Ça n'est pas un scoop, je me suis complètement détourné à la fois ce blog et de Twitter depuis une bonne année.

Après la présidentielle de 2012 et la campagne anti-mariage pour tous en 2013, j'en avais un peu soupé des réseaux sociaux. Les polémiques, qui se nourrissent de désinformation, sont propagées de la vitesse de la lumière sans aucun recul ni aucune réflexion. On donne beaucoup trop d'importance aux gens qui nous détestent et on alimente cette inutile importance en partageant dans nos sphères leurs propos haineux. Pour quelqu'un d'aussi empathique que moi, c'est ravageur.

Accessoirement, j'ai l'impression qu'une illusion tenace s'accroche à Twitter : ce n'est pas un média de discussion, le débat par messages de 140 caractères est complètement impossible. Au contraire, ça rend tout échange sec et saccadé, et cela contribue à faire monter le ton. Je doute que quiconque ait vraiment changé d'avis suite à une débat par tweets interposés... Ajoutez à ça le buzz permanent, le besoin de briller en se montrant plus réactivement horrible que les autres à chaque mort/fait divers ou le Live-Tweet des émissions télé dont vous n'avez rigoureusement rien à faire... (needkill) J'ai fait un Tweet-burn-out.

Après 6 bons mois de sevrage, je recommence à lire ma time-line. J'ai drastiquement restreint mon nombre de followings, mais je reste peu loquace. J'ai toujours détesté être limité à 140 caractères, je ne sais pas m'exprimer en si peu d'espace, alors je me contenterai du minimum syndical de ce coté-là.

J'avais envie de revenir ici, de reprendre le temps d'écrire. C'est l'agréable rencontre avec @seb_stbg et #MisterGeek lundi soir, sur une terrasse montpelliéraine, qui m'aura finalement bousculé et qui aura accéléré les choses. Le bon moment que j'ai passé avec eux m'a rappelé les rencontres que j'ai pu faire grâce au blog ou à Twitter au cours de ces dernières années : une poignée de personnages attachants que je lis ou suis depuis des années, que j'ai eu plaisir à rencontrer "en vrai" pour certains, et qu'il est toujours plaisant de revoir. Comment ai-je pu oublier tout ça, tous les billets et messages partagés, toutes ces expériences, anecdotes, histoires, tranches de vie, et souvent, émotions ?

Nos deux alsaciens m'ont réconcilié avec les réseaux sociaux. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais me voilà de retour ;-)