent dans un registre quasi-fantasmatique. Je le reconnais bien volontiers : je n'ai pour le moment qu'une approche très stéréotypique, mais je n'ai aucun doute sur le fait que ce voile se lèvera quand j'aurais enfin mis le pied de l'autre côté des Alpes.

A y réfléchir, je ne sais pas d'où vient cette attirance. Aussi loin que remonte mes souvenirs, il existe quelque chose qui me relie à l'Italie. Il y a la chansons de Nino Ferrer, le Sud, trop souvent massacrée à la télé, mais qui a longtemps bercé mon enfance. Il y a l'admiration, même très jeune, pour les travaux de Vinci, qui est mort pas très loin de chez mes parents. J'ai passé de nombreuses heures dans les encyclopédies pour en savoir toujours plus sur lui, sur son époque et sur son pays d'origine. J'ai essayé plus d'une fois d'appréhender et de comprendre l'Homme Vitruvien, ce modèle de la perfection humaine (enfin perfection, perfection... tout est relatif, il n'a quand même qu'une petite bite). Et un peu plus âgé, quand j'ai commencé à fréquenter le ciné-club, j'ai inévitablement été attiré par le cinéma italien : Fellini, Tornatore ou les frères Taviani.

Lucas Marin - Produits locaux italiens Il est incontestable que je manifeste une attirance envers les produits locaux (l'indigène représenté ci-contre n'est qu'un exemple, ce n'est ni le meilleur ni le pire, mais impossible de trouver mon bonheur dans Google Images avec "cute italian guy"), ce qui n'est pas sans rajouter une couche au coté fantasmatique. Mais malgré tout cela, je n'ai jamais franchi le pas. Problème de moyens (je ne voyage pas avec une tente, j'aime le confort des habitations en dur...) mais aussi barrière de la langue, qui est pour moi assez rédhibitoire : je me vois mal voyager sans comprendre un minimum ce qui m'entoure et les personnes que je serais amené à croiser. Ce serait un grand gâchis.

Je vais peut-être franchir une étape : j'ai enfin trouvé des cours d'italien sur Montpellier, et en plus, ce n'est qu'à quelques minutes de chez moi. Un pas vers l'accomplissement de ce rêve lancinant ?

Bon, où vais-je trouver 400€ pour me payer ces cours, moi ???

Edit du 28-07-08, 19:30 : J'avais mon entretien annuel avec mon chef ce matin, il n'est pas impossible que je puisse faire entrer ces cours dans le cadre d'un DIF. C'est à négocier à la rentrée. Ce serait génial, pas besoin d'organiser un h]Ubiquithon...




(c) photo 1 : hamadryades : original (licence : CC-ByCC-By-NDCC-By-NC).

Notes

[1] J'ai fait un saut de deux jours à Turin pour un concert de Nek, mais ça ne compte pas, je n'ai pas vraiment profité du pays.

samedi 2 février 2008

2 Février 1998 - L'album de l'année

Nek - Lei, gli amici e tutto il resto La fin d'hiver et le printemps 1998 ont été une période forte et cruciale pour moi. Ce sont les évènements et les choix faits à cette époque ont complètement déterminé ce que je suis aujourd'hui, cela a vraiment été le premier grand moment clé de ma vie. C'est pour cela que les billets de la série "Jour pour jour" que je publie sont fréquents en ce moment ; ils sont un condensé de mon histoire personnelle que je veux laisser à mes proches ou à ceux qui veulent me connaître mieux.

J'en ai plusieurs dans les cartons, ils vont surgir en retard dans le fil RSS dès que j'aurais fini de les rédiger :-) C'est long à écrire. En attendant, ce sont les posts plus classiques qui en pâtissent, et notamment les posts politiques (et pourtant, y'a à dire en ce moment).

Durant l'hiver 1997, après avoir abandonné le BTS que je suivais à Annecy, et malgré les nombreux entraînements que je m'étais imposé, j'avais beaucoup d'occasions de rester scotché devant la télé. Je suis devenu (temporairement) accro aux clips matinaux de M6, qui m'ont fait découvrir beaucoup d'artistes. Je ne parlerais pas de ce que j'écoutais avant, même si c'est très éclectique, il y a quelques trucs qui pourraient se transformer en boulets qu'on garde longtemps aux basques :-p

Bref. Parmi les clips qui m'ont marqué, vous vous souviendrez peut-être de celui là. N'étant ni physionomiste et n'ayant pas une oreille extraordinaire, j'ai cru quelques temps que c'était Sting qui chantait en italien (rolleyes) Non, non, c'était un petit nouveau pour nous français : Nek.

