Accueil | Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 8 juin 2008

Entretien d'embauche

Ikea job interview J'ai été recruté pour mon poste actuel il y a un peu moins de 5 ans, en même temps que je passais mes épreuves de BTS Info. Les épreuves du concours ont encadré les épreuves du BTS, j'étais donc à l'optimum de mes connaissances théoriques : ça aide. Arrivé premier sur plus de 5000 personnes, j'ai pu choisir le poste que je convoitais, et ai été affecté sur Montpellier, où j'habitais depuis quelques années. Un autre facteur a facilité mon recrutement : le niveau était officiellement celui du brevet des collèges[1] (fonctionnaire de catégorie C[2]) ; avec mon BTS quasiment en poche, j'étais surqualifié pour le poste. J'avais été prévenu que le salaire de départ était bas (niveau du SMIC), mais ce que je ne savais pas, c'est que la progression était très faible, et la fin de carrière vraiment pas à la hauteur des mes espérances (moins de 1500€ après 30 ans de boulot !).

J'ai très vite compris le piège de ce poste : c'est un boulot génial dans une excellente équipe, je suis au coeur d'un service qui gère beaucoup de complexités et d'infrastructures, où les tâches sont bien partagées et où chacun transfert ses compétences aux autres (donc tout le monde peut intervenir sur tout). Mais qui est loin d'être un simple boulot d'exécutant de catégorie C. Toutes mes tâches sont de niveau supérieur, et quand je compare au référentiel des métiers de mon ministère, 80% de mon travail est de catégorie A. D'ailleurs, d'après le même référentiel, il n'existe normalement pas d'informaticiens en catégorie C dans mon ministère (je suis une quasi exception). Comme j'apprécie ce que je fais, je me suis battu pour rester à mon poste et améliorer le quotidien. J'ai notamment passé un concours afin d'obtenir une grosse prime indispensable pour sortir mes finances du rouge permanent (difficile de vivre au SMIC dans une grande ville).

Même si ce n'est pas Paname, avec mes désormais 1600€ mensuels, mes finances sont assainies. Je ne me bats plus que pour la reconnaissance : j'aimerais qu'on me donne un statut correspondant réellement au poste que j'occupe[3], C'est loin d'être gagné.

Il y a quelques jours, au hasard d'une réunion avec la direction de mon organisme, un de mes collègue a appris que la promotion des agents en poste n'était pas vraiment une priorité (cela n'a évidemment pas été dit ainsi, mais presque). L'accent devait plutôt être mis sur les nouveaux projets et les créations de poste. Cela m'a évidemment particulièrement touché... Depuis le temps qu'on me promet monts et merveilles, moi naïf, j'attendais. Je suis vraiment très naïf con.

A l'occasion de la visite amicale d'un ancien fournisseur, mon chef, toujours peiné par ma situation, a appris que celui-ci cherchait un gars pour remplacer un de ses salariés parti un peu vite. Mon chef m'a donc vivement conseillé de rencontrer ce patron ; je le soupçonne d'avoir été dithyrambique à mon sujet, car en pendant l'entretien, j'avais l'impression d'être déjà recruté. Cela s'est très bien passé, le boulot proposé est intéressant et correspond d'assez près à ce que je fais (sauf qu'au lieu d'être un service public, j'œuvrerais pour le privé). Cependant, mes velléités de départ ont été douchées immédiatement par l'annonce du salaire : 1250€ nets pour un boulot annoncé comme "ingénieur réseau", c'est un peu light ; je ne sais pas quels sont les salaires moyens dans le privé pour ce niveau, mais je suis sûr que c'est plus que ça...

Je resterai donc pour le moment à mon poste, mes utilisateurs adorés peuvent être rassurés...



Edit du 10/06 : L'ancien fournisseur m'a rappelé pour me proposer 1600€ mensuel. Je crois qu'il n'a pas compris que faire 08h00/20h00 ne m'excitait pas plus que ça, y'a pas que le boulot dans la vie, et qu'il me faudrait un peu plus pour renoncer à ma grande autonomie actuelle et aux moyens qui sont à ma disposition...

Notes

[1] L'épreuve écrite était néanmoins partiellement du niveau du BTS !

[2] Il y a 3 grandes catégories de personnel dans la Fonction Publique : la catégorie C (niveau brevet), exécutants, la catégorie B, (niveau bac), les techniciens et la catégorie A (au moins bac+2 ou +3), les cadres.

[3] En plus avec mon très prochain bac+4 (si tout se passe bien lors de mes ultimes partiels les 14/06, 21/06 et 05/07), je vais continuer à élargir l'écart entre mon statut et mes diplômes.

samedi 24 mai 2008

Développements nocturnes

PHP Au boulot, j'ai pris en charge un dossier de développement qui trainait dans les cartons depuis trop longtemps. C'est une application web, rien de très original ni de très exceptionnel. Après tout, j'ai été pendant plusieurs années développeur web, avant de faire mon BTS Informatique (oui oui, vous avez bien lu, j'ai fait mon BTS info après, je n'ai pas fait les choses dans l'ordre, sus aux conventions ! 8-) ).

