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dimanche 24 août 2008

Un bien bel ouvrage

biotope-orchideesfrance.jpg J'ai reçu il y a quelques jours le magnifique bouquin "Les orchidées de France, Belgique et Luxembourg" (éd. Biotope). Cela faisait des années que je voulais me l'offrir (45€, quand même) : c'est un ouvrage de référence pour tous les botanistes orchidophiles, et ma participation à l'inventaire des orchidées d'un département du Sud-Est m'avait sensibilisé à cette grande et belle famille de plantes.

On pourrait imaginer que les Orchidées sont des plantes exotiques qui ne poussent que sous des latitudes éloignées, mais que nenni, mes amis. Des Orchidées sauvages et complètement spontanées poussent en France métropolitaine. Il y a par exemple 76 espèces différentes dans le département de Hérault. Certaines sont peu impressionnantes, mais d'autres sont vraiment sublimes [1].

Il est vrai que cette famille a beaucoup de représentants séduisants, et la méthode de pollinisation choisie par beaucoup d'espèces ne peut qu'émerveiller le scientifique devant la beauté de l'Evolution et des processus de spéciation et de coévolution.[2].

Le bouquin est très complet. Il y a de longs chapitres au début pour décrire la famille des Orchidées (les Orchidacées, en termes botaniques), la morphologie des plantes et des fleurs, la biologie et l'écologie. Il y a aussi un chapitre sur l'Evolution de la famille et une trentaine de pages sur les Orchidées et les Hommes (aspects culturels, historiques et légaux).

biotope-orchideesfrancepage.jpg La plus grosse partie du livre décrit les espèces d'Orchidées une à une, avec beaucoup de précision : photo, carte de localisation (à l'échelle des départements), indications pour bien les déterminer et ne pas les confondre avec d'autres, renseignements sur la biologie et l'écologie de l'espèce... C'est extrèmement complet et riche, et c'est ce qui en fait un ouvrage de référence apprécié depuis des années par les spécialistes du domaines, et par les amateurs de photos de belles plantes.

Ha, si un jour vous deviez m'offrir des fleurs, évitez de m'apporter une orchidée que l'on trouve chez le fleuriste, je n'aime pas du tout (coupdechaud) ... Et évitez aussi les Orchidées autochtones : une grande partie des espèces sont protégées !




Ce billet n'est pas sponsorisé :-) .

Notes

[1] Pour l'Hérault, consulter ce site.

[2] C'est un phénomène connu : certaines orchidées ont grimé une partie de leur fleur pour faire croire à leurs pollinisateurs qu'il s'agit d'un insecte de leur espèce et de sexe opposé. Ainsi, le pollinisateur se précipite sur la fleur, en croyant avoir le droit à une partie de pattes-en-l'air. Raté. Probablement frustré, la bestiole s'en va de la plante assez vite, mais pas sans embarquer quelques sacs de pollen, que l'orchidée aura lui subrepticement déposé sur la tête ou sur les membres. Un peu cruchasse, l'insecte se précipitera à nouveau vers une orchidée de la même espèce à la moindre occasion, et déposera alors le pollen ; l'orchidée pourra alors se reproduire tranquillement (le grain de pollen, c'est un peu le spermatozoïde des plantes, en simplifiant). L'orchidée profite donc des insectes pour convoyer ses gamètes mâles d'un individu à un autre : la Nature fait des plans à 3 (ou plus) depuis bien plus longtemps que notre misérable espèce.

jeudi 9 août 2007

Une rencontre surprenante en pleine ville

Martin-pêcheur En revenant du travail ce soir (à pied, comme tous les jours), j'ai été très surpris de croiser un oiseau que je ne m'attendais pas à trouver là. En passant le pont de la petite rivière Verdanson, avenue Flahault, j'ai aperçu un martin-pêcheur. La couleur bleue étincelante de son dos et son vol très rapide ne laissent aucun doute, et j'avais déjà croisé ce bel oiseau dans un marais en Touraine. Il m'avait d'ailleurs donné un mal fou pour le prendre en photo (une superbe photo d'un petit point bleuté quelque peu flou).

En tout cas, un tel oiseau en pleine ville, au dessus d'une rivière de qualité très médiocre, ça me laisse pantois. Soit cet oiseau est dépressif/suicidaire, soit c'est encore un touriste égaré (c'est un peu l'invasion en ce moment, avec le temps mitigé, ils ne vont pas à la plage mais en ville...).

Photo : Donald Brett, licence CC-By-SA.