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jeudi 13 novembre 2008

Benoît Hamon est-il gay ?

Benoit Hamon C'est la question que se sont posé des dizaines des visiteurs ces derniers jours. L'effet cumulé des billets postés sur Benoît Hamon et du tag "Gay" dans le nuage de tags ci-contre me positionne plutôt bien dans Gogole, et cela m'amène beaucoup de monde. Et ce n'est pas avec le titre de ce billet que je vais arranger les choses, je le reconnais.

Alors je vous le donne en mille : je n'ai pas la réponse (tirerlalangue) .

Et quand bien même je l'aurais, je ne la donnerais pas : c'est une question qui est du ressort de sa vie privée, c'est son choix ; il n'y a que lui qui puisse nous le dire, s'il en a envie, et, surtout, s'il est effectivement gay, ce qui n'est pas une évidence.

Et là, je sens que je m'énerve. La montée de Benoît est une très bonne chose pour le PS, ça pourrait être salvateur ; et qu'est-ce qui intéresse le monde ??? Ce sont des histoires de cul. Personne n'est arrivé ici avec les mots-clé "benoit hamon idées" (bon, ok, je ne suis qu'en 9ème page de Gogole pour cette requête).

Néanmoins, plutôt que de s'axer sur son cul, chers sympathisants socialistes, chers militants socialistes, allez plutôt voir ses idées et votez pour lui au Congrès de Reims. Il faut absolument que quelque chose sorte de ce congrès, et pour le moment, de tout ce que j'en vois, ce n'est pas très bien engagé. J'ai très peur que cela ne finisse en statu quo, voire en bataille rangée (je ne sais lequel est le pire, le second ayant au moins l'avantage d'écrémer un peu).

Tous les ingrédients sont là : si vous vous plantez dans votre choix, on est certain d'avoir le nabot jusqu'en 2017. Votre vote est donc déterminant. Votez en conscience, chers militants, utilisez un peu votre cervelle plutôt que votre corps caverneux.




PS. : Je vous conseille l'interview de Bruno Julliard sur BFM Tv ; c'est par ici, c'est la vidéo du 11/11/2008.

vendredi 2 mai 2008

SOS Numéro de téléphone

Depuis quelques semaines, on peut voir ce clip sur les chaînes musicales (Zaho - C'est chelou) :

La chanson vaut ce qu'elle vaut, ce n'est pas vraiment mon genre musical préféré et les paroles sont ... heuuuuuuu ... chelou (rolleyes)... Cependant, je suis incapable de détacher mes yeux du clip, à cause du vilain garçon qui trompe Zaho.

Je n'arrive pas à trouver son nom sur le Net, je n'ose pas imaginer que ce soit un parfait inconnu. En tout cas, cher lecteur, si tu avais en ta possession son numéro de téléphone, sache que tu es désormais mon meilleur ami.

Il est vraiment adorable, ce garçon.

dimanche 20 avril 2008

En vrac...

AussieBum Non, non, je n'ai pas disparu de la surface de la Terre... Je vous rassure, je n'ai pas été victime du syndrome des blogueurs, cela ne risque pas d'arriver, avec la fréquence de mes posts 8-). Non, c'est beaucoup plus bête : le temps file à toute vitesse et je n'en ai pas eu beaucoup à consacrer à ce blog. Cette semaine devrait être plus calme, tous mes p'tits seront partis en vacances, je vais donc essayer d'en profiter un peu.

En fait, pour écrire ici, il faut aussi une certaine motivation et un certain état d'esprit. Je suis à peu près dans la situation de Stefirst, qui annonce la vacance de son blog pour une durée indéterminée (la plus courte possible, j'espère, parce que c'est toujours un plaisir de lire des nouvelles d'Ardèche) : je ne suis pas du tout en phase avec l'actualité. Trop de choses me désespèrent en ce moment, et je ne tiens pas à être le râleur de service. Pourtant, en 3 semaines, il s'en est passé des choses à commenter...

J'ai aussi un problème de charge de travail. Comme Février et Mars ont été très calme coté boulot, j'ai accepté de m'occuper de 3 gros projets très motivants. J'avais oublié que la gourmandise est un gros défaut, et j'ai eu les yeux plus gros que le ventre, je vais avoir du mal à tout boucler en temps et en heures... Bon il n'y a rien de vitalissime, mais ça ne fait pas très sérieux. J'ai quelques semaines de congé qui s'annoncent, en mai et en juin, il faudra probablement que je coupe un peu dedans.

