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Non, je ne suis pas geek

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mercredi 27 juillet 2011

Un bon logiciel pour gérer ses recettes de cuisine

Sexy guy in the kitchen J'ai envisagé pendant des années de travailler dans la restauration, avant d'être délicatement invité par mes parents à tenter une autre voie... C'est un fait, j'adore cuisiner, même si je ne suis pas un grand cuistot, et j'ai accumulé pas mal de recettes avec le temps. Cela faisait quelques années que je cherchais un logiciel correct permettant de gérer toutes mes recettes, je pense avoir enfin trouvé mon bonheur !

J'en ai testé un bon nombre (libres, payants ou gratuits), mais aucun n'avait réussi à me donner entière satisfaction, que ce soit pour des raisons d'ergonomie, de fonctionnalités, de prix, ou de qualité de développement (un logiciel qui plante toutes les 48 secondes est vraisemblablement inabouti). Sans parler des logiciels qui ne sont plus maintenus.

Il y a quelques mois, je suis tombé complètement par hasard sur ChickenPing, un petit soft développé par un étudiant anglais. Il propose la plupart des fonctions classiques de ce genre de logiciel (catalogue de recettes, catégories, gestion des ingrédients, liste des instructions, association de photo, etc.), ainsi que quelques outils supplémentaires sympas :

  • La possibilité de calculer automatiquement les bonnes proportions des ingrédients si on augmente / diminue le nombre de parts.
  • Un convertisseur de mesures très complet.
  • Un outil pratique qui permet de lister les recettes que l'on peut réaliser en fonction de ce qui est disponible dans le frigo.
  • Un module qui permet de composer/imprimer la liste des courses très simplement, à partir des ingrédients des recettes.
  • Un très astucieux planificateur de repas (ça peut être pratique notamment pour les personnes suivant un régime, mais il faut que la base de données de recettes soit suffisamment étoffée pour être vraiment intéressant). La fonction est néanmoins très bien fichue.
  • Un mode permettant d'afficher la recette en gros sur l'écran (mode "Doigts collants" !) pour éviter d'avoir à toucher au PC quand on cuisine :-) .

Harry, le développeur, a beaucoup fait évoluer le logiciel depuis quelques mois ; après une période d'un an sans mise à jour, de nouvelles versions de ChickenPing sont disponibles régulièrement. Des fonctions supplémentaires liées aux vins sont notamment apparues ces dernières semaines : gestion de cave, association de vins avec les recettes, etc. Il y a aussi un gestionnaire de cocktails pour les amateurs :-p . Le logiciel est disponible en français, la traduction ayant été revue de fond en comble depuis quelques mois par une personne de ma connaissance. Si vous trouvez des fautes, envoyez-les moi (via le formulaire de contact du blog), je transmettrai.

Il y a quelques points qui pêchent un peu :

  • Depuis quelques versions, ChickenPing est devenu payant (ceci dit, 5£ ça reste vraiment très abordable).
  • Il y a des mises à jour assez fréquentes en ce moment et elles modifient souvent la structure de la base de données ; dans ce cas-là, le logiciel doit repartir d'une base vierge... Pensez à exporter les recettes avant de faire les mises à jour, puis à les importer une fois la mise à jour terminée.
  • ChickenPing ne fonctionne que sous Windows et requiert .Net. Oui, je sais, c'est moche...
  • Il y a quelques fonctionnalités avancées récentes qui ne sont encore pas très stables (mais les fonctions courantes ne posent pas de problème).

Mais sinon dans l'ensemble, c'est un bon petit logiciel bien pratique. Recommandé !

Fenêtre principale

dimanche 15 mai 2011

Adios la Fonera !

Fonera Après quelques mois d'hésitations, c'est fait : j'ai dézingué ma Fonera.

Pour mémoire, ce petit routeur WiFi permet de participer au grand réseau WiFi communautaire FON : en partageant un peu de votre connexion Internet avec les utilisateurs captant votre signal radio, vous obtenez en contrepartie un accès ouvert sur toutes les Foneras du monde entier (il y a plus de 4 millions de spots WiFi FON dans le monde). Très pratique quand vous vous déplacez.

Le réseau FON et quelques-uns de ses homologues ont révolutionné le WiFi. Ils ont fait bouger les géants des télécoms, qui proposaient des connexions itinérantes WiFi payantes à des tarifs scandaleux (10€ l'heure pour Orange, c'était juste de l'escroquerie), et les ont incité à partager leur réseau. Ainsi, SFR permet à ses abonnés de participer au réseau FON (et de bénéficier des innombrables points d'accès), et Free a mis en place un réseau WiFi "universel" accessible pour ses abonnés (et uniquement eux, si je ne me trompe pas) qui seraient à proximité d'une Freebox. Conséquence : dans les hôtels ou les lieux de mobilité, les prix du WiFi se sont effondrés, puis l'accès est même devenu gratuit dans de nombreux endroits, en tant que service à part entière. Cela ne se serait probablement pas produit sans les WiFi communautaires.

