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mercredi 4 novembre 2009

Un coming out, des coming out

Éternel recommencement que le coming out...

La quasi totalité de mes amis sait que je suis gay, du moins parmi ceux qui comptent vraiment pour moi (les autres, j'm'en fous). Cependant, il en restait quelques uns qui étaient passés à travers de la "révélation", et cela faisait un moment que je voulais rectifier cela : c'était même dans mes résolutions 2009 :-D . Les choses se sont un peu précipitées il y a quelques mois, car deux d'entre eux ont eu leur troisième bébé, et ils m'ont demandé si j'acceptais d'être son parrain.

J'ai généralement un grand respect pour les convictions des autres, et me suis dit que le moment était venu de sortir du placard : si l'homosexualité les dérangeait ou les gênait, ou tout simplement s'ils préféraient que le parrain de leur bout'chou ne soit pas une tapiole, il valait mieux le leur dire avant le baptême. Je n'avais pas l'impression que l'homosexualité soit un problème pour eux, mais comment en être vraiment sûr ?

J'ai pris mon courage à deux mains, et alors que mon coeur battait la chamade, je leur ai tout expliqué. Puis je leur ai proposé de réfléchir quelques temps, pour savoir s'ils souhaitent vraiment que je sois le parrain de Numéro 3.

A posteriori, je me demande pourquoi j'ai tant tardé à leur raconter ce pan de ma vie. Voilà bientôt 10 ans que je connais ce couple. Elle, elle est arrivé dans l'association où je bossais, en remplacement d'une blonde idiote avec qui le feeling n'était pas trop passé, et je la voyais comme une nouvelle collègue, sans plus. Je m'apprêtais aussi à quitter le navire quelques mois après, je ne savais pas que nous sympathiserions et que nous nous retrouverions en dehors du boulot.

En plus d'être intelligente, elle avait su respecter ma discrétion sur certains aspects de ma vie, et cela m'arrangeait : quelques jours avant son arrivée, je m'étais fais plaquer par le premier copain avec qui j'avais passé plus d'un an, et oscillais entre tristesse et rage (je n'avais rien vu venir). J'avais une légère tendance à fondre en larmes assez vite, et n'avais donc pas envie de m'étendre sur le sujet.

Bref, on a sympathisé, on a déliré des heures au boulot en chantant des génériques de dessins-animés (j'étais très fort en blind tests, à l'époque), on a fait des soirées vidéos, des sorties ciné, des soirées jeux... J'ai rencontré assez vite son mari (avec qui je bosse maintenant) et ses amis, et notre relation a dépassé le stade des relations de travail, nous nous voyons très régulièrement. Cela fait quand même un peu plus de 6 ans que je suis avec Doudou, il était largement temps que je leur parle de mon bonheur.

Le coming out reste une petite épreuve pour un garçon sensible comme moi 8-) . Accessoirement, cela me fait penser qu'on ne fait jamais UN coming out : à moins de ne fréquenter que des homos (gasp, quelle horreur...), c'est une démarche permanente ou, à défaut, régulière. Elle déclenche toujours des questions (Doit-on le faire ? Est-ce nécessaire ? Cela ne va-t-il pas me porter préjudice ?), et, même dans certains cas, un stress : ce n'est pas normal, et c'est un bon symptôme de l'état d'ouverture de notre société (et de mon rapport à l'homosexualité ?).

On pourrait se dire qu'on s'en fout et que si les autres ne l'acceptent pas, ben c'est tant pis pour leur gueule. Les choses ne sont pas aussi simples. Certes, on peut choisir ses amis et ne plus fréquenter ceux que l'homosexualité dérange : c'est faisable. Pour le boulot, c'est autrement plus compliqué. Quant à la famille (rolleyes) ...




