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Mot-clé - Economie

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lundi 13 octobre 2008

Des hauts et des bas

Trader Après quel les banques aient été renfloués à hauteur de centaines de milliards, les (ir)responsables de la crise financière, toujours aux manettes[1], planqués dans leurs banques, se remettent à jouer au casino. La spéculation est repartie encore plus fort, le CAC40 a grimpé d'un historique 11%. Le cours du pétrole repart à la hausse, par un mouvement purement spéculatif. Je suis sûr que certains se sont fait des couilles en or aujourd'hui, en pariant sur une évolution positive des cours de bourse. Je crois qu'on se fout de nous, et que tous ceux qui vont trinquer à cause de la crise sont en train de contribuer aux salaires des financiers, en plus d'avoir contribué par leurs impôts.

Pendant ce temps-là, le pékin moyen hoche gentiment la tête quand on lui demande de bosser plus pour des clous, le dimanche. Comme si c'était ça qui allait augmenter le pouvoir d'achat. Je ne vais pas m'étaler sur le sujet, d'autres l'ont fait bien mieux que je ne le ferais ( et ). Mais ce n'est pas en offrant un jour de consommation supplémentaire au citoyen qu'on va injecter quoi que ce soit dans l'économie : les gens n'ont déjà pas assez d'argent pour consommer les 6 jours déjà ouverts. Si on ouvre les magasins 7 jours sur 7, le pouvoir d'achat sera forcément étalé et réparti ; cela ne va pas fabriquer des billets ou augmenter les revenus. Tous les moyens sont bons pour nous faire avaler la pilule des réformes qui amaigrissent le Code du Travail.

Ça m'énèeeeeeeeeeeeeeerve (restercalme) .





Photo : (c) openDemocracy : original (licence : CC-By CC-By-CA).

Notes

[1] Ha ha ha, vous pensez vraiment qu'ils seront sanctionnés ??

dimanche 12 octobre 2008

Le nécessaire virage à gauche

A gauche toute ! Je viens de prendre enfin le temps de regarder les 17 minutes du discours de Benoît Hamon, lors de la présentation des motions socialistes, le 08 octobre, en préparation du Congrès de Reims. Voilà une vision du PS qui est fait du bien à entendre.

C'est grâce à Pascal que je me suis un peu plus intéressé à lui : il est moins fantasque que mon favori Montebourg (avec qui il a longtemps été proche) et ne m'a pas déçu comme Moscovici. Il est pour moi l'une des seules réelles alternatives crédibles pour le renouveau du PS, Les autres candidats au poste de Premier Secrétaire ont probablement de bonnes idées, mais peu présentent autant d'ambitions de changement et de retour aux sources du parti, à savoir le socialisme.

Car plusieurs candidats proposent de tendre vers le Social-libéralisme ; avec les évènements de ces derniers mois, on se rend compte qu'il s'agit d'une fausse piste. Même les Anglais, pourtant libérophiles, retournent vers le bon vieux refuge gauchiste en nationalisant les banques (même si tout le monde clame que c'est une nationalisation, pardon, une prise de participation temporaire). Il n'empêche, les faits sont là : l'interventionnisme est salvatrice quand les marchés sont pris de folie. Mais le régulateur n'a pas joué son rôle : au lieu d'être le pompier arrosant le brasier, il aurait dû prévenir et anticiper la catastrophe, qui nous pendait au nez depuis des années. Cela fait au moins deux ans que l'on sait aller vers une crise (l'éclatement de la bulle spéculative autour de l'immobilier était prévue) ; beaucoup ne la pensaient pas très importante, certains feignaient même de l'ignorer ou de ne pas y croire. Elle n'en a pas moins été l'étincelle embrasant le système. Les Etats auraient dû intervenir sur les marchés immobiliers pour éviter l'effet de contagion. Surtout que beaucoup (pas forcément les politiques, mais au moins les banquiers) savaient que la coque du navire était bouffée par les vers des "actifs toxiques".

Le Social-libéralisme à l'Anglaise est un échec. Il a montré son impuissance face à la crise. Prendre cette direction au PS serait une véritable erreur stratégique. Le monde (et la France en particulier, après 8 ans de règne sans partage de la Droite) a besoin de solidarité et de partage. Il n'est pas vivable pour notre planète ni pour notre espèce qu'une poignée de personnes affame les populations, transforme les travailleurs en esclaves devant bosser toujours plus, leur ruine la santé, épuise les ressources naturelles et ravage l'écosystème global juste pour que cette poignée d'élus se fasse toujours plus de pognon[1].