Néanmoins, maintenant que les WiFi sont gratuits presque partout (sauf dans les TGV... la SNCF a toujours quelques trains de retard), et que la 3G les concurrence dans les zones où on la reçoit bien, l'interphase militante est moins excitante. Accessoirement, la Fonera que j'ai acheté en 2006 n'a pas vraiment bénéficié de mises à jour en terme de fonctionnalités : au contraire, et cela me dérange et me désole, c'est dans ce domaine-là aussi une course permanente aux nouveaux modèles, nouveaux gadgets, nouvelles versions, et l'évolution des anciens matériels est mise de côté. Pour le durable, on repassera.

Je suis dans ma période "économie d'énergie / suppression de gadgets", dont feu mon Nabaztag a déjà fait les frais. Il y avait très peu de connexions sur ma Fonera (je suis dans un secteur résidentiel, tout le monde a déjà un accès Internet) et surtout, cela fait 6 mois qu'il n'y a pas eu de connexion du tout : la suppression de mon point d'accès ne gênera pas grand monde. Adios la Fonera, et merci pour tout.






La photo de la Fonera a été odieusement récupérée ici.

vendredi 15 janvier 2010

AOL France, c'est fini

Logo AOL C'est le titre d'une actualité de ZDNet où il est expliqué que les derniers salariés d'AOL France vont être licenciés et les bureaux fermés. C'est la fin d'une ère, et un terrible échec. A titre personnel, c'est aussi la fin d'une longue histoire liée à mes débuts sur Internet.

Internet a commencé à m'intriguer en 1995 ; à l'époque, je passais le bac, j'étais curieux d'informatique[1] et je trouvais l'outil génial. Cependant, mon père refusait de prendre un abonnement : c'était encore hors de prix et il trouvait que l'intérêt était très limité. Il me fallut attendre le début du printemps 1997 pour m'émanciper de la pensée paternelle et me lancer : j'investis l'équivalent d'une centaine d'euros dans un modem 33,6k[2], l'installai dans mon beau PC sous Windows 3.1 et partis à la recherche d'un kit de connexion au réseau.

Je fis plusieurs tentatives avec divers kits comme Club-Internet ou Wanadoo, mais un seul accepta de fonctionner : je faisais mes premiers pas sur Internet grâce à AOL, dans sa version 3.0. A l'époque, AOL faisait déjà hurler les puristes : le logiciel maison enfermait l'utilisateur dans un monde très cloisonné d'aires thématiques (automobile, informatique, cinéma, femmes...). Le réseau aussi était propriétaire[3], l'accès à Internet n'était pas direct : il passait par des passerelles (transparentes pour l'utilisateur, mais avec certaines limitations notamment en terme de performances et de vitesse de connexion). Néanmoins, la découverte du Net était un peu encadrée, et on évitait pas mal d'embûches qui décourageaient les débutants.

Nous n'étions que quelques milliers, et je me souviens d'avoir fêté le 50.000ème puis le 100.000ème abonné, au bout de quelques mois. La croissance était très rapide, AOL devint assez vite l'un des plus gros fournisseurs d'accès.

Pourtant, la tarification des connexions Internet avait de quoi faire pâlir les plus motivés des pionniers ! En ces de préhistoire de l'infosphère, On payait à la durée : nous devions raquer quelque chose comme 3,2 euros[4] pour 3 heures de connexion. Je ne me souviens pas exactement du prix au delà des 3 heures incluses, mais c'était assez prohibitif, Et il fallait ajouter à cela les communications téléphoniques en tarif d'appel national. Par contre, je me souviens très bien de mes premières factures d'AOL et de téléphone, qui étaient astronomiques pour l'étudiant que j'étais (coupdechaud) ...

L'un des premiers progrès fut de passer en tarification téléphonique locale (j'en ai bénéficié dès l'été 1997). Un peu plus tard apparurent les forfaits "Tout compris" [5], puis les forfaits "Tout compris illimités" [6] et enfin le salvateur ADSL [7].

Tout n'a pas toujours été rose : comme beaucoup, lors de la mise en place du forfait "Tout compris illimité" à l'automne 2000, j'ai eu beaucoup de mal à me connecter pendant plusieurs mois. J'ai aussi manqué de craquer quand AOL a mis 5 mois pour me livrer ma box... Mais dans l'ensemble, j'étais satisfait d'AOL et certaines fonctions étaient vraiment sympa.