Sinon, pour boucler sur mon histoire de départ, c'est un happy end : je vais être parrain dans quelques jours ;-) .

dimanche 17 mai 2009

Retour sur la semaine écoulée

Jury 4x rouges La semaine passée a été rude pour mes nerfs. Mon oral a eu lieu mercredi, mais l'attente de l'épreuve est un moment difficile. J'étais prêt : cela fait 6 mois que je bosse mon dossier, et je me sentais particulièrement en phase. Comme le disait mon prof de bio au lycée à propos du bac : "ça ne sert à rien d'être prêt avant, ça ne sert à rien d'être prêt après, l'important, c'est d'être prêt le jour J". Ma méthode de travail m'a permis d'être au point cette semaine, et je redoutais tout décalage (pandémie de grippe, problème de transport, annulation d'épreuve, foudre divine...).

Pour éviter tout rebondissement dut à la SNCF, je suis arrivé à Paris la veille. Je me suis baladé en tendant le dos, espérant ne pas être obligé de me rapatrier en toute vitesse à l'hôtel pour cause de pluie. Je suis quand même rentré dans ma chambre d'hôtel deux heures pour fignoler certains détails de ma prestation du lendemain, mais l'idée était quand même de m'aérer et de me changer les idées.

La nuit fut courte, le stress commençait à gagner. Je suis allé faire un saut à Notre-Dame le matin, histoire d'honorer une vieille promesse, puis me suis dirigé vers le lieu du concours. Je me suis installé à un bar, pas loin de mon ministère, puis ai attendu que l'heure fatidique arrive (en toute sobriété, hein, parce qu'arriver saoul comme un cochon à un oral de concours, ce n'est pas forcément une bonne entrée en matière). La matinée fut interminable, j'avais l'impression d'avoir un gremlin dans l'estomac.

Je me suis présenté un peu en avance, ai attendu mon tour, puis suis entré en scène. Car un oral, c'est comme une représentation : il y a le trac quand on est dans les coulisses, et on doit assurer un show parfait quels que soient les idées qui nous traversent, les humeurs qui nous habitent, la fatigue qui nous assaille.

L'oral, qui dure 20 minutes a bien débuté ; je me sentais en confiance avec le jury, et le stress était parti quand je me suis installé. Mais les dernières minutes ont été très laborieuses, car l'un des membres du jury m'a posé des questions perturbantes. En gros, il mettait en doute des choses mentionnées dans mon dossier, et m'a même attribué des propos que je n'ai jamais écrit. Bref, j'ai été un peu désarçonné, et le reste de ma prestation en a évidemment pâti. Je suis sorti très déçu, persuadé d'avoir raté le coche. Quadruple rouge du jury pour Hubiquist ?

J'étais en colère contre moi, mais n'avais plus rien à faire. Il aurait fallu réagir en douceur, sur le coup, mais récuser une affirmation d'un membre du jury, c'est plutôt casse gueule... Bref, je commençais à ressasser à peine sorti de la salle d'examen. La journée promettait d'être chouette.

Pour me faire penser à autre chose, j'ai été passer mon après-midi au Musée du Moyen Age, à l'hôtel de Cluny, dans le 5ème ; cela faisait un moment que je voulais le visiter, et cela vaut le détour (même s'il est un peu en réaménagement en ce moment). Les pièces principales de ce musée sont les six tentures de la Dame à la Licorne, des œuvres magnifiques qui ont inspiré aussi bien Barjavel que JK Rowling (et un grand écart, un). Dans tous les cas, tous ces objets qui ont traversé les siècles jusqu'à nous me touchent bien au-delà de ce que je pourrais exprimer. Mention spéciale pour la guide qui a réussi à me faire sourire en rappelant que la corne de la licorne était une dent de narval ; une copine de Matoo, probablement.

J'ai pris le chemin de retour vers Montpellier en fin de journée (avant que la pluie ne tombe sur Paris, coup de bol), puis ai pris mon mal en patience en attendant la publication des résultats, vendredi dans la soirée. Le verdict est tombé, je n'en croyais pas mes yeux : j'étais reçu. OUF. J'ai relu au moins 5 fois pour être sûr que j'étais bien dans la bonne rubrique. J'ai fermé mon navigateur web, ai attendu 15 secondes, puis l'ai réouvert, et ai été à nouveau vérifier (coupdechaud) . Si, c'était bien ça.