Mes cours du soir me bouffent aussi beaucoup de temps. J'ai validé mon premier semestre, mais de justesse ; mon deuxième semestre va être plus dur, avec 3 modules à passer (deux d'informatique et un d'anglais). Il ne faut pas que je les rate, cela me permettrait d'en finir avec le Bac+4. Mais j'ai du pain sur la planche : le premier cours d'informatique n'est pas trop dur, mais le prof va très vite. Il nous débite des pages et des pages d'équations que je mets des heures à comprendre (il condense en deux lignes des calculs qui m'en prennent 15... dur de s'y retrouver) : je passe chaque cours à gratter des pages d'équations que je ne comprends pas, et il me faut pas mal de boulot derrière pour débusquer la logique générale. L'autre cours d'informatique, je le passe via Internet. C'est un cours à distance ; les moyens de communications avec le prof sont rudimentaires (juste un forum, et pas de chat en direct) et les cours de sont pas très bien fichus. Ça promet. Quant à l'anglais, il serait bien que je commence à le bosser ! Bon, j'ai encore deux mois avant de planter définitivement mon semestre :-/

La bonne nouvelle de ces dernières semaines, c'est que j'ai reçu (il y a déjà un moment) mon nouveau PC Dell. C'est un très bon modèle, il dépote bien et ne reboote pas tout le temps. Quel progrès ! J'avais fini par stabiliser ma vieille bécane (en retirant une barrette de RAM, en abaissant la cadence du processeur et en supprimant l'antivirus...), mais cela fait plaisir d'avoir une machine qui tourne bien à régime normal et sans bidouille. J'ai même le luxe de pouvoir brancher tous mes appareils USB en même temps (sur le vieux PC, il n'y avait plus qu'un port qui était fonctionnel :-D). Le seul défaut de mon beau Dell est d'être sous Vista. J'ai vraiment du mal à m'y faire. Si certains de mes programmes n'étaient pas Windows-only, je serais passé sous Ubuntu, comme au boulot, mais là ce n'est pas possible. Dès la sortie du SP3 d'XP, je vais le downgrader...

Ha heu, sinon, pour ceux qui se demanderaient ce que fait cette photo en illustration, je précise qu'il y a une raison, ce n'est pas juste pour le plaisir des yeux ou pour attirer les visiteurs avec des photos de garçons en petite tenue 8-). Quand je déprime, je fais chauffer ma carte bleue, et de toute façon, j'avais besoin de renouveler quelques uns de mes dessous. Je me suis offert quelques culottes, comme dirait mon mari. Je suis très fidèle à AussieBum, et pas uniquement à cause de leur site web qui fait grimper le taux de testostérone. Leurs dessous sont vraiment très agréables à porter. Je me suis laissé tenté cette fois par leur nouvelle gamme "Bamboo" (le tissus est à 78% à base de fibre de bambou) : le toucher est extrêmement agréable, très doux, mais j'ai été un peu déçu par la coupe, pas très originale, et qui ne valorise pas trop, heuuu... le contenu. Mon modèle fétiche reste donc le WonderJock, qui met allègrement en valeur, lui 8-).

Voilà c'était ma minute futile et superficielle ! Voilà à quoi je suis réduit :-) C'est en écrivant ce genre de billet que je me rends compte que j'ai besoin de vacances pour aller prendre l'air ailleurs ; j'envie les chanceux qui ont la possibilité d'aller faire du shopping outre-atlantique. Quoi que non : je suis avio-phobique. Mais qu'est-ce que je ne donnerais pas pour aller repasser une semaine ou deux à Londres ou partir découvrir Rome...

vendredi 21 mars 2008

21 Mars 1998 - Nouveau départ

Cartons Après avoir passé le cap des 30 ans, je me suis surpris à regarder en arrière. Plus de 10 ans se sont écoulés depuis la fin de mon premier diplôme, un nombre rond symbolique, une occasion pour ressortir mes notes et retracer quelques souvenirs de cette époque qui a contribué plus que toute autre à ce que je suis aujourd'hui.

Après le sinistre mois de février, ce début de mois de mars semblait être une accalmie après une grosse tempête. Je n'avais plus d'obligations, plus de contraintes, j'étais libre. Mes parents voulaient limiter les frais et m'avaient posé un ultimatum : je devais quitter Annecy au plus vite. La mort dans l'âme, j'avais commencé à préparer les cartons et envoyé mon préavis pour libérer mon logement. J'espérais encore que mes recherches d'emploi me permettraient de trouver un job pour tenir jusqu'à l'été, mais malgré toutes les relances et les demandes d'entretiens, mon téléphone restait silencieux et ma boîte à lettres vide.