J'ai regardé de plus près qui était ce chanteur, et ai pu trouver non sans mal le CD à la FNAC d'Annecy (Cet album est intitulé Lei, gli amici e tutto il resto. C'est son 4ème, mais probablement le 1er à sortir en France). J'ai demandé à l'écouter, pour être sûr de l'ambiance générale, puis ai tenté l'achat : cela me semblait plutôt pas mal. Ok, c'était du pop/rock italien, mais j'assume : mes goûts vont de l'opéra à Mylène Farmer (argh si j'avoue, un peu), en passant par le folk irlandais, la world music (par exemple Geoffrey Oryema ou Cesaria Evora), le bon vieux pop/rock classique, etc. Donc pourquoi pas du pop/rock/variété italienne, ça manquait justement à ma discothèque...

Je peux aussi avouer sans trop de scrupules que le chanteur était tout à fait dans mes goûts (je ne parle PAS de goûts musicaux) et que je suis fasciné par l'Italie depuis toujours, et par les italiens en particulier (question de pilosité, on ne se refait pas). J'ai donc aussi acheté l'album sur un coup d'hormones, ce que je concède bien volontiers aux plus vipérins de mes amis.

Ce 2 février 1998, j'ai mis le CD de Nek sur ma platine. Il ne la quittera quasiment pas pendant des mois et des mois. Même dans la voiture :-) Ma famille a manqué de craquer et mes amis aussi : j'étais vraiment monomaniaque. Cela ne s'est pas arrangé à l'automne 1998, car Nek sortit son 5ème album (In due), lui aussi excellent. Ces deux albums sont devenus la bande-son de ces quelques mois de ma vie. Ils me liaient à tous ces évènements. Avez-vous remarqué comme on aime les chansons qui rappellent des moments émotionnellement forts, et comment on adore se les repasser en boucle pour se faire du mal ? N'avez-vous jamais écouté en boucle un titre déprimant après une rupture, histoire de bien entretenir l'émotion (volontairement ou non, on est parfois un peu masochiste sans s'en rendre compte) ?

J'écoute beaucoup moins Nek maintenant, mais ces deux CD sont bien-sûr un appel du pied du passé, inévitablement. Des flots d'émotion les accompagnent toujours, même si les souvenirs qui les portent sont plus rares et plus flous.

J'ai réussi à trouver les albums antérieurs de Nek, sauf le tout premier, et j'ai continué à acheter ses CD. Le cose da difendere (2002) est aussi un excellent album, du même niveau que les deux précédents. Fin 2003, il a sorti un best of, L'anno zero, qui a le seul intérêt de contenir deux titres inédits (si mes souvenirs sont bons), dont l'excellent Almeno stavolta :

Début 2004, nous sommes d'ailleurs allé avec Doudou à un concert de la tournée accompagnant la sorti de ce CD, c'était une épique escapade à Turin qui a manqué de me laisser sur la paille et célibataire :-) J'avais très peur que le concert soit plein à craquer de petites adolescences hystériques, mais non, le public était de tous les âges. Et mon mari vous dirait que c'était moi la petite adolescence hystérique (evil) .

Nek a ensuite sorti Una parte di me en 2005 puis Nella stanza 26 en 2006 (je n'ai trouvé celui là qu'en import, je ne sais pas s'il est sorti en France). Ce sont deux albums de bonne facture, mais j'ai dû grandir car j'ai moins accroché, même si je les écoute régulièrement avec plaisir ; il y a quand même quelques excellents titres.

Pour moi, les deux meilleurs albums resteront donc Lei, gli amici e tutto il resto et In due. Sur ces deux-là (probablement parce que je les ai écouté en boucle pendant de longues périodes), je suis incapable de dire quelles sont mes chansons préférées. Il y a tout au plus 2 ou 3 chansons que je n'aime pas trop, mais pas plus. Voici quelques courts extraits de quelques titres de Lei, gli amici e tutto il resto :

Andare, partire, tornare :

E non mi dire che ho bevuto :

Tu sei tu sai :

Sei grande :

Solo :

Nati per vivere :




Si vous voulez plus d'infos sur Nek, voici le lien vers son article sur le Wikipedia français et son site officiel.