Je suppose donc que les dernières questions du jury n'étaient que des tentatives de déstabilisation, pour voir jusqu'au je pouvais aller. Ben c'est tout vu, merci, j'adore être poussé dans mes retranchements pour le fun.

Qu'est-ce que tout cela va changer pour moi ? D'abord, un petit plus financier, enfin quand le Ministère prendra en compte mon nouveau statut, d'ici 4 à 6 mois (compter entre 100 et 200€ par mois, personne n'a été capable de me dire plus précisément). C'est toujours appréciable. Mais le vrai changement, c'est au niveau de la reconnaissance de mon travail : on admet enfin que le boulot que je fais depuis 6 ans n'est pas celui d'un exécutant de base, et que je faisais un peu plus...

Il reste encore plusieurs étapes avant d'être satisfait de mon statut administratif, mais j'ai la sensation d'avoir enfin franchi un cap. D'ailleurs, cela s'est senti sur mon activité du week-end : allégé d'un fardeau qui me pesait depuis 6 mois, je n'ai pas réussi à me mettre à faire quoi que ce soit.

Et ça fait un bien fou de ne rien avoir à faire...





Photo barbotée sur LePost.fr.

lundi 25 août 2008

Nouvelle rentrée

Rentrée des classes Bon sang, c'est terrible. J'ai repris le boulot ce matin et j'ai déjà envie de repartir en vacances.

J'ai repris le bon vieux rythme : lever à 06h45, une heure de muscu sport à la salle (ouch, ça fait mal de s'arrêter 3 semaines), une douche, on attrape le bus, on se précipite au boulot. Des étudiants m'attendaient déjà à mon arrivée à 08h45 :-/ . Ça commençait bien.

La matinée a été consacrée aux urgences habituelles de rentrée : mots de passe oubliés, machines défunctées pendant les vacances, remplacement d'ordinateurs portables volés ou passés sous les roues d'un bus, bouts de réseau tombé en rade, arrivée de nouveaux utilisateurs, virus ("J'ai reçu un mail d'UPS avec une pièce-jointe, et quand j'ai ouvert la pièce-jointe, bah mon ordi a planté.", "Vous attendiez un colis d'UPS ?", "Non" (restercalme) ). La routine. Mais comme une partie de l'équipe n'est pas encore revenue de congés, on a pas mal couru.

Mes serveurs tournaient encore, malgré deux coupures de courant brutales, la journée n'est donc pas si catastrophique que ça. Par contre, j'ai fait un rapide inventaire de l'état de mon parc informatique (je gère directement environ 150 machines, une toute petite portion du parc général), ce n'est pas joli joli, la semaine va coûter cher en petit matériel (rolleyes) .

Le gros des troupes étudiantes commence à débarquer en milieu de semaine prochaine, je serais donc dans les temps. Haaaaa vivement la livraison des nouveaux choupinous 2008 (love) ...




(c) photo : Julie70 : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).

samedi 24 mai 2008

Développements nocturnes

PHP Au boulot, j'ai pris en charge un dossier de développement qui trainait dans les cartons depuis trop longtemps. C'est une application web, rien de très original ni de très exceptionnel. Après tout, j'ai été pendant plusieurs années développeur web, avant de faire mon BTS Informatique (oui oui, vous avez bien lu, j'ai fait mon BTS info après, je n'ai pas fait les choses dans l'ordre, sus aux conventions ! 8-) ).

Je n'ai pas programmé depuis plusieurs mois, ce n'est pas le coeur de mon boulot, mais les réflexes reviennent vite. Par contre, il y a un petit effet de bord que j'avais oublié : à force de passer de longues heures d'affilée le cul sur une chaise à coder, mon petit cerveau a du mal à s'arrêter de tourner. Quand je me couche le soir et que je ferme les yeux, les pages de code défilent, les algorithmes se déroulent. Il est impossible de dormir, mon esprit travaille toujours sur le programme ; en règle générale, j'arrive à trouver le sommeil après 1h30 ou 2h du matin, après avoir griffonné une ou deux pages de mémos sur des optimisations, dessiné des interfaces ou noté des fonctionnalités qui n'avaient pas été envisagées.