Pendant plus d'un mois, je n'ai eu qu'à me laisser vivre.

Je passais beaucoup de temps sur Internet (faut dire qu'à 56K, il fallait être patient...) ; j'avais découvert deux choses intéressantes dès le début de mon abonnement, un peu mois d'un an auparavant. Sur AOL, il y avait une "aire" spécifique pour la science-fiction : des articles, des accès aux newsgroups, un salon de chat... Tous les derniers vendredi du mois, je crois, nous avions rendez-vous entre férus de lecture SF dans ce fameux salon animé par un écrivain, Philippe WARD. Il m'avait même envoyé le fichier du roman sur lequel il travaillait, pour relecture. Nous échangions critiques et bons tuyaux, parlions des sorties et essayions de décortiquer et analyser les histoires qui nous faisaient triper. J'avais aussi découvert l'aire "Gay attitude", dans laquelle on trouvait beaucoup de choses affriolantes :-p et puis des salons de chats gays, beaucoup moins coûteux que les services minitel 36.15... Mais il n'y avait pas autant de connectés qu'aujourd'hui, et les annéciens y étaient encore rares (ou décrépis). Donc pas de rencontres... De toutes façons, je n'y étais pas encore prêt.

Je flânais beaucoup dans mon quartier, légèrement à l'écart du centre ville (à peu près à 15 minutes à pied), mais j'y avais tout sous la main, à moins de deux minutes de chez moi. Je me souviens du bureau de poste, de cette boulangerie au pain délicieux, de mon gymnase, ou de la bibliothèque de quartier. J'y allais un jour sur deux, pour découvrir de nouvelles BD. La bibliothécaire avait fini par mémoriser mon nom, et c'est elle qui m'a mis sur la piste de plusieurs mangas qui sont devenus incontournables selon moi. Je me souviens aussi, plus honteusement, du marchand de journaux. C'est un souvenir très précis gravé dans ma mémoire : c'est là que je reluquais les célèbres photos de sortie de la douche de Filip Nikolic (mais si voyons, l'un des "chanteurs" des 2B3). La honte, ce n'était pas de baver devant un garçon à poil, c'était surtout de regarder les pages consacrées à ce boys band :-)

Le prof d'informatique de mon ancien lycée m'avait demandé de faire un cours sur la thématique d'Internet, j'avais donc un petit peu de travail. Cela me permit de retrouver les collègues que j'avais abandonné, mais le courant ne passait déjà plus, sauf avec un ou deux. A l'occasion de deux TD, je leur expliquais donc ce qu'était Internet (j'étais le seul abonné, c'était pour eux une terra incognita que j'avais un peu défriché), comment s'y connecter, comment était conçu un site web etc. C'était un très bon condensé des connaissances que j'avais pu accumuler depuis que je m'intéressais à ce phénomène. La révolution était en train de se produire, j'avais l'impression d'être un pionnier 8-).

A cette période-là, je m'entrainais tous les soirs au club de badminton, que je fréquentais depuis septembre avec régularité. Si le mois de janvier avait été froid, février et mars étaient d'une très grande douceur, et pendant plusieurs semaines, j'allais aux entrainements en pull léger, c'était rudement agréable. J'avais sympathisé avec quelques-uns des joueurs, et allions quelques fois boire un coup en ville après les entrainements.

Côté coeur, je commençais à sentir frémir des choses. Je continuais ma correspondance avec M., le beau niçois, et même si nous n'échangions que des banalités, cela me touchait toujours de recevoir ses lettres. J'avais aussi fait la connaissance de R., via le club de badminton. Il était très beau, vraiment mon idéal : brun, viril (et poilu, bien sûr :-p ), sportif, plein d'humour. Nous n'avons rien fait, jamais, mais j'ai pu sentir (ou j'ai fantasmé ??) ses hésitations plus d'une fois, lorsqu'il se pavanait devant moi avec juste un boxer, les soirs où il passait se changer chez lui en vitesse avant d'aller boire un verre en ville. Il insistait tant pour que je monte chez lui, je ne pouvais pas refuser... C'est le premier garçon que je voyais en boxer (rhaaaaa les premiers Dim, qui mettaient si bien en valeur), vous n'imaginez pas quel effet cela pouvait me faire... Nous discutions beaucoup, étions assez présents l'un pour l'autre et avions finalement une relation un peu ambigüe ; je me demanderais toujours ce que ça aurait donné si j'avais tenté quelque chose. En même temps, je n'étais pas prêt, donc pas de regrets !