Le PS doit ouvrir la voie, car contrairement à ce que clame la Droite, ce ne sont pas les gens de Gauche les conservateurs et les rétrogrades. Le progrès, cela a quasiment toujours été la Gauche. Cela veut dire : assumer clairement le S de son sigle. Si l'on tient compte des données économiques actuelles, il est probable que les idées à gauche de la Gauche de Benoît Hamon et de ses comparses plaisent, et cela serait une bonne chose. Il faut que je me décide à finir la lecture de sa Contribution (c'est dense). J'ai aussi la Contribution de Martine Aubry sous le coude ; j'aime bien le personnage, mais je ne sais pas trop où elle se positionne sur le complexe et mouvant échiquier socialiste...

Le congrès qui va se dérouler à Reims est d'une importance vitale. C'est lui qui va déterminer si nous allons rempiler pour 5 ans de Sarkozysme en 2012. Et cela me fait frémir d'imaginer le PS dirigé par la même équipe que celle qui finit son mandat, avec juste un changement de chef, sans changement de ligne d'action.




Edit : Benoît Hamon était à Ripostes, dimanche soir sur France 5. Débat intéressant, mais c'est là qu'on se rend compte qu'au PS, ils ne sont pas très bons communicants, et qu'au Gouvernement, ils maitrisent parfaitement bien l'outil.

Notes

[1] "Tout ça pour qu'un p'tit con gagne des millions", comme chante Ridan dans Objectif terre.

mercredi 1 octobre 2008

La vie est une question de priorité

Many dollars A votre avis, est-il plus rapide de débloquer un milliard pour financer des mesures sociales ou trois milliards pour soutenir une banque ?

Vous connaissez bien sûr la réponse. Il faut 2 jours pour signer le chèque de 3 milliards pour sauver Dexia. Et plus d'un an de tractations pour financer un RSA au rabais (dont le budget a été abaissé à un peu plus d'1 milliard au lieu des 3 prévus initialement).

Je ne dis pas qu'il ne faut pas aider les banques. Mais c'est curieux que des mesures que nos amis américains qualifient péjorativement de socialistes (injecter de l'argent public dans des sociétés privées) passent beaucoup mieux que des mesures sociales...





Photo : (c) par noahwesley : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

J'aime bien les Allemands (même s'ils sont contrariants)

Drapeau allemand Les Allemands sont contrariants, et me donnent une raison de plus de les apprécier.

Hier, le gouvernement allemand a annoncé que le taux de chômage du pays avait baissé de façon historique, atteignant son niveau le plus bas depuis 16 ans (7,6% de la population active). Et ce, bien sûr, malgré la crise qui secoue le monde.

Or, il y a quelques jours, le gouvernement français a annoncé de très mauvais chiffres pour le chômage national : une augmentation de 2,2% du nombre de demandeurs d'emploi, soit la plus grosse hausse depuis 15 ans. Le gouvernement accuse la crise économique, mais ne se moquerait-on pas un peu de nous ? La crise ne sévit-elle pas de la même façon en France et en Allemagne ? Pourquoi d'un coté du Rhin, le chômage augmente de façon spectaculaire et de l'autre, il baisse de façon tout autant impressionnante ?

Il y a probablement plein d'explications, mais l'une des plus importantes est incontestablement la politique des heures supp' du Paquet Fiscal. Alors qu'en période de crise, il faut tout faire pour soutenir l'emploi et les salaires, l'exonération de charge des heures supplémentaires a immanquablement restreint l'utilisation de main d'oeuvre temporaire (notamment l'intérim, qui s'effondre). Rappelez-moi pourquoi le Paquet Fiscale a été légiféré ? Ha oui, pour soutenir l'économie et la croissance. Bravo, bien vu.

Alors que le mot d'ordre de ces derniers jours, du coté de nos aimables dirigeants, c'est "vérité" (Sarko, à Toulon, l'a dit à de nombreuses reprises, et Dimanche, dans l'émission politique de Canal+, Christine Lagarde l'a martelé tout autant), il serait vraiment bien qu'on cesse de nous prendre pour des courges.

Bon, allez, je retourne regarder tomber les dominos.

jeudi 18 septembre 2008

Commentaires sur l'état de l'économie mondiale

  • Le monstre capitaliste est en train de se dévorer lui même. Et il a bon appétit, le bougre.
  • Je crois que ça pourrait finir par m'amuser. C'est bête, ça met des tas de gens dans des situations impossibles, voire critiques, mais cela ne me peine même pas. Je suis plein de compassion pour les victimes des banques (qui se retrouvent à la rue), mais je suis plein de satisfaction de voir les bases du système s'effriter.
  • Je n'arrive pas à formuler par écrit l'état de l'économie mondiale. Alors il vaut mieux l'illustrer par une petite vidéo :

Ha oui... L'effondrement du système, c'est coloré, c'est plein de surprises, ça fait hurler des tas de gens. Il ne manque que le feu d'artifice final, qu'on attend avec impatience.

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