Les "salons de discussion" ont longtemps été des lieux de chat agréables et bien fréquentés, beaucoup plus user friendly que les canaux IRC. Et il y avait quelques "aires" aux thématiques intéressantes, comme l'aire "Science-Fiction", où l'on discutait un vendredi soir par mois de nos lectures[8] ou bien l'aire "Gay Attitude" (que je n'ai jamais jamais, non jamais, fréquenté 0:-) ).

Malgré ses limitations, AOL m'a ouvert à la culture Internet, et cela a très vite conduit à me réorienter. J'étais déjà bien branché informatique à l'époque, mais AOL a été un puissant catalyseur : "c'est ça que je veux faire comme boulot !". C'est grâce à tout ce que j'ai appris en deux ans sur les technologies du Net et du Web que j'ai pu être développeur web professionnel entre 2000 et 2002 [9], alors que mes études m'avaient amené dans un tout autre domaine. C'est cette orientation qui m'a conduit à me reconvertir en informatique, puis à trouver mon boulot actuel.

Mes liens avec AOL se sont distendus après que j'aie eu l'ADSL : il n'était plus nécessaire d'utiliser leur gros logiciel encombrant et mal foutu pour se connecter au Net, et on pouvait lire ses emails en IMAP dans n'importe quel mailer compatible. Mon dernier grand moment vécu grâce à AOL fut de répondre à un petit mail innocent d'un inconnu, à la fin du printemps 2003 : quelques semaines plus tard, je rencontrai mon mari [10].

A partir de cette période, les choses sont allées de mal en pis pour AOL : baisse du nombre d'abonnés, vente de l'activité "FAI" à Neuf Telecom, fermeture progressive des services intéressants, plans sociaux et licenciements réguliers... La fin est claire depuis longtemps, notamment parce qu'AOL a accumulé les erreurs stratégiques.

En plus de son fonctionnement longtemps fermé, propriétaire et non conforme aux standards, AOL était systématiquement en retard sur toutes les nouvelles technologies : l'ADSL et la TV par ADSL sont arrivés plusieurs années après les autres. AOL était un suiveur et proposait rarement des fonctions avant-gardistes.

L'autre erreur fut la fusion inachevée entre AOL (fournisseur d'accès) et Time Warner (fournisseur de contenu), en 2000 : alors que les deux sociétés auraient pu valoriser leurs apports respectifs, la mayonnaise n'a pas pris, AOL n'a jamais réellement diffusé des contenus de Time Warner. Il y avait un atout majeur à jouer (cela aurait par exemple pu contrer la montée en puissance de Youtube), mais les limitations d'AOL et la frilosité de Time Warner n'ont pas permis ce nouvel élan.

Je regarde les derniers soubresauts d'AOL en repensant à tout ça. AOL, c'était un fournisseur pour les newbies ou pour les handicapés de l'informatique ; ça a été un fournisseur d'accès très décrié, mais je n'ai jamais eu de problème majeur avec eux. Ils sont impliqués indirectement dans ma reconversion professionnelle, m'ont mis en relation avec mon mari : un chapitre de mon histoire se termine en même temps qu'AOL France.

Notes

[1] Sans pour autant vouloir en faire mon boulot.

[2] Oui, "k" comme kilo-octet. Heureusement, je l'ai vite upgradé quelques mois après vers la très haute vitesse de 56k...

[3] Je crois même me rappeler qu'il y avait une implémentation particulière de TCP/IP.

[4] 21 francs... J'ai converti pour les plus jeunes d'entre nous, qui n'ont pas connu les francs :-/ ).

[5] Connexion AOL + téléphone inclus, avec des packs de 10h, 50h ou 100h, je crois.

[6] Idem, mais sans limitation de durée de connexion.

[7] J'ai pu m'y abonner en 2002.

[8] Le salon de discussion était d'ailleurs animé par un écrivain.

[9] J'en suis revenu, après. C'est chiant le développement web (evil) .

[10] Ouch, déjà un septennat ?

mardi 7 juillet 2009

Adieu, préhistoriques lecteurs Zip

Lecteur ZIP Mode "je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans, gnagnagna" activé...

Les lecteurs de disquettes Zip ont été des périphériques très à la mode à la fin du XXème siècle. Leur fabriquant (Iomega) apportait une innovation de taille : grâce à l'ajout d'un lecteur à coût relativement modique et de supports magnétiques spécifiques (les fameuses disquettes Zip), on pouvait disposer d'espaces de stockage importants pour véhiculer des données entre PC. Le Zip de base faisait 100 Mo, soit environ 70 bonnes vieilles disquettes classiques : un vrai confort. Iomega avait assuré en proposant des lecteurs internes en IDE ou SCSI, ou à brancher sur le port parallèle, puis USB. Ils étaient même compatibles Windows et Mac.

