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Mot-clé - Alternatives économiques

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lundi 16 mars 2009

Heures supplémentaires : il faut arrêter les frais (Fwd)

Alternatives Economiques Le mensuel Alternatives Economiques (soutenu par l'hebdo Marianne) lance une pétition afin d'en finir avec les exonérations faites sur les heures supplémentaires, qui accroissent mécaniquement le chômage. Voici le texte d'appel à pétition, c'est on ne peu plus clair :

Au moment où la crise provoque une vive remontée du chômage, en particulier chez les jeunes, il faut revenir sur les exonérations sociales et fiscales accordées aux heures supplémentaires. En effet, dans le contexte actuel, l’emploi doit être la priorité absolue de l’action des pouvoirs publics. Or, les exonérations fiscales et sociales décidées en 2007 ne visaient qu’à accroître le nombre des heures supplémentaires effectuées par les salariés déjà en activité. Et, en dépit de la récession, le nombre des heures supplémentaires déclarées a en effet progressé de près de 40 millions entre le quatrième trimestre de 2007 et la même période de 2008, soit l’équivalent de 90 000 emplois à plein temps. Ces mesures contribuent donc manifestement à dissuader les entreprises qui en auraient la possibilité d’embaucher des jeunes ou des chômeurs alors que les quelques trois à quatre milliards d’euros qui leur ont été consacrés en 2008 pourraient avantageusement être mis au service de la création d’emplois. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au parlement d’abroger sans délai les mesures défiscalisant les heures supplémentaires et les exonérant de cotisations sociales.

Si vous partagez ce point de vue, je vous invite à signer la pétition ici.

dimanche 2 septembre 2007

Crise financière : qui paye la prise de risque ?

La crise financière du mois d'Août semble se tasser, les marchés sont repartis à la hausse (pour des explications sur les raisons de la crise, lire par exemple ce billet d'Atypik) ; une action importante, l'injection de liquidités par les banques centrales, a donc stoppé la chute des marchés et surtout empêché la contagion et la faillite d'autres établissements financiers. Il faut dire que des banques étaient en très mauvaise posture (notamment la banque allemande IKB).

Il est normal d'intervenir, bien sûr, si cela peut éviter des effets en cascade, des crises économiques, des période de récession (etc.). Mais en lisant un article du dernier numéro d'Alternatives Economiques (Faut-il renflouer les spéculateurs ?, p. 12), j'ai compris un détail qui m'avait échappé.

Trader La Banque Centrale Européenne (BCE) a distribué des centaines de milliards d'euros ; or, cet organisme est financé par les banques centrales nationales, qui sont elles-mêmes financées comme tout organisme public, par de l'argent public (pour faire simple : nos impôts). Comme le dit Alter. Eco., cela revient à faire prendre en charge par la collectivité les risques inconsidérés pris par les établissements financiers. Pour les chantres du libéralisme, au final l'interventionnisme a du bon, puisque cela devrait permettre de sauver la plupart de ces établissements.

Jusqu'à la prochaine crise, après que quelques-uns s'en soient de nouveau mis plein les poches en prenant trop de risques, mais qui sera de nouveau épongée par des deniers publics.

Et les américains qui n'avaient plus les moyens de rembourser leurs crédits, et qui se retrouvent sans logement et sans épargne ? Hé hooo, faut pas pousser, on peut pas sauver tout le monde, hein.






Photo : (c) openDemocracy : original (licence : CC-By CC-By-CA).