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vendredi 1 août 2008

Baisse des cours du pétrole : un trompe-l'oeil de plus

Couchant sur les champs pétroliers Ces derniers jours, on voit apparaitre de ci, de là des articles sur la baisse des cours du pétrole. Comme si la période de folie des cours était révolue et appartenait au passé.

Le pétrole a frôlé les 150$ (147,27$ le 11 juillet), il se situe actuellement autour de 120$. Mais si les nouvelles se veulent rassurantes, on oublie juste qu'il s'agit d'un bref répit avant l'automne. Déjà, on peut supputer que les marchés financiers tournent un peu plus au ralenti qu'à l'accoutumée. Les vacances gagnent tous les domaines de la société, et les marchés financiers ne sont pas épargnés : les spéculateurs sont en vacances. Ils sont moins nombreux sur les marchés et le risque d'emballement est donc moindre.

Pourquoi cela changera à l'automne ? Parce que les spéculateurs seront de retour. Parce que les populations de l'hémisphère nord vont refaire de réserves pour l'hiver et l'arrivée du froid (cela va faire grimper mécaniquement les cours). Parce que c'est la fin de la saison des ouragans (rappelez-vous qu'en 2005, Katrina avait donné la fièvre aux cours). Parce que les tensions géopolitiques sont loin d'être apaisées.

Le prix du pétrole, même s'il va avoir quelques bas, ne peux que tendre vers la hausse. La ressource est limitée, on a atteint la capacité maximale de production, et il est de plus en plus coûteux de l'extraire. Apparemment, les experts estiment les cours de 2009 stables (autour de 115$) et pensent à une baisse pour 2010 (autour de 110$). Je devrais me faire engager dans la finance, car je sais que ces prix ne seront pas tenus, le cours est trop volatil et il s'emballe à toute vitesse. Il est régit par des variations chaotiques impossibles à prévoir car liées à des facteurs humains irrationnels.

Pendant ce temps, les pays d'Amérique du Nord commencent à lorgner cupidement vers l'Alaska. Cette portion préservée de leur continent pourrait être livré aux compagnies pétrolières pour son gaz et son or noir. Pour continuer à extraire jusqu'à la dernière goutte de pétrole de notre planète, on va ravager des espaces sauvages préservés, qui ont une valeur pour l'Humanité infiniment supérieure à celle des quelques millions de barils que l'on pourra en extraire. L'histoire d'un futur désastre/gâchis annoncé.

J'avais failli en parler , mais n'étant pas sûr de moi, j'avais éludé le sujet. Maintenant que c'est confirmé par le Canard Enchaîné de cette semaine, je peux : le ministère de l'Environnement a vu son budget sévèrement entamé par les arbitrages de Sarkoléon 1er de ces dernières semaines. Sabrer dans les finances de ce ministère est une erreur stratégique majeure : c'est en investissant dans la recherche environnementale, en finançant des expérimentations et en encourageant l'utilisation de solutions favorables à l'environnement que nous allons réduire notre impact négatif sur la planète, et que l'on trouvera des solutions viables et durables pour se passer de pétrole, de nucléaire et de biocarburants-à-base-de-produits-alimentaires. Ce n'est surtout pas le moment de baisser le financement du ministère qui chapeaute tout ça !

Notre vision court-termiste nous perdra.





De la lecture :





(c) photo : swisscan : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

lundi 28 janvier 2008

Petites satisfactions

Extrait Canard Enchaîné - 23 Janvier 2008 Depuis quelques jours, je culpabilise un (tout petit) peu. La dégringolade des cours boursiers ne devrait pas me procurer autant de satisfaction, ou tout du moins, me faire sourire autant. J'ai compris pourquoi en lisant le Canard Enchaîné[1] de cette semaine, dans un article intitulé "La Bourse ou l'envie" (cliquez dessus pour lire en plus gros).

Autre chose, dans le même rayon. Ceux qui suivent les blogs des uns et des autres ont pu découvrir que Fcrank, l'auteur du Blog des premières fois, connu et assumé de Gauche, était devenu un affreux capitaliste et boursicoteur. Vous ne trouvez pas ça suspect, vous, que quelques jours après, les cours de la Bourse s'effondrent et que l'action Peugeot fasse partie des valeurs relativement stables, voire des valeurs qui progressent (notez que ce n'est pas la seule, il a su être discret) ???

Mais que fait l'AMF ?

Notes

[1] Je suis abonné depuis quelques années à cet indispensable hebdomadaire, l'une des très rares sources d'informations indépendantes. J'espère qu'ils me pardonneront cet article numérisé et posté ici.