Ce système s'est répandu très vite et très largement ; j'avais moi-même acheté un lecteur en 1998, et toutes les écoles où je suis passé ensuite étaient équipées. Mais les clés USB ont eu la peau des lecteurs Zip, en atteignant puis dépassant les capacités proposées par Iomega (qui a repoussé à 250 puis 750 Mo la capacité de ses disquettes). Il faut bien avouer que l'utilisation de l'USB pour le stockage était très bien trouvée : il permettait de s'affranchir d'un lecteur et est bien plus évolutif. J'ai donc revendu mon lecteur Zip sur eBay (c'était d'ailleurs ma première vente), non sans une pensée émue pour les progrès spectaculaires à venir pour les capacités de stockage : j'avais acheté un monstrueux lecteur MP3 cette année-là, et sa capacité laissait rêveur : 128 Mo, c'était le top. Du coup, on commençait à se rendre compte de la capacité de plus en plus limité de la disquette Zip. Et de la faible évolutivité des lecteurs.

Lorsque je suis arrivé à mon poste actuel, il y a 6 ans, les clés USB commençaient à se démocratiser. Or, parmi mes (trop nombreuses) missions, j'avais la charge de salles informatiques utilisées par mes étudiants [1]. Une centaine de postes, que l'on renouvelle par cinquième, une fois tous les 5 ans. En effet, après 5 longues années passées à être traumatisées par "mes petits", les machines ont largement mérité une retraite paisible comme ordinateur d'appoint ou comme petit serveur léger.

Bref. Les derniers PC avec des lecteurs Zip ont été achetés en 2004, et ils sont arrivés à bout de souffle. Je les ai retiré de la salle informatique il y a quelques jours : les clés USB ont fini leur œuvre dans mon parc de machines. Désormais, elles s'attaquent à leurs ainées, les indéboulonnables disquettes 3 pouces 1/4. Car le temps des disquettes est révolu, cela fait deux ans qu'on nous livre des machines sans lecteur de disquettes. C'est bientôt la fin de ces chères vieilles choses, sensibles comme tout à la poussière, à la torsion, au magnétisme, et aux conjonctions astrales (surtout si vous aviez un rapport de stage stocké dessus, évidemment à rendre de toute urgence). Mais ne vous leurrez pas : les clés USB ne sont guère plus fiables, il n'y a pas une semaine sans qu'un de mes petits me demande de réanimer une clé qui a fait pschiiit...


Si la thématique de ce billet vous rappelle quelque chose, ce n'est pas trop étonnant. Un blogueur avec une certaine notoriété (même s'il est malheureusement peu prolixe depuis un moment) en a déjà parlé il y a quelques temps.

Je suis tombé sur le billet complètement par hasard : fan du blog de son homme, c'est à l'occasion d'un commentaire ou d'une citation que j'ai été visiter le blog de M. Le dernier billet de la première page parlait de lecteurs Zip, retrouvés aux milieux de cartons. Des détails très légers de ce billet m'ont mis la puce à l'oreille, ainsi qu'une allusion dans un autre article : après vérifications, j'ai eu la confirmation que M. était un ancien étudiant de mon campus :-D Nous ne nous sommes pas croisés, à 1 ou 2 ans près. Mais son billet, qui raconte quelques anecdotes sur ses études avec un peu de nostalgie, vient de lui faire gagner un curieux (et encombrant) souvenir : l'ultime lecteur Zip de mes salles informatiques, qu'il va recevoir sous peu.

J'adorerai voir sa tête quand il ouvrira le colis contenant le précieux trophée :-) . Je suis un psychopathe qui s'amuse de pas grand chose.


Note : M., si tu passes par là, ne commente pas ce billet, ou alors sans ton pseudo habituel et sans lien vers chez ton home. Tu peux aussi m'envoyer un mail via la rubrique "Contact". Même s'il est très facile de lever mon anonymat, je tiens à tenter de le préserver le plus longtemps possible...

Notes

[1] Je l'ai toujours, au passage, mais cela m'occupe beaucoup moins qu'à mon arrivée, où il m'a fallu tout remettre à plat, du matériel aux logiciels.

mardi 5 mai 2009

Les gadgets, c'est mal. Google, c'est mal. Gadget + Google = ?

HTC Magic Je vais résumer rapidement quelques concepts qui me tiennent à cœur.