Je n'ai pas programmé depuis plusieurs mois, ce n'est pas le coeur de mon boulot, mais les réflexes reviennent vite. Par contre, il y a un petit effet de bord que j'avais oublié : à force de passer de longues heures d'affilée le cul sur une chaise à coder, mon petit cerveau a du mal à s'arrêter de tourner. Quand je me couche le soir et que je ferme les yeux, les pages de code défilent, les algorithmes se déroulent. Il est impossible de dormir, mon esprit travaille toujours sur le programme ; en règle générale, j'arrive à trouver le sommeil après 1h30 ou 2h du matin, après avoir griffonné une ou deux pages de mémos sur des optimisations, dessiné des interfaces ou noté des fonctionnalités qui n'avaient pas été envisagées.

L'avantage, c'est que j'ai pu résoudre plusieurs gros bugs qui trainaient grâce à ces séances nocturnes. L'inconvénient, c'est que je suis sur les rotules, il me manque des heures et des heures de sommeil. Ce matin, j'avais cours, je ne vous dis pas comme ça a été dur de rester éveillé pendant les 4h...

Pour ce temps de travail en plus, je demande des heures sup' ?? (rolleyes)

vendredi 19 octobre 2007

Bree van de Kampus

Chute d'eau C'est forcément lorsque vous vous apprêtez à partir en week-end que les catastrophes arrivent.

J'étais en train de ranger mes affaires quand j'ai commencé à entendre le plic-plic-ploc caractéristique de l'eau qui coule. Il ne m'a fallu que quelques secondes pour aller voir, cela se passait dans la pièce à coté, mais le bruit s'était accéléré et c'était un plicplicplicplicplic continu et soutenu qui accompagnait l'eau tombant du plafond. Tant qu'à faire, la loi de l'emm... maximum avait joué à plein régime : ça goulichait allègrement sur trois serveurs que je gère (un serveur d'impression pour les étudiants et deux serveurs d'outils pédagogiques). Enfer.

J'ai attrapé toutes les poubelles que je pouvais dans les bureaux voisins et ai protégé certaines pièces sensibles par des cartons et des polystyrènes. Et me suis précipité à l'étage au-dessus, dans les labos, pour voir où était le problème. J'ai un peu stressé une de mes collègues, je crois :-) En faisant le tour des différentes salles, nous avons trouvé l'origine de la fuite : un appareil dont l'évacuation d'eau s'était débranchée, probablement à cause des vibrations. J'aurais pu avoir un fuite de l'entrée d'eau, mais non, c'est l'évacuation aux égouts qui a coulé :-(

Je suis redescendu à mon bureau, ai éteint ce que je pouvais éteindre à distance (pas téméraire pour un rond, je n'ai pas voulu aller fouiller dans les prises électriques...), ai coupé quelques disjoncteurs par précaution. Lundi, je fais ma Bree : j'aurais gagné un nettoyage complet de mon bureau et du coin des serveurs... Cela tombe bien, je dois déplacer ces machines depuis au moins deux ans et remettre à plat leur connexion au réseau......






Edit 23/10/07 : Après 3 heures de nettoyage et de réinstallation, je n'y crois pas ! En dehors d'un écran, tout à redémarré...




Photo : (c) Bill D'Agostino : original (licence : CC-ByCC-By-NC).

mercredi 29 août 2007

Reprise du boulot

Rentrée Comme beaucoup de monde en ce moment, j'ai fait ma rentrée aujourd'hui. C'est ma cinquième rentrée dans mon établissement, déjà, mais cette année, la motivation manque un peu. L'an passé a été très dur, nous avons été pas mal surmenés, et les deux semaines et demi de coupure n'ont pas été suffisantes pour récupérer.

Ceci dit, j'adore mon boulot, et pour le moment c'est calme. Le gros du travail sera quand les étudiants débarqueront, et cela se fera progressivement dans les prochaines semaines.

C'est reparti pour un an... Vivement les vacances :-D




Photo : (c) Looking Glass : original (licence : CC-By CC-By-CA).

mercredi 1 août 2007

Signe du jour

Faut absolument que je raconte ça, sinon il ne sert à rien ce blog. Par contre, ce post sera sans illustration :-)

Je retournais au travail ce matin après quinze jours de vacances. J'avais encore mon sac sur le dos, je n'étais même pas entré dans mon bureau, mais comme tous les jours, je passe en premier devant l'imprimante en libre-service pour voir si elle n'a pas enfin rendu l'âme. Elle passe son temps à déconner, il était donc normal qu'il y ait des problèmes ce matin, après 15 jours de congés et l'absence de mon collègue qui peut aussi la dépanner.

Je répare le problème, des bourrages papiers, comme très souvent. Elle est complètement usée.

La machine se remet en route, et sort après quelques crachotements les documents de la file d'attente. Je prends le premier sorti, pour voir si tout se passe bien ou s'il n'y a pas de problème supplémentaire. Et me retrouve nez à nez (?) avec une photo en gros plan de sexe masculin, genre autoportait. Mes étudiants semblent ne pas s'ennuyer...

Bref, une journée qui commence sous ce genre de signe n'est fondamentalement pas une mauvaise journée :-)