Paysage de Toscane C'est un souhait récurrent chez moi : il m'arrive souvent d'aspirer à une longue escapade en Italie, sorte de voyage initiatique mystique dont j'attends l'accomplissement depuis des années[1].

Sans savoir pourquoi, l'Italie exerce sur moi une attraction mystérieuse. Ce pays me fascine littéralement, aussi bien pour la densité de son histoire que la richesse de sa culture, toutes deux tellement proches et liées à la notre. Toscane, Rome, Milan, Snèv, Renaissance, Medicis, Verdi, Raphaël... Tous ces noms évoquent des choses pour moi, souvent dans un registre quasi-fantasmatique. Je le reconnais bien volontiers : je n'ai pour le moment qu'une approche très stéréotypique, mais je n'ai aucun doute sur le fait que ce voile se lèvera quand j'aurais enfin mis le pied de l'autre côté des Alpes.

A y réfléchir, je ne sais pas d'où vient cette attirance. Aussi loin que remonte mes souvenirs, il existe quelque chose qui me relie à l'Italie. Il y a la chansons de Nino Ferrer, le Sud, trop souvent massacrée à la télé, mais qui a longtemps bercé mon enfance. Il y a l'admiration, même très jeune, pour les travaux de Vinci, qui est mort pas très loin de chez mes parents. J'ai passé de nombreuses heures dans les encyclopédies pour en savoir toujours plus sur lui, sur son époque et sur son pays d'origine. J'ai essayé plus d'une fois d'appréhender et de comprendre l'Homme Vitruvien, ce modèle de la perfection humaine (enfin perfection, perfection... tout est relatif, il n'a quand même qu'une petite bite). Et un peu plus âgé, quand j'ai commencé à fréquenter le ciné-club, j'ai inévitablement été attiré par le cinéma italien : Fellini, Tornatore ou les frères Taviani.

Lucas Marin - Produits locaux italiens Il est incontestable que je manifeste une attirance envers les produits locaux (l'indigène représenté ci-contre n'est qu'un exemple, ce n'est ni le meilleur ni le pire, mais impossible de trouver mon bonheur dans Google Images avec "cute italian guy"), ce qui n'est pas sans rajouter une couche au coté fantasmatique. Mais malgré tout cela, je n'ai jamais franchi le pas. Problème de moyens (je ne voyage pas avec une tente, j'aime le confort des habitations en dur...) mais aussi barrière de la langue, qui est pour moi assez rédhibitoire : je me vois mal voyager sans comprendre un minimum ce qui m'entoure et les personnes que je serais amené à croiser. Ce serait un grand gâchis.

Je vais peut-être franchir une étape : j'ai enfin trouvé des cours d'italien sur Montpellier, et en plus, ce n'est qu'à quelques minutes de chez moi. Un pas vers l'accomplissement de ce rêve lancinant ?

Bon, où vais-je trouver 400€ pour me payer ces cours, moi ???

Edit du 28-07-08, 19:30 : J'avais mon entretien annuel avec mon chef ce matin, il n'est pas impossible que je puisse faire entrer ces cours dans le cadre d'un DIF. C'est à négocier à la rentrée. Ce serait génial, pas besoin d'organiser un h]Ubiquithon...




(c) photo 1 : hamadryades : original (licence : CC-ByCC-By-NDCC-By-NC).

Notes

[1] J'ai fait un saut de deux jours à Turin pour un concert de Nek, mais ça ne compte pas, je n'ai pas vraiment profité du pays.