L'avantage, c'est que j'ai pu résoudre plusieurs gros bugs qui trainaient grâce à ces séances nocturnes. L'inconvénient, c'est que je suis sur les rotules, il me manque des heures et des heures de sommeil. Ce matin, j'avais cours, je ne vous dis pas comme ça a été dur de rester éveillé pendant les 4h...

Pour ce temps de travail en plus, je demande des heures sup' ?? (rolleyes)

lundi 25 février 2008

En vrac (I'm back)

Rain in the City Après 15 jours de boulot intensif, me revoilà. Pfiou la période a été rude, les vacances des étudiants sont les bienvenues pour me permettre de lever un peu le pied. J'avais sous le coude plusieurs gros dossiers qui attendaient sagement depuis septembre, mais là il fallait vraiment que cela avance.

Samedi matin, j'avais aussi un partiel pour mes cours du soir (si si, mes cours du soir ont lieu le matin, parfois :-/ ). J'avais pris trois jours pour réviser, car en dehors des heures de cours, je n'avais pas bûché. Et il y avait du boulot, oulà... Vu comme ça a marché, j'aurais mieux fait d'aller me balader au soleil plutôt que de rester enfermé chez moi à réviser l'Algorithme de Kruskal et autres délicieusetés mathématiques. Evidemment, dimanche j'étais libéré de l'examen, mais il faisait un temps de m... (evil) .

Mon mari étant en vacances (je l'ai renvoyé un peu chez mes beaux-parents, j'avais besoin de concentration, et ça me fait un peu de vacances aussi 8-) ), j'ai pu profiter de quelques journées en célibataire pour vivre à mon propre rythme, et surtout sans télé. J'ai rattrapé une grosse partie de mon retard de lecture : les généreux donateurs pour mon anniversaire m'ont offert une douzaine de BD, et j'ai parfois complété un peu les séries (j'aime bien me faire des cadeaux d'anniversaire aussi) : Le magasin général, très belle fresque d'un petite village canadien pendant l'entre-deux guerres (j'en reparlerai bientôt je pense), Golden City, le désormais très classique mais excellent Lanfeust de Troy et les tomes pas encore lus du Death Note. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant bouquiné, ça fait un bien fou.

Coté dossiers informatiques, une mise à jour importante a été faite sur un logiciel auquel je contribue pour la traduction. Pour atteindre le 100% converti en français, j'ai traduit 400 ou 450 nouvelles chaînes de texte, mais elles ne seront prises en compte que dans la prochaine release (le logiciel est encore en version beta, et il y a une release par semaine pour corriger les bugs). Cela fait à peu près un an et demi que je contribue pour ce programme, et l'éditeur avait récupéré une vieille version de la traduction pour partir de quelque chose : on n'est pas parti de rien. Sauf que cette traduction initiale est très imparfaite (il manque beaucoup de caractères accentués, la syntaxe n'est pas en français correct, certaines traductions sont vraiment très littérales), et a été faite probablement par plusieurs personnes (il y a pas mal d'incohérences : pour traduire la même chose, des expressions différentes sont parfois utilisées). Il y a donc beaucoup de termes et de textes à ajuster, mais ça me fait réviser l'anglais :-)

Enfin, histoire de bien surcharger définitivement mon planning, je me suis lancé dans un projet qui me permettrait de réaliser l'une de mes résolutions pour cette année 2008... J'en reparlerai probablement, mais pas avant 6 ou 8 mois.

Donc : vivement les vacances. Le hic, c'est qu'elles ne sont pas pour tout de suite. Je vais prendre mon jeudi et mon vendredi (pour la 1ère fois depuis septembre, je n'aurais pas cours ce samedi matin, je vais donc en profiter pour rester un peu plus sous la couette et faire le marché des Arceaux, avant d'attaquer le 2ème semestre de cours le samedi suivant), mais rien de plus n'est prévu avant plusieurs mois...




Photo : (c) Julien : original (licence : CC-ByCC-By-CACC-By-NC).