Le jour que je redoutais finit par arriver. Contrairement à ce que je pensais plus tôt, je n'étais pas dans une accalmie après la tempête : cette période de paix était juste un passage dans l'œil du cyclone. Les derniers jours à Annecy furent très durs. Je sentais les évènements m'échapper, toutes les décisions que j'avais pris avaient échoué. J'allais quitter des amis, j'allais perdre mon indépendance, j'allais devoir m'éloigner de R. qui était à mes cotés presque tous les jours.

Je suis allé au badminton jusqu'au dernier soir, et nous avons été prendre un verre en ville, une dernière fois au Roi Arthur. Les personnes que j'appréciais le plus étaient là, et malgré leur soutien, j'étais à deux doigts de m'effondrer. R. m'a déposé chez moi au retour, je n'avais plus le coeur à rien, et me suis réfugié dans un mutisme profond. Je l'ai regardé repartir vers Annecy-le-Vieux, jusqu'à ce que la nuit ne le fasse disparaître, et suis resté un moment éveillé, à ranger mes dernières affaires, peu pressé de voir la journée se finir.

Le lendemain matin, samedi 21, j'avais rendez-vous avec la responsable de l'agence immobilière pour faire l'état des lieux. Cela fut vite fait, je n'avais été là que 9 mois. Elle vit que je n'avais pas envie de partir et que j'avais les larmes aux yeux. Elle eut quelques mots gentils, puis je lui remis les clés.

Je me suis mis au volant de la voiture, et les larmes ont commencé à couler. Quitter la ville, mes amis, ce que je voyais comme un amour naissant... Tout cela était un échec. La formation pour laquelle j'étais venu à Annecy était un échec. Le concours dans lequel je m'étais tant investi était un échec. Et comme c'était la première fois que j'étais confronté à cela, forcément, ça ne passait pas bien. Toute ma frustration remonta au moment où je mis le contact, et j'ai pleuré pendant la quasi totalité du trajet. Nek tourna en boucle, musique symbole de ces semaines spéciales, de cette période de décadence.

Mes parents ne comprenaient pas mon état. Je ne pouvais pas leur expliquer sans leur dévoiler des choses que je n'assumais pas. J'ai donc passé les jours suivants à me morfondre, noyé dans la même musique (que mes parents commençaient à ne plus supporter :-p). Cerise sur le gâteau, deux jours après mon retour, l'une des boites que j'avais contacté s'était réveillée, et j'étais convoqué pour un boulot, que j'ai bien sûr refusé. Cela ne manqua pas de m'achever, bien sûr.

C'est finalement la visite de mon vieux pote d'Ardèche, Cédric, qui me sortit de ma léthargie. Pour ne pas rester cloîtré chez moi avec des idées sombres, je me mis vite à la recherche d'un nouveau job ; cela ne traina pas, il ne me fallu qu'une tentative pour être recruté.

(A suivre...)






Photo : (c) pouype : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

dimanche 3 février 2008

Une étude démontre que le gaydar existe !

Radar En lisant un article du canadien Patrick Lagacé, j'ai découvert que le "gaydar" avait été étudié par l’Université Tufts, au Massachusetts. Je n'ai pas lu ça chez les blogueurs français, alors je ne peux que transmettre l'info !

Je n'ai aucun doute sur l'orientation sexuelle de ceux qui me lisent, mais je précise quand même de quoi il s'agit pour les hétéros qui pourraient échouer ici : le gaydar (un néologisme forgé à partir de radar et de gay) est la faculté de connaître d'un seul coup d'oeil l'orientation sexuelle d'une personne. Beaucoup de gays affirment ne jamais se tromper, et je fais moi aussi partie de ceux qui ont un gaydar très performant. C'est un outil très utile pour faciliter les rencontres :-p

Figurez-vous que des psychologues de l'Université Tufts se sont penchés sur la question pour savoir si c'était un mythe ou une réalité. D'après l'étude, dans 70% des cas, l'orientation sexuelle est "devinée" si l'on montre le visage au moins 100 millisecondes (en-dessous, les résultats sont moins bons, au-dessus, les résultats ne sont pas améliorés significativement). Notre cerveau est une machinerie magnifique qui m'étonnera toujours.

L'article publié sur le site ScienceMag est ici (en anglais).





Photo : (c) BenFrantzDale : original (licence : CC-ByCC-By-CA).

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