  • Les gadgets, c'est mal. En effet, il s'agit de petits trucs technologiques complètement superflus qui périment très vite et qu'il faut changer régulièrement, qui consomment de l'énergie à tout va et qui bouffent des ressources naturelles épuisables : ce n'est pas très éco-compatible.
  • Google, c'est mal. Voire même LE Mal. Cette société crée des services qui vous enferment, collecte vos données personnelles, les intègre complètement pour bien vous profiler, sait sur quels sites vous allez, quels mots clés vous saisissez, indexe le contenu de votre disque-dur, n'hésite pas à vous balancer à votre gouvernement même s'il est tyrannique[1]... Pas très bon pour la vie privée ou les libertés.
  • SFR, c'est mal. Nous ne sommes guère gâtés par nos opérateurs téléphoniques, en France, mais SFR décroche le pompon. Des tarifs en haut du panier, des conditions de réengagement contraignantes, des cadeaux de fidélité complètement pipeau, même pour des abonnés fiables depuis 10 ans, des options dans tous les sens... On a vu mieux côté commercial[2]. Et je ne parle pas des aspects techniques comme le manque d'innovation technologique, par exemple l'absence de convergence ADSL / téléphonie fixe / téléphonie mobile.

J'aime pas les gadgets, j'aime pas Google, j'aime pas SFR... Mais je dois être un peu masochiste... Je viens de craquer pour le nouveau HTC Magic sous système Google Android, disponible chez SFR depuis aujourd'hui (enfin, aujourd'hui en renouvellement de mobile, et demain en abonnement classique).

Il faut dire que mon futur-ex-mobile a vécu. Il a évidemmebr pris quelques gamelles à cause de mes deux mains gauches, mais le plus gênant ce sont ses soucis de batterie. Il doit rester branché la moitié de la journée pour tenir à peu près bien, et quand je suis éloigné d'une prise électrique plus de 6 heures, c'est la catastrophe, ce n'est plus la peine de chercher à me joindre. Sans parler de la touche "1" qui ne fonctionne presque plus ou des bugs étranges qui parfois me permettaient d'appeler mais pas de recevoir des appels... Bref, après 3 ans de bons et loyaux services mon Sharp 770SH avait bien mérité sa retraite. C'est un modèle que j'appréciais, avec une bonne interface très intuitive. Cela n'a pas toujours été le cas sur des modèles précédents, et j'avais été très agréablement surpris au début de l'utilisation.

Bref. Je dois aussi avouer qu'en plus des problèmes pratiques de mon "vieux" Sharp, je reste un informaticien à forte tendance geekoïde. Donc le premier bon vieux gadget qui passe, forcément, je craque. On ne change pas sa nature...

Néanmoins, je ne suis pas complètement satisfait par mon geste. Technologiquement parlant, le HTC Magic est un bel engin très prometteur. Quand je l'aurais testé, je vous dirais s'il vaut le coup ou non. Ce n'est pas un produit Apple, donc d'entrée ça me plait bien, mais je verrais à l'usage si c'est un téléphone bien fichu ou non. Le problème est évidemment plutôt environnemental. J'ai des scrupules à bazarder mon vieux téléphone alors qu'il n'est pas encore mort. C'est bête, n'est-ce pas ? On s'encombre parfois avec des principes bien rigides... J'envisage donc très sérieusement de faire un peu de compensation carbone en faisant planter des arbres. Cela ne compensera qu'une partie de mon impact environnemental (énergie pour la collecte des matériaux, pour la fabrication, le transport, pour le recyclage), mais ne solutionnera en aucun cas l'un des problèmes de fond : l'utilisation de matières premières non renouvelables et en plus en quantité extrêmement limitée sur notre planète.

J'ai longtemps pesté contre le principe de la Compensation Carbone, car j'ai toujours soutenu que le problème n'était pas de compenser son impact sur la planète mais de réduire le mal à la source et amoindrir son impact en amont. La Compensation n'est qu'une action a posteriori qui ne vise qu'à se donner bonne conscience. Exactement ma situation (coupdechaud) ...

De manière plus globale, j'ai une conscience aiguë du fait que mon activité informatique (professionnelle et personnelle) engendre des nuisances environnementales très fortes : c'est vrai problème déontologique et je ne sais pas par quel angle l'attaquer. Comme au boulot la démarche Développement Durable est un faux-nez pour la communication, je doute que ça ne s'améliore vraiment avant longtemps...

Notes

[1] Parlez-en aux blogueurs chinois balancés par Yahoo et Google...

[2] Vivement que Free débarque dans ce marché très très fermé, ça mettra de l'ambiance.

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